5 MINUTES AVEC BLOOD ORANGE

Avant sa représentation ce soir, lors de notre soirée avec Purple Magazine pour célébrer la Fashion Week londonienne, Devonté Hynes (Blood Orange) a passé cinq minutes avec Kenzine ! Né à Houston, il a grandi au Royaume-Uni, mais c’est New York qui a constitué la véritable source d’inspiration de l’auteur, compositeur et producteur au cours des cinq dernières années. Pour son travail sur les chansons de Florence and the Machine ou des Chemical Brothers, Hynes réalise souvent des compilations dans son appartement de Brooklyn et les écoute en se déplaçant dans la ville la nuit.

 

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Qu’est-ce qui vous inspire tant à New York ?
Je vis la nuit. Quand j’écrivais l’album « Coastal Grooves », je passais beaucoup de temps à me déplacer la nuit, en skateboard ou en vélo. Je me promenais longtemps à pied ou j’allais dans des bars de travestis. Je peux écrire partout, mais New York est la meilleure ville du monde.


Que voudriez-vous changer à New York ?
New York a beaucoup changé depuis que je m’y suis installé mais seulement de la façon dont toutes les grandes villes occidentales ont changé. Je ne m’en plains pas autant que la plupart des gens. Tout ne se passe pas forcément comme prévu mais on doit faire avec.


Quelle différence y a-t-il entre composer de la musique pour vous-même et pour quelqu’un d’autre ? Vous travaillez avec Solange Knowles actuellement…
Il n’y a aucune différence. Quand j’écris des chansons, je veux toujours que quelqu’un d’autre puisse les chanter, donc pour moi, c’est pareil. Je ne suis pas très protecteur de mes chansons. Je dirais même que si je le faisais, ça ne leur rendrait pas service.


Vous avez grandi au Royaume-Uni. Quelles influences en tirez-vous ?
Ma vie ici a dû m’influencer mais je ne pourrais pas dire comment. Tout ce que j’ai connu ces cinq dernières années, c’est New York.


Comment la musique est-elle entrée dans votre vie ? J’ai lu quelque part que vous avez commencé à jouer du piano à 7 ans.
En fait, ma sœur jouait du piano et nous étions très proches. Je voulais toujours être avec elle alors j’ai suivi des cours de piano également. Après, je suis passé au violoncelle, mais c’est le piano qui m’a fait découvrir la musique. À la maison, il y avait une radio allumée dans chaque pièce et je pense que ça a dû m’influencer d’une certaine manière.


Avez-vous besoin de silence quand vous travaillez ?
Oh non, je regarde la télévision ou des films quand j’écris. Il n’y a rien que j’aime regarder en boucle, je mets juste quelque chose en fond quand je travaille. Le seul moment où j’ai besoin de silence, c’est quand j’ai la gueule de bois !