Milly McMahon - Kenzine, le blog officiel de Kenzo

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« D’où vient la magie de L.A.? L.A., véritable bouillon de culture musical, est une source d’inspiration perpétuelle. Différents styles y évoluent, se divisent et se rassemblent : voilà ce qui rend la ville unique. Comme un secret bien gardé, la cité des anges est un carrefour culturel qui offre une source d’inspiration baignée de soleil, en opposition avec Paris, Londres ou Berlin, qui eux sont en saturation totale. On sent clairement que l’ambiance à L.A. est  plus jeune. »


Pour la seconde partie de notre incursion dans le milieu de la musique à L.A., Milly McMahon a rencontré trois représentants de la scène électro à L.A. : les groupes Inc. et Rare Times, et l’artiste P. Morris, afin d’avoir leur point de vue sur la nouvelle scène musicale et de savoir comment tout reste frais, alors que la température ne cesse de grimper !

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P.Morris

 

Natif du Kansas, P.Morris a déménagé à L.A. pour vivre sa vie de façon étincelante et solaire. Membre du collectif Fade to Mind et patron du label Bear Club Music Group, P. Morris a déjà produit des morceaux pour Kelela, Solange, Feist and LE1F. Il est aussi un fin connaisseur des tacos de Los Angeles et de la cuisine Thaï.


Milly McMahon : Quelle est la chose qui t’a le plus frappé quand tu es arrivé à LA ?
P. Morris : En gros, dès que je suis arrivé à LA, j’ai adoré le climat. C’est un énorme cliché, mais venant du Kansas où tu peux passer de l’hiver à l’été en une journée, c’était pour moi un vrai avantage d’avoir un temps stable. Un des autres aspects positifs de Los Angeles est la proximité avec la nature, alors qu’à New York tout n’est que béton. Ici, je suis à moins de 30 minutes en voiture de l’océan, de la montagne, et je peux aller me promener dans la nature.

 

M.M. :  Est-ce que tu as changé ton style de musique depuis que tu as emménagé ici ?
P. M. : Bien qu’il soit trop tôt pour en parler, je pense que LA a commencé à avoir une influence sur ma musique. Je crois qu’au plus profond de moi, j’ai toujours eu le sentiment que j’étais un artiste « expérimental ». En étant ici, j’ai découvert d’autres façons de tenter de nouvelles expériences musicales et avoir le sentiment que j’ai ce genre de liberté n’a pas de prix pour moi. En général, quand je travaillais sur des morceaux à Lawrence dans le Kansas, j’étais un peu replié sur moi-même, j’avais tendance à rester chez moi au lieu de sortir. Depuis que j’habite ici, je ne peux pas m’empêcher d’entrer en contact avec d’autres influences, d’autres idées que j’arrive à intégrer dans mon processus créatif.

 

M.M. : Comment te situes-tu par rapport à la scène musicale de LA dans son ensemble ?
P. M.  : En général, L.A. est représenté comme un terrain fertile pour la culture pop et la musique pop. Etre ici, entouré de cette culture, m’a aidé à remettre en question et à élargir l’idée que je me faisais de ma musique et la façon dont je la définissais. Je n’ai pas vraiment sorti de nouveaux morceaux depuis que je suis ici, mais je crois que la prochaine étape sera de puiser dans les influences qui m’ont marqué depuis que je suis arrivé. 

 

M.M.  :  Outre la Californie, y a-t-il d’autres endroits du monde qui te plaisent ?
P. M.  : Récemment, je suis allé sur la côte Pacifique dans le Nord-Ouest des Etats-Unis, et je suis littéralement tombé amoureux de cet endroit. L’Oregon et Washington sont deux Etats incroyables, et je peux très bien me projeter là-bas.

 

Ecoutez P. Morris sur Soundcloud.

 

Rare Times, un duo composé de Alex Talan and Anthony Calonico.

 

Alex Taland et Anthony Calonico, plus connus sous le nom de Rare Times, ont sorti leurs disques sur le label local Feel So Real. Leur musique s'inspire laregement des ambiances sexuelles des soirées illégales de la côte Ouest, ils partagent même leur espace de travail avec une boite de production classée X..

 

(Photo par Mike Harris)


Milly McMahon : Comment Rare Times a-t-il été commencé ?
Alex Talan : Anthony et moi, on s’est rencontré à la fac et on s’est mis à faire de la musique ensemble, des morceaux riches et romantiques, avec des influences de Vangelis et de David Bowie. Je suis de LA au départ, et j’ai convaincu Anthony de venir vivre ici. On a emménagé dans un entrepôt au croisement d’Alameda Street et OIympic Boulevard, et on a commencé à sortir dans les endroits underground du quartier. La dance nous a beaucoup influencés. 

 

M.M.  : Pourquoi la Californie est-elle devenue selon vous un tel vivier de nouveaux talents ?
A.T.  : La Californie est un endroit magnifique, avec des gens cools et ouverts d’esprit. LA dispose d’un nombre incroyable d’espaces industriels qu’on peut louer pour trois fois rien, et les musiciens ont besoin d’espace pour vivre, jouer et faire du bruit ! La scène est assez variée et tu peux aller écouter du jazz, du funk, de la techno, de la house, du disco et de l’industriel. La culture underground est très présente et il y a très peu de limites pour les artistes, le public est facilement disposé à écouter de nouveaux sons.

 

M.M. : Comment expliquer que la côte Ouest soit un endroit si particulier pour les mouvements underground ?
A.T. : Je crois que l’esprit de la côté Ouest est hédoniste. Même si ta musique a un côté super sombre, dehors, il fait toujours beau et chaud.
Anthony Calonico : il n’y a pas vraiment de séparation entre les différents genres ici. Tous les musiciens, les producteurs et les DJ ont des potes qui écoutent différents styles. Et puis il y a tous ceux qui font que ces mélanges et ces rencontres marchent, et ils sont nombreux : Dublab, Mount Analog, No Way Back, As You Like It, Droid Behavior, A Club Called Rhonda, Funkmosphere…

 

M.M.  : Comment décririez-vous le son qui est le vôtre ?
A.C.  : C’est un mix sensuel, avec une touche de variétés, de la house un peu mélo, et un soupçon de jazz. J’adore poser ma voix sur le beat, offrir quelque chose de doux et de beau sur une base rythmique un peu brutale, sans la remettre en cause mais au contraire en dialoguant avec elle. On a envie d’attirer les gens dans notre monde, un monde fait d’imagination tout autant que de réalité. Notre musique est souvent qualifiée de rétro, ce qui lui rend justice. Mais on s’intéresse aussi à des associations un peu bizarres, des gammes new age, de la pop commerciale, avec un rythme de plus en plus marqué. Certains de nos morceaux les plus récents s’écartent un peu de la pop et explorent d’autres formats, qui durent plus longtemps.

 

M.M.  : La plupart de vos compositions font référence à LA, est-ce que vous vous voyez plutôt comme des voyeurs qui observent la ville de l’extérieur, ou bien est-ce que vous envisagez les choses depuis l’intérieur ? 
A.C. : Quand on habitait sur Alameda Street, au-dessus du club de striptease Sam’s Hofbrau, c’était difficile de ne pas être un voyeur. Parfois, quand je suis sur le toit de mon immeuble dans le quartier de Koreatown, je joue de la trompette pour les gens qui passent dans la rue. J’essaie de ressentir et de retranscrire leur humeur et leur tempo. J’ai l’impression d’être la gargouille du jazz ! J’adore regarder les autres et qu’on me regarde.

 

M.M. : Quels sont les avantages d’être à LA pour un musicien ?
A.T. : Les gens sont ouverts d’esprit et ils sortent tous les soirs !

 

M.M. : Y a-t-il beaucoup de différence entre LA le jour et la nuit ?
A.C. : Ca peut être assez brutal la journée, surtout si tu es coincé dans ta voiture sans la clim. La nuit, on a l’impression que tout peut arriver et que tout est possible. Il y a beaucoup à faire, et c’est plus facile de se déplacer. Koreatown est en ébullition 24 heures sur 24. Wi Spa bouge plutôt vers 3h du matin.

 

M.M. : Quelle est la dernière chose vue ou entendue qui vous a vraiment touchés ?
A.C.  : Jessie Lanza au Bootleg Theatre en janvier dernier. C’était une expérience magnifique et hypnotique. Elle est arrivée sur scène telle une déesse, auréolée d’une lumière blanche, ses cheveux longs au vent. La salle était pleine à craquer, et tout le monde a adoré la musique. Chaque morceau donnait parfaitement sur scène et les arrangements, réduits au minimum, étaient d’autant plus efficaces. Et elle avait une voix incroyable.     

 

Ecoutez Rare Times sur Soundcloud.

Inc.

 

Inc. est le duo formé par les frères Andrew et Daniel Aged résidents de longue date de Los Angeles. Le groupe a déjà partagé la scène avec Raphael Saadiq, Dam-Funk, Steve Arrington, John Legend ou encore FKA Twigs. Signé sur 4AD, le duo prépare actuellement une tournée en Europe et la sortie de leur album.

 

Milly McMahon  : Pourquoi est-ce que vous avez commencé à faire de la musique ensemble ?

Alexander Aged : Nous n’avions pas le choix, la musique, c’est tout pour nous. Ca nourrit et apaise l’esprit.

 

M.M.  : Avant de former un duo, vous avez travaillé aux côtés de gens tels que Pharell, Cee-Lo et Elton John. Dans quel contexte avez-vous décidé de former INC. ?
A.A.  : Ces expériences nous ont beaucoup apporté. En ce qui concerne INC., c’était juste un truc qui s’est imposé à nous, une rencontre entre instincts et esprits.

 

M.M. : Comment le fait de grandir à LA vous a-t-il influencé en tant qu’artistes et en tant qu’individus ?
D.A.  : On a grandi dans une petite ville de Californie. Depuis quelque temps, LA ne nous réussit pas trop et en ce moment on essaie de réunir assez d’argent pour quitter la ville.

 

M.M.  : Comment décririez-vous la scène musicale actuelle à LA et en Californie ?
A.A. : L’autre jour, j’étais au marché avec mon amant(e) et on a vu un vieux couple qui jouait de la musique ensemble et on aurait dit Tony et Esther en vieux. J’ai acheté deux pots de houmous, et un avocat. C’était idéal.

 

Ecoutez Inc. ici

Parmi les influences californiennes qui ont inspiré Carol et Humberto pour la collection printemps-été 2014, on retrouve l’énergie brute du punk américain des années quatre-vingt et les groupes tels que Black Flag et Circle Jerks, ainsi que l'ariste underground Raymond Pettibon. KENZINE a demandé à Milly McMahon, ancienne rédactrice musique du magazine i-D, de nous plonger dans la culture musicale de Los Angeles et de ses environs ; il en résulte un voyage épique dans la scène underground de la côte Ouest…. 

 

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Demandez à n’importe quel californien au hâle doré quelle est sa destination préférée dans le monde et il répondra immanquablement que « the best coast is the West Coast ». Los Angeles peut se targuer d’une richesse culturelle, linguistique et écologique sans pareille et pour en profiter il suffit juste de suivre la coutume locale : se poser et apprécier ce que la ville a à offrir. La vie nocturne hallucinante, célèbre dans le monde entier, bat vraiment son plein au petit matin, lorsque le soleil se lève et que les entrepôts industriels s’inondent de lumière. Un endroit où les cultures se mélangent. Chaque habitant est à 30 minutes maximum de voiture des vagues déchaînées de l’océan ou du calme de la montagne. Peu importent les débordements du week-end, le soleil et le sable divins de LA régénèrent le corps de l’extérieur vers l’intérieur, et la Californie baignée de soleil offre une multitude de plaisirs sensuels.   

La Californie nous a livré bon nombre d’icônes musicales d’hier et d’aujourd’hui, et la somme des succès qui y est associée rassemble tout le gratin du cool. L’héritage des racines flamboyantes de LA est assuré grâce à la diversité historique de la région et l’ouverture d’esprit qu’elle entretient à l’égard de la musique et des cultures qui ont donné naissance à leur propre genre. Des rythmes intemporels, des influences variées, même les plus extrêmes : la diversité créative ne connait pas de limite à LA. LA peut se vanter d’avoir fourni une liste haute en couleur réunissant groupes et artistes parmi les meilleurs de la planète, du surf à la techno en passant par le rock psychédélique, de la soul à la house et au hardcore à la drumb and bass : The Beachboys, Jefferson Airplane, Santana, The Byrds, The Grateful Dead, Frank Zappa, The Eagles, Janis Joplin, Motley Crew, Korn et Metallica. Ces groupes ont une véritable signification historique, ils symbolisent l’esprit musical de leur époque, tandis que les héritiers de la côte Ouest représentent quant à eux les talents locaux émergents qui préparent la scène de demain : Madlib, Dam-Funk, Kendrick Lamar, Inc., Delroy Edwards, Dr Dre, SFV Acid, Ariel Pink, Shlohmo, Baths, Daedelus, Flying Lotus, Snoop Dogg…

 

La scène émergente de la côte Ouest est dominée par la techno, la house, le drum and bass et la dance et ses autres dérivés, une transposition de l’héritage hardcore et punk, de son énergie et de son âpreté dans un environnement électro. Balançant de nouveaux morceaux enregistrés dans les mêmes studios qui ont vu naître les classiques du rock, la dance music californienne envoie un bon gros son brut, sale et usé. La vibe électro est agressive, forte et elle envoie du lourd. La house et la techno continuent de se nourrir des origines rock de LA. Les groupes noise tels que Sun Araw et DJ Punisher composent un rock moderne, puisant dans les sonorités et les influences de leurs prédécesseurs Black Flag et Wasted Youth, les transposant dans leurs productions contemporaines thrash. Ceux qui ont produit le son originel ont donné naissance à une nouvelle tribu d’originaux. « Club Resource », le label raw du Sud de LA de Delroy Edwards, incarne parfaitement cette tendance du noise à influencer une pléiade d’autres genres musicaux. Les émeutes de 1992 à LA continuent d’inspirer les cercles rock anti-surf non conformistes (No Age and Wives), qui s’opposent aux groupes pop surf moins agressifs (Wavves and Best Coast).

Investissant des espaces inattendus pour des fêtes et des raves, TOP 40 est la salle de concert où les nouveaux talents rêvent de se produire. TOP 40 est un endroit pluridisciplinaire dédié à l’art et à la musique, avec à sa tête Meghan Edwards, alias MISS ME MISS. Un espace vaste et ouvert, où toutes formes d’art et de vie peuvent se rencontrer et échanger en toute liberté. Rejetant toute forme de convention, stimulant la survie de la bonne musique dans la ville, les producteurs en Californie s’efforcent de conserver la bonne vibe qui prévaut lors des rassemblements populaires illégaux qui tournent d’un entrepôt à un autre. Avec un déplacement important de la scène musicale live hors du circuit traditionnel des bars et des clubs, la plupart des concerts se déroulent dans des salles underground. Transplanté dans un espace différent et réinventé ou réaménagé, le set des artistes s’en est trouvé altéré, tant au niveau de son ambiance sonore que de l’expérience pour l’auditoire. Le magasin de disques Mount Analog est l’exemple même d’une salle de concert improvisée à partir de rien, qui s’est forgé une réputation pour ses événements exceptionnels où il faut être.

 

Boiler Room diffuse en direct de la musique live et est le leader mondial en la matière. Boiler Room diffuse les shows les plus prestigieux et les plus underground depuis les zones industrielles de LA officieuses et en friche. La musique est créée pour être diffusée à plus grande échelle et pour remplir des espaces plus grands, qui n’étaient pas destinés à l’origine à accueillir du son. Des beats découpés, retravaillés et samplés forment la base des sets des DJ, les artistes Rare Times and Inc incarnent typiquement ce style, d’un morceau structuré comme une chanson sexy de R&B. La vibe est rebelle, mais en douceur, afin de séduire un auditoire qui a envie de se caler, de discuter, et de bouger. Chaque musicien, producteur ou DJ travaille aux côtés d’artistes qui créent une variété de musique différente, les amateurs de funk, de techno ou de house vont aux fêtes des uns et des autres. Le croisement musical fructueux qui s’ensuit est crucial pour donner naissance aux mix mélodieux de plusieurs genres qui atterrissent sur les sillons des disques.  

Le G-Funk fera toujours partie intégrante de l’héritage musical de LA, et pour toujours. Surnommé à l’origine dans les années quatre-vingt-dix « le gangsta rap West Coast », le G-funk est un sous-genre de hip hop, qui sample du P-Funk, mixé avec un tempo ralenti artificiellement. Tupac et Nate Dogg en sont devenus les dignes représentants, en adoptant le groove typique et laid back de la mélodie G-Funk et en le mêlant à leur propre flow. N’importe quel morceau de Dr Dre sur la platine, le pionnier numéro un du G-Funk, surtout « XXXplosive », et la soirée est lancée à LA. L’artiste Dam-Funk est le véritable ambassadeur du « Modern Funk », un genre issu du G-Funk, et les artistes Rare Times, Inc. et P. Morris poursuivent la tradition avec leur propre funk qui fleure bon l’été et les Baléares. La soul, le jazz, le funk, la house, la techno, et le hip hop prennent tous racine dans la culture Afro-américaine. Etant donné le fait que les parrains du rap Snoop Dogg et Dr. Dre viennent tous deux de la côte Ouest, l’héritage qui en découle rappelle immanquablement l’influence majeure qu’ils ont eu sur la musique, depuis hier jusqu’à aujourd’hui. 

Abritant parmi les labels les plus rares et les plus vénérés au monde, l’expérience originale Friends of Friends, le LA Club Resource et Stones Throw poursuivent leur chemin en toute indépendance, à côté des majors tels que Capitol Records et Warner Brothers. Julian Schoen, un ancien membre de Friends of Friends, devenu à présent manager indépendant et ambassadeur de Boiler Room LA, habite le quartier hispanique de Highland Park et il décrit sa soirée parfaite à LA comme typiquement relax : « Ma soirée commencerait par un dîner, idéalement à KBBQ dans Koreatown, ou un ramen ou un pho, puis j’irais chez un pote boire un verre et ensuite on irait à une soirée aux alentours de 23h ou minuit. De là, on bougerait généralement dans un endroit secret et caché, à downtown ou pire, et on ferait la fête jusqu’au lever du soleil ». Quittant Londres pour venir s’installer à LA, le jeune réalisateur Dexter Navy, signé chez Partisan, a vu sa carrière décoller quand il a commencé à filmer les innovateurs du hip hop qui dominent la scène de la côte Ouest : « A LA je ressens un aspect primitif avec cette jeunesse qui collabore, ils sont tous jeunes, indépendants et un peu fous, sans préjugés sur ce qui est cool dans la ville. LA est toujours en effervescence, du crépuscule au petit matin, ils aiment mon accent londonien, ils nous aiment ! » 

La ville elle-même est devenue un catalyseur, une source d’inspiration pour les jeunes talents qu’elle arrive à engendrer. Avec l’influence de l’underground et des courants industriels de la scène musicale de LA sur la culture mainstream, la Californie tire partie des énergies qui guident le futur et définissent les tendances de demain pour le reste du monde, à travers des lunettes roses. Cet Etat baigné de soleil où on y fait le plein de vitamine D encourage toutes les formes d’excentricité, célèbre toutes les cultures et promeut la santé d’abord, tout en facilitant un comportement hédoniste grâce aux raves qui offrent un échappatoire sain. La nouvelle musique a de beaux jours devant elle : la côte Ouest, c’est vraiment la meilleure des côtes.