LE TOP 10 KENZO DES FILMS BOLLYWOOD

L'Inde a très largement inspiré la collection KENZO femme automne-hiver 2013. Carol et Humberto ont puisé dans la danse et le cinéma indien pour proposer une réinterprétation novatrice de la culture Bollywood, mêlée à des codes plus punk et plus contemporains. Voilà une compilation de nos dix films Bollywood préférés pour vous mettre dans le bain !

 

Mangala, Fille des Indes
(De Mehboob Khan, 1950)

Premier film de Bollywood en couleurs, cette réalisation pharaonique fait date avec ses ambitions proches des plus grands péplums américains. L’histoire d’amour d’un paysan et d’une princesse, sur fond de lutte des classes chez les maharadjahs. Un casting de haute volée et des décors somptueux : Mangala  n’a rien à envier au Cléopâtre de Cecil B. DeMille.

 

 

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Mother India

(De Mehboob Khan, 1957)

Le Autant en emporte le vent hindi. Une jeune paysanne dévouée à sa famille mène une existence faite de labeur harassant et de respect des traditions. Exploitée, elle est écartelée entre acceptation et rébellion, à l’image de tout un pays. Empruntant à des maîtres comme John Ford ou Eisenstein, ce film porte aussi la marque d’un réalisateur qui sait figurer toute une nation en un personnage.

 

 

Mughal – E – Azam
(De K. Asif, 1960)

Le film a influencé tout un pan du cinéma, jusqu’au célèbre Devdas (2002). Cette œuvre totale rapporte l’histoire d’un amour contrarié entre un prince promis au trône des Mohgols et une roturière servant la cour. L’interprétation remarquable des acteurs, la capacité du réalisateur à mettre en scène avec intelligence des thèmes obligés du cinéma indien, tout concours à faire de Mughal – E – Azam un film à la hauteur des moyens déployés.

 

 

Le Maître, la maîtresse et l’esclave
(De Abrar Alvi, 1962)
Le dialoguiste du mythique acteur et réalisateur Guru Dutt, qui produit le film, tourne un film dirigé vers l’esprit de son maître. Un vieil architecte se promène dans les ruines d’un palais, des souvenirs lui reviennent : ceux d’un jeune provincial pris au piège entre deux femmes, parmi les plus marquantes du cinéma indien.

 



Pakeezah (Cœur pur)
(De Kamal Amrohi, 1971)
Une courtisane meurt en mettant sa fille au monde. L’enfant est confiée à sa tante et grandit dans une maison close où elle apprend l’art du chant et de la danse. Séduite par un homme de bonne famille, elle se refuse à lui pour ne pas entacher la réputation de celui qu’elle aime. On apprendra qu’il s’agit de son cousin. Le tournage est mythique : il s’étale sur quinze ans. L’actrice principale finira de tourner gravement malade et meurt quelques temps après la sortie du film.

 

 

Dilwale Dulhania Le Jayenge
(D’Aditya Chopra, 1995)
C'est le renouveau du film bollywoodien, attendu notamment par toute une partie de son public: les jeunes expatriés de la diaspora indienne. Reprenant les bases du code du genre, le film offre un changement sur le fond puisqu'il s'attache à une histoire d'amour entre deux indiens vivant en Angleterre. Aditya Chopra signe un bouleversant plaidoyer pour le rapprochement entre les communautés immigrées et leurs familles restées en Inde. Le message est passé : son film est l'un des plus grand succès de l'histoire avec un record d'exploitation en salle (plus de 600 semaines).Le film assoit également Shahrukh Khan comme l’icône incontournable du genre, il ne cessera ensuite d’être à l’affiche de ses plus grands succès.

 


Devdas
(De Sanjay Leela Bhansali, 2002)

Cette nouvelle adaptation du mythe indien le plus fort du XXe siècle, l’histoire d’un amour rendu impossible par le système des castes, a été présentée au Festival de Cannes en 2002 et elle est le point de départ d’une nouvelle popularité du film Bollywood à l’international. Portée par un casting royal (Aishwarya Rai et Shahrukh Khan) et un budget colossal, cette nouvelle version met l’accent sur la dimension symbolique et universelle de la légende.

 


Veer-Zaara
(De Yash Chopra, 2004)
Le père d’Aditya Chopra met en scène Shahrukh Khan dans l’un de ses plus beaux succès critiques et commerciaux. Chopra père, mort l’année dernière, a eu une carrière à la longévité et la cohérence impressionnante. La veine lyrique et grandiose du réalisateur est au service ici d’une histoire écrite par son fils : la romance impossible entre un militaire indien et une pakistanaise. L’un des plus grands succès indiens à l’international, avec notamment une projection remarquée aux festivals de Berlin et Marrakech.

 


Swades, nous le peuple
(D’Ashutosh Gowariker,2004)

L’inévitable Shahrukh Khan est au centre de cette histoire qui présente un ingénieur expatrié aux Etats-Unis, de retour en Inde pour renouer avec ses racines. Respectant les canons du genre (durée, chant, etc…), le film surprend par sa tonalité sociale et réaliste. Chronique des limites politiques et socioculturelles du peuple indien, Swades illustre le mantra de son auteur : « Les films doivent divertir mais aussi laisser quelque chose de plus profond au spectateur ».

 

 

Ra.One (Voltage)
(De Anubhav Sinha, 2011)

Inépuisable, Shahrukh Khan rempile pour le film le plus cher de l’histoire de Bollywood, l’histoire de deux êtres virtuels qui se retrouvent dans notre monde pour s’affronter sans pitié. Complètement délirant, c’est un bon exemple de la démesure et du grand écart qui sépare la culture indienne de nos standards européens. L’une des chansons de la bande originale, Chammak Challo, composée par le chanteur de R’n’B américain Akon est l’un des plus grand succès de l’année.