1001 CHOSES À FAIRE À LOS ANGELES : 7È PARTIE - Vues - Kenzine, le blog officiel de Kenzo

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« D’où vient la magie de L.A.? L.A., véritable bouillon de culture musical, est une source d’inspiration perpétuelle. Différents styles y évoluent, se divisent et se rassemblent : voilà ce qui rend la ville unique. Comme un secret bien gardé, la cité des anges est un carrefour culturel qui offre une source d’inspiration baignée de soleil, en opposition avec Paris, Londres ou Berlin, qui eux sont en saturation totale. On sent clairement que l’ambiance à L.A. est  plus jeune. »


Pour la seconde partie de notre incursion dans le milieu de la musique à L.A., Milly McMahon a rencontré trois représentants de la scène électro à L.A. : les groupes Inc. et Rare Times, et l’artiste P. Morris, afin d’avoir leur point de vue sur la nouvelle scène musicale et de savoir comment tout reste frais, alors que la température ne cesse de grimper !

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P.Morris

 

Natif du Kansas, P.Morris a déménagé à L.A. pour vivre sa vie de façon étincelante et solaire. Membre du collectif Fade to Mind et patron du label Bear Club Music Group, P. Morris a déjà produit des morceaux pour Kelela, Solange, Feist and LE1F. Il est aussi un fin connaisseur des tacos de Los Angeles et de la cuisine Thaï.


Milly McMahon : Quelle est la chose qui t’a le plus frappé quand tu es arrivé à LA ?
P. Morris : En gros, dès que je suis arrivé à LA, j’ai adoré le climat. C’est un énorme cliché, mais venant du Kansas où tu peux passer de l’hiver à l’été en une journée, c’était pour moi un vrai avantage d’avoir un temps stable. Un des autres aspects positifs de Los Angeles est la proximité avec la nature, alors qu’à New York tout n’est que béton. Ici, je suis à moins de 30 minutes en voiture de l’océan, de la montagne, et je peux aller me promener dans la nature.

 

M.M. :  Est-ce que tu as changé ton style de musique depuis que tu as emménagé ici ?
P. M. : Bien qu’il soit trop tôt pour en parler, je pense que LA a commencé à avoir une influence sur ma musique. Je crois qu’au plus profond de moi, j’ai toujours eu le sentiment que j’étais un artiste « expérimental ». En étant ici, j’ai découvert d’autres façons de tenter de nouvelles expériences musicales et avoir le sentiment que j’ai ce genre de liberté n’a pas de prix pour moi. En général, quand je travaillais sur des morceaux à Lawrence dans le Kansas, j’étais un peu replié sur moi-même, j’avais tendance à rester chez moi au lieu de sortir. Depuis que j’habite ici, je ne peux pas m’empêcher d’entrer en contact avec d’autres influences, d’autres idées que j’arrive à intégrer dans mon processus créatif.

 

M.M. : Comment te situes-tu par rapport à la scène musicale de LA dans son ensemble ?
P. M.  : En général, L.A. est représenté comme un terrain fertile pour la culture pop et la musique pop. Etre ici, entouré de cette culture, m’a aidé à remettre en question et à élargir l’idée que je me faisais de ma musique et la façon dont je la définissais. Je n’ai pas vraiment sorti de nouveaux morceaux depuis que je suis ici, mais je crois que la prochaine étape sera de puiser dans les influences qui m’ont marqué depuis que je suis arrivé. 

 

M.M.  :  Outre la Californie, y a-t-il d’autres endroits du monde qui te plaisent ?
P. M.  : Récemment, je suis allé sur la côte Pacifique dans le Nord-Ouest des Etats-Unis, et je suis littéralement tombé amoureux de cet endroit. L’Oregon et Washington sont deux Etats incroyables, et je peux très bien me projeter là-bas.

 

Ecoutez P. Morris sur Soundcloud.

 

Rare Times, un duo composé de Alex Talan and Anthony Calonico.

 

Alex Taland et Anthony Calonico, plus connus sous le nom de Rare Times, ont sorti leurs disques sur le label local Feel So Real. Leur musique s'inspire laregement des ambiances sexuelles des soirées illégales de la côte Ouest, ils partagent même leur espace de travail avec une boite de production classée X..

 

(Photo par Mike Harris)


Milly McMahon : Comment Rare Times a-t-il été commencé ?
Alex Talan : Anthony et moi, on s’est rencontré à la fac et on s’est mis à faire de la musique ensemble, des morceaux riches et romantiques, avec des influences de Vangelis et de David Bowie. Je suis de LA au départ, et j’ai convaincu Anthony de venir vivre ici. On a emménagé dans un entrepôt au croisement d’Alameda Street et OIympic Boulevard, et on a commencé à sortir dans les endroits underground du quartier. La dance nous a beaucoup influencés. 

 

M.M.  : Pourquoi la Californie est-elle devenue selon vous un tel vivier de nouveaux talents ?
A.T.  : La Californie est un endroit magnifique, avec des gens cools et ouverts d’esprit. LA dispose d’un nombre incroyable d’espaces industriels qu’on peut louer pour trois fois rien, et les musiciens ont besoin d’espace pour vivre, jouer et faire du bruit ! La scène est assez variée et tu peux aller écouter du jazz, du funk, de la techno, de la house, du disco et de l’industriel. La culture underground est très présente et il y a très peu de limites pour les artistes, le public est facilement disposé à écouter de nouveaux sons.

 

M.M. : Comment expliquer que la côte Ouest soit un endroit si particulier pour les mouvements underground ?
A.T. : Je crois que l’esprit de la côté Ouest est hédoniste. Même si ta musique a un côté super sombre, dehors, il fait toujours beau et chaud.
Anthony Calonico : il n’y a pas vraiment de séparation entre les différents genres ici. Tous les musiciens, les producteurs et les DJ ont des potes qui écoutent différents styles. Et puis il y a tous ceux qui font que ces mélanges et ces rencontres marchent, et ils sont nombreux : Dublab, Mount Analog, No Way Back, As You Like It, Droid Behavior, A Club Called Rhonda, Funkmosphere…

 

M.M.  : Comment décririez-vous le son qui est le vôtre ?
A.C.  : C’est un mix sensuel, avec une touche de variétés, de la house un peu mélo, et un soupçon de jazz. J’adore poser ma voix sur le beat, offrir quelque chose de doux et de beau sur une base rythmique un peu brutale, sans la remettre en cause mais au contraire en dialoguant avec elle. On a envie d’attirer les gens dans notre monde, un monde fait d’imagination tout autant que de réalité. Notre musique est souvent qualifiée de rétro, ce qui lui rend justice. Mais on s’intéresse aussi à des associations un peu bizarres, des gammes new age, de la pop commerciale, avec un rythme de plus en plus marqué. Certains de nos morceaux les plus récents s’écartent un peu de la pop et explorent d’autres formats, qui durent plus longtemps.

 

M.M.  : La plupart de vos compositions font référence à LA, est-ce que vous vous voyez plutôt comme des voyeurs qui observent la ville de l’extérieur, ou bien est-ce que vous envisagez les choses depuis l’intérieur ? 
A.C. : Quand on habitait sur Alameda Street, au-dessus du club de striptease Sam’s Hofbrau, c’était difficile de ne pas être un voyeur. Parfois, quand je suis sur le toit de mon immeuble dans le quartier de Koreatown, je joue de la trompette pour les gens qui passent dans la rue. J’essaie de ressentir et de retranscrire leur humeur et leur tempo. J’ai l’impression d’être la gargouille du jazz ! J’adore regarder les autres et qu’on me regarde.

 

M.M. : Quels sont les avantages d’être à LA pour un musicien ?
A.T. : Les gens sont ouverts d’esprit et ils sortent tous les soirs !

 

M.M. : Y a-t-il beaucoup de différence entre LA le jour et la nuit ?
A.C. : Ca peut être assez brutal la journée, surtout si tu es coincé dans ta voiture sans la clim. La nuit, on a l’impression que tout peut arriver et que tout est possible. Il y a beaucoup à faire, et c’est plus facile de se déplacer. Koreatown est en ébullition 24 heures sur 24. Wi Spa bouge plutôt vers 3h du matin.

 

M.M. : Quelle est la dernière chose vue ou entendue qui vous a vraiment touchés ?
A.C.  : Jessie Lanza au Bootleg Theatre en janvier dernier. C’était une expérience magnifique et hypnotique. Elle est arrivée sur scène telle une déesse, auréolée d’une lumière blanche, ses cheveux longs au vent. La salle était pleine à craquer, et tout le monde a adoré la musique. Chaque morceau donnait parfaitement sur scène et les arrangements, réduits au minimum, étaient d’autant plus efficaces. Et elle avait une voix incroyable.     

 

Ecoutez Rare Times sur Soundcloud.

Inc.

 

Inc. est le duo formé par les frères Andrew et Daniel Aged résidents de longue date de Los Angeles. Le groupe a déjà partagé la scène avec Raphael Saadiq, Dam-Funk, Steve Arrington, John Legend ou encore FKA Twigs. Signé sur 4AD, le duo prépare actuellement une tournée en Europe et la sortie de leur album.

 

Milly McMahon  : Pourquoi est-ce que vous avez commencé à faire de la musique ensemble ?

Alexander Aged : Nous n’avions pas le choix, la musique, c’est tout pour nous. Ca nourrit et apaise l’esprit.

 

M.M.  : Avant de former un duo, vous avez travaillé aux côtés de gens tels que Pharell, Cee-Lo et Elton John. Dans quel contexte avez-vous décidé de former INC. ?
A.A.  : Ces expériences nous ont beaucoup apporté. En ce qui concerne INC., c’était juste un truc qui s’est imposé à nous, une rencontre entre instincts et esprits.

 

M.M. : Comment le fait de grandir à LA vous a-t-il influencé en tant qu’artistes et en tant qu’individus ?
D.A.  : On a grandi dans une petite ville de Californie. Depuis quelque temps, LA ne nous réussit pas trop et en ce moment on essaie de réunir assez d’argent pour quitter la ville.

 

M.M.  : Comment décririez-vous la scène musicale actuelle à LA et en Californie ?
A.A. : L’autre jour, j’étais au marché avec mon amant(e) et on a vu un vieux couple qui jouait de la musique ensemble et on aurait dit Tony et Esther en vieux. J’ai acheté deux pots de houmous, et un avocat. C’était idéal.

 

Ecoutez Inc. ici

Parmi les influences californiennes qui ont inspiré Carol et Humberto pour la collection printemps-été 2014, on retrouve l’énergie brute du punk américain des années quatre-vingt et les groupes tels que Black Flag et Circle Jerks, ainsi que l'ariste underground Raymond Pettibon. KENZINE a demandé à Milly McMahon, ancienne rédactrice musique du magazine i-D, de nous plonger dans la culture musicale de Los Angeles et de ses environs ; il en résulte un voyage épique dans la scène underground de la côte Ouest…. 

 

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Demandez à n’importe quel californien au hâle doré quelle est sa destination préférée dans le monde et il répondra immanquablement que « the best coast is the West Coast ». Los Angeles peut se targuer d’une richesse culturelle, linguistique et écologique sans pareille et pour en profiter il suffit juste de suivre la coutume locale : se poser et apprécier ce que la ville a à offrir. La vie nocturne hallucinante, célèbre dans le monde entier, bat vraiment son plein au petit matin, lorsque le soleil se lève et que les entrepôts industriels s’inondent de lumière. Un endroit où les cultures se mélangent. Chaque habitant est à 30 minutes maximum de voiture des vagues déchaînées de l’océan ou du calme de la montagne. Peu importent les débordements du week-end, le soleil et le sable divins de LA régénèrent le corps de l’extérieur vers l’intérieur, et la Californie baignée de soleil offre une multitude de plaisirs sensuels.   

La Californie nous a livré bon nombre d’icônes musicales d’hier et d’aujourd’hui, et la somme des succès qui y est associée rassemble tout le gratin du cool. L’héritage des racines flamboyantes de LA est assuré grâce à la diversité historique de la région et l’ouverture d’esprit qu’elle entretient à l’égard de la musique et des cultures qui ont donné naissance à leur propre genre. Des rythmes intemporels, des influences variées, même les plus extrêmes : la diversité créative ne connait pas de limite à LA. LA peut se vanter d’avoir fourni une liste haute en couleur réunissant groupes et artistes parmi les meilleurs de la planète, du surf à la techno en passant par le rock psychédélique, de la soul à la house et au hardcore à la drumb and bass : The Beachboys, Jefferson Airplane, Santana, The Byrds, The Grateful Dead, Frank Zappa, The Eagles, Janis Joplin, Motley Crew, Korn et Metallica. Ces groupes ont une véritable signification historique, ils symbolisent l’esprit musical de leur époque, tandis que les héritiers de la côte Ouest représentent quant à eux les talents locaux émergents qui préparent la scène de demain : Madlib, Dam-Funk, Kendrick Lamar, Inc., Delroy Edwards, Dr Dre, SFV Acid, Ariel Pink, Shlohmo, Baths, Daedelus, Flying Lotus, Snoop Dogg…

 

La scène émergente de la côte Ouest est dominée par la techno, la house, le drum and bass et la dance et ses autres dérivés, une transposition de l’héritage hardcore et punk, de son énergie et de son âpreté dans un environnement électro. Balançant de nouveaux morceaux enregistrés dans les mêmes studios qui ont vu naître les classiques du rock, la dance music californienne envoie un bon gros son brut, sale et usé. La vibe électro est agressive, forte et elle envoie du lourd. La house et la techno continuent de se nourrir des origines rock de LA. Les groupes noise tels que Sun Araw et DJ Punisher composent un rock moderne, puisant dans les sonorités et les influences de leurs prédécesseurs Black Flag et Wasted Youth, les transposant dans leurs productions contemporaines thrash. Ceux qui ont produit le son originel ont donné naissance à une nouvelle tribu d’originaux. « Club Resource », le label raw du Sud de LA de Delroy Edwards, incarne parfaitement cette tendance du noise à influencer une pléiade d’autres genres musicaux. Les émeutes de 1992 à LA continuent d’inspirer les cercles rock anti-surf non conformistes (No Age and Wives), qui s’opposent aux groupes pop surf moins agressifs (Wavves and Best Coast).

Investissant des espaces inattendus pour des fêtes et des raves, TOP 40 est la salle de concert où les nouveaux talents rêvent de se produire. TOP 40 est un endroit pluridisciplinaire dédié à l’art et à la musique, avec à sa tête Meghan Edwards, alias MISS ME MISS. Un espace vaste et ouvert, où toutes formes d’art et de vie peuvent se rencontrer et échanger en toute liberté. Rejetant toute forme de convention, stimulant la survie de la bonne musique dans la ville, les producteurs en Californie s’efforcent de conserver la bonne vibe qui prévaut lors des rassemblements populaires illégaux qui tournent d’un entrepôt à un autre. Avec un déplacement important de la scène musicale live hors du circuit traditionnel des bars et des clubs, la plupart des concerts se déroulent dans des salles underground. Transplanté dans un espace différent et réinventé ou réaménagé, le set des artistes s’en est trouvé altéré, tant au niveau de son ambiance sonore que de l’expérience pour l’auditoire. Le magasin de disques Mount Analog est l’exemple même d’une salle de concert improvisée à partir de rien, qui s’est forgé une réputation pour ses événements exceptionnels où il faut être.

 

Boiler Room diffuse en direct de la musique live et est le leader mondial en la matière. Boiler Room diffuse les shows les plus prestigieux et les plus underground depuis les zones industrielles de LA officieuses et en friche. La musique est créée pour être diffusée à plus grande échelle et pour remplir des espaces plus grands, qui n’étaient pas destinés à l’origine à accueillir du son. Des beats découpés, retravaillés et samplés forment la base des sets des DJ, les artistes Rare Times and Inc incarnent typiquement ce style, d’un morceau structuré comme une chanson sexy de R&B. La vibe est rebelle, mais en douceur, afin de séduire un auditoire qui a envie de se caler, de discuter, et de bouger. Chaque musicien, producteur ou DJ travaille aux côtés d’artistes qui créent une variété de musique différente, les amateurs de funk, de techno ou de house vont aux fêtes des uns et des autres. Le croisement musical fructueux qui s’ensuit est crucial pour donner naissance aux mix mélodieux de plusieurs genres qui atterrissent sur les sillons des disques.  

Le G-Funk fera toujours partie intégrante de l’héritage musical de LA, et pour toujours. Surnommé à l’origine dans les années quatre-vingt-dix « le gangsta rap West Coast », le G-funk est un sous-genre de hip hop, qui sample du P-Funk, mixé avec un tempo ralenti artificiellement. Tupac et Nate Dogg en sont devenus les dignes représentants, en adoptant le groove typique et laid back de la mélodie G-Funk et en le mêlant à leur propre flow. N’importe quel morceau de Dr Dre sur la platine, le pionnier numéro un du G-Funk, surtout « XXXplosive », et la soirée est lancée à LA. L’artiste Dam-Funk est le véritable ambassadeur du « Modern Funk », un genre issu du G-Funk, et les artistes Rare Times, Inc. et P. Morris poursuivent la tradition avec leur propre funk qui fleure bon l’été et les Baléares. La soul, le jazz, le funk, la house, la techno, et le hip hop prennent tous racine dans la culture Afro-américaine. Etant donné le fait que les parrains du rap Snoop Dogg et Dr. Dre viennent tous deux de la côte Ouest, l’héritage qui en découle rappelle immanquablement l’influence majeure qu’ils ont eu sur la musique, depuis hier jusqu’à aujourd’hui. 

Abritant parmi les labels les plus rares et les plus vénérés au monde, l’expérience originale Friends of Friends, le LA Club Resource et Stones Throw poursuivent leur chemin en toute indépendance, à côté des majors tels que Capitol Records et Warner Brothers. Julian Schoen, un ancien membre de Friends of Friends, devenu à présent manager indépendant et ambassadeur de Boiler Room LA, habite le quartier hispanique de Highland Park et il décrit sa soirée parfaite à LA comme typiquement relax : « Ma soirée commencerait par un dîner, idéalement à KBBQ dans Koreatown, ou un ramen ou un pho, puis j’irais chez un pote boire un verre et ensuite on irait à une soirée aux alentours de 23h ou minuit. De là, on bougerait généralement dans un endroit secret et caché, à downtown ou pire, et on ferait la fête jusqu’au lever du soleil ». Quittant Londres pour venir s’installer à LA, le jeune réalisateur Dexter Navy, signé chez Partisan, a vu sa carrière décoller quand il a commencé à filmer les innovateurs du hip hop qui dominent la scène de la côte Ouest : « A LA je ressens un aspect primitif avec cette jeunesse qui collabore, ils sont tous jeunes, indépendants et un peu fous, sans préjugés sur ce qui est cool dans la ville. LA est toujours en effervescence, du crépuscule au petit matin, ils aiment mon accent londonien, ils nous aiment ! » 

La ville elle-même est devenue un catalyseur, une source d’inspiration pour les jeunes talents qu’elle arrive à engendrer. Avec l’influence de l’underground et des courants industriels de la scène musicale de LA sur la culture mainstream, la Californie tire partie des énergies qui guident le futur et définissent les tendances de demain pour le reste du monde, à travers des lunettes roses. Cet Etat baigné de soleil où on y fait le plein de vitamine D encourage toutes les formes d’excentricité, célèbre toutes les cultures et promeut la santé d’abord, tout en facilitant un comportement hédoniste grâce aux raves qui offrent un échappatoire sain. La nouvelle musique a de beaux jours devant elle : la côte Ouest, c’est vraiment la meilleure des côtes.  

La culture skate et la ville de Los Angeles sont deux éléments indissociables dont KENZO s’est inspiré à de nombreuses reprises.

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Elle a été célébrée à travers nos collaborations avec Vans, avec un modèle emblématique de skate – les « Era » - revisitées à coup d’imprimés multicolores issus de nos différentes collections.


En novembre dernier, c’est dans le légendaire skatepark indoor « The Berrics » que nous avons lancé notre nouveau sac Kalifornia. Pour l’occasion un crew de skateuses a assuré le show en ridant la table du dîner,  transformée en un clin d’œil en module.
Cette saison, vous pouvez d’ailleurs découvrir les spots préférés de l’une d’elle - Vanessa Torres - dans son interview pour Kenzine.

Cette saison, KENZO pose ses valises en Californie, où ont grandi Carol et Humberto. Nous avons demandé à Joy Yoon - auteure du livre 'The best things to do in Los Angeles – 1001 ideas' (Universe / Rizzoli International) - de sélectionner pour nous les adresses les plus surprenantes. Notre huitième chapitre est consacré à l'architecture, une composante importante de l'identité de Los Angeles. Nous terminons cet itinéraire architectural avec la Chemosphere !

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Tous les mérites vont à l’architecte américain John Lautner pour cette maison californienne innovante construite en 1960. La Chemosphere, située sur les hauteurs d’Hollywood, est composée d’un unique étage en forme d’octogone juché à 9 mètres du sol sur une tige de béton. Construite sur une pente inclinée à 45°, Lautner est arrivé à construire sur l’inconstructible, en créant ce que l’Encyclopedia Britannica a appelé à l’époque « le bâtiment le plus moderne du monde ». Pour les non-initiés, cette maison ressemble à un vaisseau que Lautner aurait fait atterrir pour en faire une maison. Elle reste à ce jour l’un des bâtiments modernistes les plus connus aux Etats-Unis.


7776 Torreyson drive in Los Angeles

 

Tiré du livre 'The best things to do in Los Angeles – 1001 ideas', by Joy Yoon (Universe / Rizzoli International).

 

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Cette saison, KENZO pose ses valises en Californie, où ont grandi Carol et Humberto. Nous avons demandé à Joy Yoon - auteure du livre 'The best things to do in Los Angeles – 1001 ideas' (Universe / Rizzoli International) - de sélectionner pour nous les adresses les plus surprenantes. Notre huitième chapitre est consacré à l'architecture, une composante importante de l'identité de Los Angeles. Direction The Hollyhock House pour notre seconde adresse.

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Visiter cette maison est bien sûr indispensable ! Le travail de l’architecte Frank Lloyd Wright a été aimé, admiré et étudié à travers le monde. Parmi les quelques 500 édifices qu’il a construit durant sa vie, the Hollyhock House est l’un de ses exploits les plus précoces. Construite en 1923 pour Aline Barnsdall, elle fut rapidement offerte à la vile en 1927. Les visiteurs peuvent acheter leurs tickets à la Municipal Art Gallery pour parcourir cette maison qui se trouve désormais dans le Barnsdall Park. L’Institut Américain des Architectes considère aujourd’hui que Lloyd Wright est le plus grand architecte américain de l’histoire.


4800 Hollywood Boulevard in Los Angeles 323-644-6269

 

Tiré du livre 'The best things to do in Los Angeles – 1001 ideas', by Joy Yoon (Universe / Rizzoli International).

 

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Cette saison, KENZO pose ses valises en Californie, où ont grandi Carol et Humberto. Nous avons demandé à Joy Yoon - auteure du livre 'The best things to do in Los Angeles – 1001 ideas' (Universe / Rizzoli International) - de sélectionner pour nous les adresses les plus surprenantes. Notre huitième chapitre est consacré à l'architecture, une composante importante de l'identité de Los Angeles. Premier arrêt : la Caste Study n°8 aussi connue sous le nom de The Eames House.

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Entre la fin des années 1940 et jusqu’aux années 1960, Arts & Architecture Magazine (crée par John Entenza, une figure importante dans l’émergence du Modernisme dans l’architecture américaine) a subventionné les essais dans l’architecture résidentielle américaine. Entenza a demandé à des architectes majeurs de cette époque, comme Richard Neutra, Pierre Koenig, Eero Saarinen ou encore J.R. Davidson, de dessiner et de construire des modèles de maisons peu chers et économiques pour répondre au boom du logement causé par le retour de la guerre de millions de soldats. Des 25 Case Study construites seulement quelques-unes sont passées à la construction massive et la numéro 8 fut considérée comme la plus brillante d’entre-elles. En fait, cette maison était tellement ingénieuse, comme espace structurel de vie, que Ray et Charles Eames y ont emménagé en en faisant leur maison et studio pour le reste de leurs jours. Preuve en est qu’il s’agit bien d’un bâtiment remarquable, cette maison est maintenant un monument historique national qui a contribué à la reconnaissance de l’architecture de L.A. Réservez à l’avance auprès de The Eames Foundation pour organiser une visite.


203 North Chautauqua Boulevard à Pacific Palisades. Les réservations sont nécessaires au moins 48 heures en avance pour organiser une visite 310-459-9663 

 

Tiré du livre 'The best things to do in Los Angeles – 1001 ideas', by Joy Yoon (Universe / Rizzoli International).

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Symbole plutôt ancré dans l’imagerie 50s, le palmier est l’arbre californien par excellence. Il rappelle la chaleur du climat et les plages de sables fins qui bordent l’ensemble du littoral pacifique.

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On le retrouve dans la collection ressort en déclinaison d’imprimés graphiques. Il est marié avec le bleu profond du denim brut d'un jean ou d’une veste pour mieux rappeler son entourage direct, l’océan. Il est également décliné en camaïeux crépusculaires sur du cuir et du coton, évoquant l’agréable douceur des nuits estivales.

Plage, surf et sable viennent immédiatement en tête quand on pense à la Californie, principale inspiration de KENZO cette saison.  Guillaume Le Goff présente la deuxième partie de son liste des meilleurs films de surf. 

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"Lords of Dogtown" (2005)

 

« Ils sont partis de rien pour tout changer… » C’est un fait, il y a un avant et un après les Z Boyz. « DogTown & Z-Boyz » (2001) était au départ un documentaire sur la naissance du skate dans une période où la culture dominante était celle de la plage et du surf, plus précisément à Venice Beach (c’est-à-dire « Dogtown ») et Santa Monica. Le documentaire a été réalisé par Stacy Peralta et est narré par Sean Penn. Il contient aussi des contributions originales de Craig Stecyk, le co-fondateur de Zephyr Skate et Glen E. Friedman, le photographe légendaire.
Le film brillamment réalisé rencontra un énorme succès dans le monde. Il évoque l’émergence du skate dans le Dogtown des années soixante-dix et le rôle dominant des « héros locaux du surf et du skate », tels que Jay Adams, Tony Alva et Stacy Peralta de la Zephyr skateboard Team, surnommés les Z Boys. Aux côtés de Skip Engblom, le créateur de planches et manager de la Zephyr Team, ces pionniers ont vraiment établi la transition entre le surf et le skate et ils ont contribué à rendre le surf populaire en ridant dans la rue, les cours d’école et bien sûr, toutes ces piscines vides californiennes, véritable terre promise pour les skaters.
« Les seigneurs de Dogtown » (2005) a été réalisé par Catherine Hardwicke et écrit par Stacy Peralta. Il est basé sur les faits réels. Avec une pincée de drame tout hollywoodien, un scénario habile et une bande-son incluant Neil Young, David Bowie et Black Sabbath, le film a permis de faire connaître la genèse du skate californien à des millions de gens à travers le monde.
 

 

 

"Chasing Mavericks" (2012)

 

Également inspiré d’une histoire vraie, « Chasing Mavericks » est le blockbuster de surf le plus récent d’Hollywood. Jay (James) Moriarty est sauvé de la noyade à huit ans par Frosty Hesson, un big wave rider. Frosty Hesson devient quelques années plus tard le mentor de James et l’entraîne à dépasser ses limites pour arriver à réaliser le rêve de sa vie : surfer Mavericks, un spot de surf légendaire dont personne ne croit à l’existence. Mavericks est l’une des plus grandes vagues de la planète, créée une fois par décennie par la houle dans le Nord de la Californie à Half Moon Bay près de Santa Cruz, en Californie. Après des mois d’une préparation intense physiquement et émotionnellement, un jour, la vague arrive. Devant un large public qui s’est rassemblé sur la plage ou sur des bateaux pour l’occasion, James, après un wipeout mémorable lors de son premier essai, dont la photo finie en couverture de Surfer magazine, arrive à remonter sur sa planche et parvient à conquérir Mavericks alors qu’il n’a que 16 ans à peine. Sa légende vit maintenant pour toujours.
 

 

 

"Endless Summer" (1966)

 

Référence incontournable dans le genre du film de surf, « Endless Summer » a fait connaître la véritable expérience du surf à un public plus large et a inspiré la naissance du surf lifestyle, véritable phénomène : faire le tour du monde pour rider et avoir le plaisir d’être sur la plage, au soleil, avec sa bande d’amis.
Pour la première fois à l’écran, le réalisateur et narrateur Bruce Brown, qui est lui-même un surfer californien passionné, suit deux jeunes surfers locaux, Mike Hynson et Robert August, désireux de faire l’expérience d’un été sans fin, à la recherche de la vague parfaite. Pour réaliser leur rêve, ils se rendent dans de nouveaux spots de surf, la plupart d’entre eux n’ayant jamais été vus et ni ridés par personne : ils voyagent au Ghana, à Tahiti, en Australie, en Nouvelle Zélande ou à Cape Town, au célèbre Cape St. Francis. Au cours de leurs périples, ils embarquent avec eux des figures de surf célèbres tels que Rodney Sumpter et Nat Young, tout comme des héros locaux, qui deviennent leurs amis pour la vie. À sa sortie, le film fut décrit par le Time magazine comme « une ode brillante au soleil, au sable et au surf », tandis que le New Yorker le décrivit comme « un film brillant et parfait ». Avec une bande son originale par The Sandals, ce film est souvent considéré comme le meilleur film de surf de tous les temps ; c’est une clef pour comprendre la culture du surf et, plus important encore, pour se réchauffer le cœur.
 

 

 

"One California Day" (2007)

 

En opposition à la tendance des documentaires de surf qui se focalisaient sur des destinations de plus en plus branchées, « One California Day » regroupe des histoires, des expériences et des spots de surf, qui ensemble forment un film divertissant, réalisé par Mark Jeremias et Jason Baffa, qui sont tous les deux nés en Californie et y ont grandi. Filmé sur une pellicule couleur en 16mm, le film révèle des endroits merveilleux tels que Crescent City au Nord d’Imperial Beach dans le Sud près de San Diego. Pour Jeremias et Baff, il n’y a pas besoin d’aller bien loin pour faire l’expérience de la liberté et de la joie qu’offre le short ou le long board. Les plages californiennes et les spots le long de ses côtes, avec ses gens charmants, ses traditions et son histoire originale, offre tout ce qui est nécessaire pour ceux qui cherchent à passer une bonne journée de surf. Filmé avec les excellents surfeurs Joe Curren, Lance Carlson, Alex Knost et Joel Tudor, ils ont même réussi à attaper un Big Wednesday historique, celui de la décennie, dans le Nord. Ainsi, cette journée passée en Californie est absolument parfaite.
 

 

"Little Victories"(2013)

"Little Victories" est un film de surf de 30 minutes réalisé par Perry Gershkow, un réalisateur de Marin Couty en Californie, qui nous emmène le long de la côte dans le nord de la Californie, à la recherche de nouveaux territoires à explorer. C’est un film à la fois simple et joyeux. Ici, chaque vaque conquise est une « petite victoire » pour les protagonistes, un groupe d’amis proches qui vivent pour le surf et qui ont un style cool et de super tricks, comprenant des rippers locaux tels que Tyler Payne, Colin Dwyer, Bryce Adams and Jordan Stern. Regardez cette œuvre pleine d’humilité, prenez le temps d’apprécier sa vibe magnifique et sa bande-son rock géniale. Il y aura alors de grandes chances que vous pensiez à réserver un billet pour Santa Cruz ou San Francisco pour voir enfin cette folie douce de vos propres yeux.

 

Aussi à régarder :


"Thicker Than Water" (2000)

"Momentum" (2001)

"Step into Liquid" (2003)

"A Broke Down Melody" (2004)

"These are Better days" (2004)

"The Seedling", "Sprout", "The Present" (2007-2009)

"Stoked & Broke" (2010)

"The Ductumentary" (2013)

"Secret Sound" (2013)
 

 

 

 

 

 

 

Cette saison, KENZO pose ses valises en Californie, où ont grandi Carol et Humberto. Nous avons demandé à Joy Yoon - auteure du livre 'The best things to do in Los Angeles – 1001 ideas' (Universe / Rizzoli International) - de sélectionner pour nous les adresses les plus surprenantes. Notre septième chapitre est consacré aux vues imprenables sur la Cité des Anges. Rendez-vous pour finir au Griffith Observatory pour une vue nocturne à vous couper le souffle.

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Le Roof Observation Deck du Griffith Observatory :


Le Griffith Observatory remplit tellement de nos critères de ce que l’on veut trouver dans cette ville que ça en fait l’un de ces endroits parfaits. Un endroit parfait à visiter à presque n’importe quel moment mais encore plus parfait à visiter la nuit : vous ne connaitrez pas vraiment L.A. tant que vous ne l’aurez pas vu depuis ce lieu, de nuit ! Ouvert jusqu’à 22h presque tous les soirs, le Roof Observation Deck offre un panorama nocturne à couper le souffle sur la ville qui scintille au loin. Si vous cherchez à impressionner quelqu’un avec votre connaissance des constellations, voici quelques bases à apprendre avant de sortir le grand jeu : la Grande Casserole, plein nord, est plus visible au printemps et Polaris est aussi connue sous le nom d’étoile polaire. A l’automne, cherchez les quatre étoiles qui forment un carré, celle du coin supérier gauche fait partie de la constellation Andromède, les trois autres de Pégase.


2800 East Observatory avenue à Los Angeles. Les portes du parc Griffith ferment à 10h, il faut donc s’y rendre avant si l’on espère vouloir passer une nuit sous les étoiles 213-473-0800

 

Tiré du livre 'The best things to do in Los Angeles – 1001 ideas', by Joy Yoon (Universe / Rizzoli International).

 

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Cette saison, KENZO pose ses valises en Californie, où ont grandi Carol et Humberto. Nous avons demandé à Joy Yoon - auteure du livre 'The best things to do in Los Angeles – 1001 ideas' (Universe / Rizzoli International) - de sélectionner pour nous les adresses les plus surprenantes. Notre septième chapitre est consacré aux vues imprenables sur la Cité des Anges. Après Mulholland Drive, direction Pacific Coast Highway pour une bonne bouffée d'air frais.

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Une bouffée d’air frais sur la plage, le long de la Pacific Coast Highway :


La plage de nuit est l’endroit que je préfère. Le soir, les foules bavardes venues sur les côtes pour bronzer disparaissent et après que le soleil se soit couché loin derrière l’horizon, la plage se retrouve désertée : elle vous accueille vous et vous seul. Vous vous retrouverez là comme si vous étiez seul au monde, le regard perdu dans l’obscurité, le bruit des vagues s’éclatant au loin. Scénario parfait pour laisser derrière vous toutes les tensions et tout le stress de la ville. Si la solitude de cette soirée à la plage commence à vous peser, revenez-y pour la pleine-lune … avec l’être aimé.

 

Tiré du livre 'The best things to do in Los Angeles – 1001 ideas', by Joy Yoon (Universe / Rizzoli International).

 

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