livre - Kenzine, le blog officiel de Kenzo

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La rubrique Book Corner s'emploie à vous donner un petit aperçu de la culture californienne tout au long de l'été, à travers une selection d'ouvrages choisis et commentés par Angelo Cirimele. Cette semaine, il a choisi de metter en avant nos trois "S" favoris cet été : "Sand, Sea et Sky", soit le sable, la mer et le ciel !

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C’est graphique, c’est infini, c’est toujours unique et la lumière varie inlassablement. J’ai plongé mon regard dans les images de Tria Giovan, comme dans un écran de cinéma, où l’on connaîtrait l’histoire mais qu’on ne pourrait quitter des yeux jusqu’au bout. La (non) action se situe sur les plages de Sagaponack (NY), les acteurs sont cités dans le titre : la plage, l’eau, le ciel et à partir de là, rien ne se passe comme prévu. Le calme ou la tempête, les nuages, l’écume, la crépuscule… on sent surtout le temps passé non pas à guetter la bonne vague, mais à composer avec les éléments. Tria Giovan est aussi connue pour ses portraits et ses images de déco – mais on préfère la mer.

 

"Sand Sea Sky, Tria Giovan", 2011, 84 p. Ed. Damiani, Italy.
Kenzo - 60, rue de Rennes, Paris

Cette saison, nous essaierons de vous faire partager le regard que portent Carol et Humberto sur l’état où ils ont grandi : la Californie.  La rubrique Book Corner s'emploiera à vous donner un petit aperçu de cette culture à travers une selection d'ouvrages choisis et commentés par Angelo Cirimele. Cette semaine, il a choisi un supplément du magazine Vogues Hommes International dédié au photographe Bruce Weber et à sa muse : Kate Moss. Bruce est bien connu pour ses photos provocantes qui dépeignent une jeunesse frivole et idéalisée, représentée le temps d'un numéro par Kate.

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« Si j’aime les magazines de style, au point d’y consacrer une publication, c’est qu’ils échappent parfois à leur statut d’objet jetable pour accéder à autre chose : une mémoire du temps. Ainsi, ce supplément gratuit à Vogue Hommes International de septembre 2006, consacré à Kate Moss, sous l’objectif de Bruce Weber, qui l’avait découvert quelques années plus tôt. C’est autant un recueil d’images de mode qu’un album de photos intimes, maquetté de manière parfois enfantine en compilant autant de photos que possible. La spontanéité et la présence sont de toutes les pages et la sincérité n’est pas feinte. Ce supplément en papier glacé ne valait rien, il est aujourd’hui un collector. »

 

« Kate Moss is the girl that got away », 2006, 48 p. Supplément à Vogue Hommes International, Ed. Condé Nast.

Kenzo - 60, rue de Rennes, Paris.

On peut se demander quel est le statut du dessin ou de la peinture, comme pratiques, mais aussi comme objets, quand l’essentiel des images que nous voyons sont photographiques et dématérialisées. C’est à cette étrange expérience que nous invite l’artiste Elizabeth Peyton, augmentant notre trouble puisqu’elle se plait à choisir ses sujets dans l’actualité princière, du sport ou de la pop.

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Du coup, un Jarvis Cocker ou Sid Vicious dessinés renvoient à une certaine intimité, celle du temps de la pose, celle du même espace partagé entre qui tient le crayon et le modèle. Peyton nous montre ainsi des personnes que nous ne voyons sinon que comme des images, de télé, d’Internet ou de tabloïds. Mais il y a aussi Napoléon, Elisabeth ou Charles, qui eux aussi deviennent des humains sous le pinceau de l’artiste. Ce livre, qui rassemble près de 200 œuvres choisies par Peyton, est encore un étrange chassé croisé entre photographie et peinture, rejouant les cadrages de l’un dans la pratique de l’autre.

 

"Elizabeth Peyton", 2005, 264 p. Ed. Rizzoli.
Kenzo, 60, rue de Rennes, Paris.

Si la publicité grand public peut être agaçante dans son injonction obsessionnelle à la consommation, elle n’en demeure pas moins le témoin d’une époque, de ses clichés, de son vocabulaire et de son style – raison pour laquelle des musées s’y intéressent aujourd’hui. Ad/Art, qui rassemble les images publicitaires de Cheyco Leidmann, fait ainsi office de voyage dans le temps, non que les années 80 soient si éloignées, mais on y mesure que la vitesse du style est supérieure à toutes les autres. 

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Images multicolores, univers fantastico-cinématographique, objets aujourd’hui interdits (cigarettes et ses dérivés), mannequins irréels… l’imagerie publicitaire des eighties reste un objet à part, figurant du rêve et stylisant le réel. On mesure aussi à quel point les productions bénéficiaient de budgets confortables et la retouche était un métier naissant. Et si le nom du photographe ne dit presque plus rien aujourd’hui, c’est qu’on pouvait être une star, hier, quand on travaillait dans la publicité.

"Ad/Art", Cheyco Leidmann, 1983, 132 p. Ed. Love me tender.
Kenzo, 60, rue de Rennes, Paris.

L’artiste John Baldessari se méfie des images. S’il les déjoue souvent, son œil ne peut s’empêcher de regarder et parfois de construire une pseudo réalité. Tout a certainement commencé à l’apéritif, avec une bière et des chips.  irregular shapes that offer obvious comparisons to human features. 

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Leur forme ronde, ondulée, irrégulière… les analogies avec le vivant sont nombreuses. Et Baldessari y décèle des visages cachés, des yeux clos ou des pommettes saillantes. Résultat : il propose une galerie de portraits, de célébrités qu’on peine à reconnaître ou plutôt à découvrir sous les ombres et transparences d’une chips. Revenons à l’apéritif : le chemin, inventif et subtil, qu’on peut emprunter à partir d’une tranche de pomme de terre grillée est séduisant et à la fois une blague. C’est ce qui nous fascine dans l’art, un léger twist et la poésie affleure. Et Baldessari d’emballer le tout avec une pointe d’humour en précisant en couverture que ses chips sont « guaranteed fresh ».

Miracle chips, John Baldessari, 2009, 96 p. Ed. Little Steidl, Gottingen.

Kenzo, 27, place de la Madeleine, Paris.

Dès lors que les années 90 commencent à être digérées comme vintage, il est tentant de regarder un peu plus loin dans le rétroviseur, jusqu’au punk par exemple. Ce livre recueil de Julie Davis en offre le prétexte : il présente une vingtaine de groupes punk (Ramones, Buzzcoks, Damned…), à travers des chroniques de concerts et quelques interviews. 

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Mais ce ne sont pas tant les ingrédients qui nous intéressent que la manière de les accommoder. L’esthétique est celle du fanzine (machine à écrire, titres à la règle à lettres, corrections manuscrites…) les images sont en noir et blanc et spontanées et le ton est à la limite de l’oral. Ce n’est pas une pose ou un style, mais l’écho de cette musique, généreuse et accessible, dans laquelle la performance vaut autant que l’harmonie. Ce qui a changé ? A la fin des années 70, ce qu’on nomme le style se définissait d’abord à travers une musique (punk, ska puis new wave, etc.), ses idées, son énergie et, bien sûr, des vêtements et une attitude. Aujourd’hui, le style est souvent déconnecté de tout contenu et on regarde les années 70 comme la fin de la préhistoire.

 


 

"Punk", Julie Davis, 1977, 96 p. Ed. Davison publishing, London.
Kenzo, 27, place de la Madeleine, Paris.

Le charme du métier de directeur artistique est de rester anonyme pour la plupart des personnes à qui l’on destine les signes que l’on compose et, pour les meilleurs, de jouir de la reconnaissance de ses pairs et collègues (photographes, éditeurs…). 

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Ainsi, le nom de Juan Gatti ne dira rien à qui ne s’intéresse pas aux affiches ou pochettes de disque produites en Espagne depuis les années 80. Almodovar, Miguel Bosé, le logo de l’agence Elite, de nombreux parfums mais aussi les livres de photo de Peter Lindbergh, qui lui rend un émouvant hommage dans ce double livre rétrospectif. Double car un tome est consacré à la DA et l’autre à la photo, que Juan Gatti pratique également. Ce qui caractérise le patte Gatti est sans doute lié à ses origines argentines, donc des codes européens remixés, qu’il va réintroduire dans l’Espagne d’aujourd’hui, et au-delà…

"Juan Gatti Photo Graphics", Juan Gatti, 2011, 620 p. Ed. La Fabrica, Madrid.
Kenzo, 49, avenue George V, Paris.

La fast fashion aura presque réussi à nous faire croire qu’on s’habille maintenant quasiment de la même manière sous toutes les latitudes. Mais le regard de documentaristes de Ari Versluis et Ellie Uyttenbroeck démontre que l’identité vestimentaire reste présente, très élaborée et compose des groupes.

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Teenagers, Young executives, Tattoo babes, Chairmen, Bimbos… le livre en recense 58 à travers 12 portraits, toujours sur fond blanc, adoptant le même cadrage et demandant la même pose au « modèle » – puisqu’Exactitudes est la contraction de exact et attitude. Plus qu’une archive à un moment précis (entre 1994 et 2002), ce travail montre la combinaison entre des éléments et d’un style, d’une personne et d’une appartenance (sociale, politique, sportive…), signe que la mode n’est pas donnée prête à l’emploi.

"Exactitudes", Ari Versluis et Ellie Uyttenbroeck, 2002, 128 p. Ed. 010 publishers, Rotterdam.
Kenzo, 49, avenue George V, Paris.

Et si l’ordinateur avait été un carcan, un process contraignant pour les faiseurs de magazines et autres fanzines ? Certes, ils sont nés avec une souris au bout des doigts et un Mac jamais loin, mais s’affranchir des typo et des grilles pour revenir à l’illustration, aux ciseaux et la colle, voilà qui ressemble à un revival 70’s : back to nature! 

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Galore, c’est un peu ça, avec le glamour en plus. Des pin-up illustrées ou photographiées, des typos dans tous les sens, un calendrier sexy, beaucoup de noir et blanc, du papier journal… en somme tous les ingrédients qui ont fait le succès des Ritz (de David Bailey), de Façade ou du Andy Warhol’s Interview des débuts. Avec Galore, on fait un voyage dans le temps : 100 pages pour visiter les années 60, leur insouciance et leur sexyness.

Galore, n°1, 2012, 100 p.
Kenzo, 60, rue de Rennes, Paris.

Voyage littéraire à travers notre sélection éclectique de dix livres que l'on adore et dont le titre inclut le mot "oeil"inspiration et motif omniprésent dans notre collection automne-hiver 2013, au singulier ou au pluriel.

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"L’œil de la lune"
Anonyme
Véritable page-turner dont le héros est un tueur en série baptisé Bourbon Kid, L’œil de la Lune est la suite du Livre Sans Nom, publié en 2007 sur Internet avant de sortir en librairies. Soupçonné par certains d’être Quentin Tarantino, son auteur reste à ce jour inconnu.

 

"L’œil du léopard"
Henning Mankell
L’écrivain suédois Henning Mankell place l’action de ce roman en Zambie dans les années 50. Il met en scène Hans, citoyen du pays des rennes parti vivre en Afrique et confronté à une incompréhension insoluble entre Blancs et Noirs. Une œuvre intense et implacable.

 

"L’œil le plus bleu"
Toni Morrison
Paru en 1970, l’œil le plus bleu est le roman inaugural de Toni Morrison, première romancière noire à avoir reçu le prix Nobel. Il met en scène deux fillettes afro-américaines dans les années 40 : l’une est fière de son identité, l’autre rêve d’une peau blanche et de deux yeux bleus.

 

"La Vie devant ses yeux"
Laura Kasischke
Incarnée à la fois par Uma Thurman et Evan Rachel Wood dans l’adaptation réalisée en 1998, Diana est une quadra à qui la vie sourit. Une jolie petite fille, un mari sexy, un chat, elle a tout pour être heureuse dans sa banlieue américaine proprette. Pourtant, des flash l’assaillent : ceux d’un drame du passé que sa mémoire refuse obstinément d’effacer. 

 

"Les Yeux d’Elsa"
Aragon
Ces vingt et un poèmes sont comme autant de déclarations d’amour à Elsa Triollet, épouse d’Aragon à qui il dédiera une grande partie de son œuvre. Publié en 1942, ce recueil, puissant hymne à l’amour et à la vie, est aussi un bras d’honneur à la guerre qui sévit alors.

 

"Les Yeux bandés"
Siri Hustvedt
Les Yeux bandés est le premier roman de Siri Hustdvedt, avec lequel l’écrivaine américaine et épouse de Paul Auster a immédiatement rencontré un succès international. Il met en scène Iris Vegan, étudiante en lettres modernes, à travers quatre nouvelles qui gravitent autour d’un thème commun : la quête identitaire.

 

"Les Yeux du dragon"
Stephen King
Ce roman sorti en 1984 a été écrit par Stephen King pour sa fille, alors âgée de 13 ans et trop jeune pour lire les livres habituellement terrifiants écrits par son auteur de père. C’est un conte pour enfants de type heroic fantasy qui met en scène deux frères aux caractères opposés. 

 

"Des Yeux de soie"
Françoise Sagan
Recueil de dix-neuf nouvelles, Des Yeux de soie se déploie autour du thème de la rupture. Françoise Sagan s’y plaît à déjouer les apparences en imaginant des retournements de situations tous plus inattendus les uns que les autres.

 

"Paris à vue d’œil"
Henri Cartier Bresson
Paris à vue d’œil est un livre de photos au format poche édité pour la première fois en tant que catalogue d’une exposition au musée Carnavalet en 1984. On y trouve des clichés pris par Henri Cartier Bresson avec son Leica entre 1950 et 1970.

 

"Les Yeux jaunes des crocodiles"
Katherine Pancol
Premier volet d’une trilogie entamée en 2006, Les Yeux jaunes des crocodiles est un best-seller vendu à plusieurs millions d’exemplaires et traduit en 31 langues. Il tire le portrait de plusieurs femmes de générations différentes et traite de leur inaptitude au bonheur.