GIF LOTUS EYE - Kenzine, le blog officiel de Kenzo

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Pour le printemps-été 2014, Carol et Humberto ont mêlé punk et minimalisme pour créer les imprimés et les coupes graphiques de la collection printemps-été 2014.

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C’est en grandissant à Los Angeles pendant l’âge d’or du punk californien que le duo a été inspiré par cette esthétique englobant aussi bien la musique que la mode et les arts plastiques. On pense au logo d'un groupe culte de la scène d'Orange County, composé de bandes noires et blanches dessinées à l’encre de chine et revisité dans la collection au travers de top ou de pantalons courts droits. On pense également aux vagues dessinées au feutre noir, rattachées à cette scène là et que l'on retrouve imprimées sous forme de clin d'oeil sur des tops ou des accessoires.

Aujourd'hui, notre "throw back Thursday" nous vient de Denise Lai, du blog SUPERWOWOMG, qui portait déjà il y a vingt ans notre sweartshirt KENZO. Retour en 1994 !

Elle nous explique : "Ma mère nous a toujours habillé ma soeur et moi comme si nous étions jumelles puisque nous ne sommes nées qu'à 14 mois d'écart. Evidemment, on portait des pulls KENZO ENFANT assortis pour la fête du réveillon, en 1994 ! "

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Découvrez la version 2014 du sweatshirt KENZO logo revisité pour femme et pour homme.

La Californie est le décor de nos collections printemps-été 2014. Nous avons donc demandé à des locaux inspirants de nous faire partager leurs visions de cet état où Carol et Humberto ont grandi. Dorothée Perret, éditrice et rédactrice-en-chef française, vit à Los Angeles, en Californie. En 2008, elle crée la maison d'édition indépendante DoPe Press avec la naissance du magazine PARIS, LA. Issue du monde de la mode et en étroite relation avec les artistes, DoPe Press encourage l’expression de fortes personnalités qui exercent une influence subtile sur la culture contemporaine. Elle nous livre sa version très personnelle de Los Angeles et de son lifestyle...

 

 

 

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"Le week-end dernier, c’est au Geffen Contemporary au MOCA que le tout L.A. artistique s’était donné rendez-vous pour la foire Printed Matter LA Art Book. Gratuite et ouverte au public, la foire a attiré environ 25 000 visiteurs, curieux de découvrir des livres d’artistes, des catalogues d’art, des monographies, des périodiques et des magazines présentés par plus de 250 éditeurs internationaux indépendants. Les prix allaient de quelques dollars à plusieurs milliers, et les affaires allaient bon train. J’étais fière de faire partie de cet événement exceptionnel grâce à ma maison d’édition - DoPe Press - et de voir se renouveler l’intérêt pour les livres et les magazines imprimés. Cette manifestation était portée par une énergie positive et un formidable sens de la communauté. Tous les quartiers de L.A. étaient représentés : des skateurs de Fairfax, des it-girls d’Hollywood, des hippies d’Echo Park, des garçons aux cheveux décolorés de Malibu. Tous ont joué des coudes pendant trois jours, dévorant et échangeant des livres, de l’art, et de la culture contemporaine.

 

Cette foire incarne cet esprit californien et cette attitude libre et authentique que les gens adoptent sur la côte Ouest. Un véritable creuset, où l’Amérique du Nord effleure celle du Sud, où l’Ouest  rencontre l’Asie.


Selon ma propre expérience, c’est là l’essence de L.A. actuellement. 

Le magazine que j’ai lancé il y a quelques années, Paris, LA, a toujours existé entre ces deux villes, et beaucoup de mes contributeurs réguliers, du photographe Todd Cole aux artistes Brendan Fowler et Catherine Opie, symbolisent de manière totalement unique et différente la scène artistique de la ville, qui est paradoxalement à la fois décontractée et pleine d’une énergie innovante. De temps en temps, ma sensibilité parisienne prend le dessus et la densité urbaine du Marais me manque mais L.A. m’a appris que la proximité ne se traduit pas forcément par un regain de dynamisme. Dans un L.A. parfois désert aux distances gigantesques, les sensations sont comme un incendie, elles sont portées par le vent, elles se propagent de la montagne jusqu’à la mer. À L.A., les étincelles volent.


Mais même le soleil étincelant de Los Angeles ne pourra jamais éclipser l’aura sombre de mystère, d’intrigue et de glamour qui est le cœur secret et enfoui de cette métropole. Le soleil le plus éclatant crée les ombres les plus lugubres… Derrière une porte anonyme au bout d’un parking de West Hollywood est dissimulé un fragment opulent de la Vieille Europe dans tout ce qu’elle peut avoir de pervers, de décadent, et de sophistiqué. Le Chalet Society, un cercle exclusif accessible sur invitation uniquement, organisé par l’artiste Piero Giolia, semble exister hors du temps et de l’espace, un salon d’artiste tout en chêne massif et en velours rouge. La conversation est ponctuée par la musique d’une pianiste élégante, qui joue doucement dans une pièce à part, le dos tournée à l’auditoire, un détail qui ne détonnerait pas dans un film de David Lynch. Bien que le décor porte des traces décadentes et évidentes de Naples, le lieu de naissance de Giolia, on a néanmoins le sentiment d’être nulle part : c’est une expérience qui ne peut être vécue qu’à Los Angeles.  

 

En plus d’une scène artistique en plein essor, L.A. offre une perspective incroyable sur la mode. Les rues sont remplies de gamins avec des styles incroyables, qui portent des tatouages que l’on ne peut voir nulle part ailleurs. Cela a un côté rafraichissant de voir des gens qui s’habillent suivant leur propre goût ou leurs envies, et pas selon les pages des magazines branchés. À Los Angeles, le paysage est tellement écrasant que de nouvelles opportunités s’ouvrent à vous. C’est aussi ça l’Amérique, le pays de la liberté individuelle, donc personne ne juge la façon dont vous vous habillez, ce qui permet de donner libre cours à toutes sortes de fantaisies, d’excentricités. Ce sentiment de différence ne se ressent pas uniquement  dans la façon dont on s’habille. C’est une attitude, un lifestyle. C’est la façon dont on se nourrit, dont on construit sa maison, l’éducation que l’on choisit pour ses enfants.


En Californie, vous pouvez explorer votre individualité comme bon vous semble. Les gens n’ont pas besoin du consentement des autres, seulement du leur. Surtout, ce n’est pas un endroit à la mode, mais une terre qui vous inspire à rêver une vie. Et comme dans un miroir, on ne voit qu’un simple reflet".

La 29e édition du Festival International de Mode et de Photographie à Hyères aura lieu du 25 au 28 avril 2014 à la villa Noailles. Les expositions s’y tiendront jusqu’au 25 mai.

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Le festival dirigé par Jean-Pierre Blanc et présidé par Didier Grumbach, encourage et soutient chaque année la jeune création dans les domaines de la mode et de la photographie. Grâce au soutien des partenaires du festival, plusieurs prix récompensent les jeunes créateurs en compétition.

 

Le jury mode, présidé cette année par Carol Lim et Humberto Leon, directeurs créatifs de KENZO, s’est réuni à Paris le 22 janvier pour choisir les 10 candidats pour la compétition finale (plus de 312 dossiers reçus, 55 nationalités, 45 présélectionnés).

 

Ils étaient entourés de :
Carol Song, directrice des achats d’Opening Ceremony
Chloë Sevigny, actrice
Jay Massacret, rédacteur en chef mode de VMan
Eric Wilson, directeur mode de InStyle américain
Et d’autres personnalités compléteront le jury et les rejoindront pour le Festival à Hyères.

 

Le jury a sélectionné dix jeunes créateurs de mode, de 8 nationalités différentes.

Yulia Yefimtchuk
Ukraine, Collection Femme

Liselore Frowijn
Pays Bas, Collection Femme

Louis-Gabriel Nouchi
France, Collection Femme

Anne Kluytenaar
Pays Bas, Collection Homme

Marit Ilison
Estonie, Collection Femme

Kenta Matsushige
Japon, Collection Femme

Coralie Marabelle
France, Collection Femme

Roshi Porkar
Autriche, Collection Femme

Pablo Henrard
Belgique, Collection Homme

Agnese Narnicka
Lettonie, Collection Homme

 

Crédits décor : Mathilde Nivet

Ce matin, notre défilé homme automne-hiver 2014 avait lieu à Paris, non loin de nos bureaux de la rue Vivienne. Cette saison, la côte ouest reste notre inspiration principale mais cette fois c'est vers les villes pluvieuses du nord que nous nous rendons.

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Avec cette collection, nous avons voulu proposer une autre perspective sur les essentiels de la garde-robe masculine et nous avons travaillé sur la manière dont des éléments soi-disant classiques pouvait être cassés et réinterprétés. 

 

Ce travail sur les opposés conduit à un twist de la normalité. La collection est ainsi audacieuse mais précise dans son mélange de matières, de proportions et de formes. 

 

 

Les coupes sont impeccables mais comme altérées, ce qui apparaît comme la norme est envisagé de manière non conventionnelle.

La silhouette est fragmentée, joue des superpositions. Les pantalons à taille haute et jambes straight sont portés sur des mailles courtes. 

Les costumes quatre boutons à revers haut se camouflent sous des sweats à capuches. 

 

 


 

Les coutures asymétriques et piquées sur manteaux et vestes cassent l’aspect classique et redéfinissent la norme.

Les cabans aux volumes d’imperméables semblent ajouter une nouvelle strate à la silhouette.


 

La palette de la collection déployant marrons et gris est secouée d’injections d’orchidées et de citrons verts. 

Les imprimés alternent paysages, « tool creatures » - petites créatures de métal composées d’outils ouvriers et carreaux comme passés aux rayons X. Des broderies reprenant ces imprimés ont été posées sur des pulls de plastique transparent.

En complément de cette proposition hivernale, les accessoires jouent la carte de l’industriel et semblent issus des uniformes des métallos. Les bottes de sécurité ancrent dans la réalité cette silhouette dézinguée. Les « tool creatures » ornent les poignets et des clefs et écrous sont épinglés sur les doudounes. 

Voici notre Tête à Tête avec les photographes ukrainiens de Synchrodogs qui ont réalisé pour nous la série "Spread Of The Week" autour de nos pièces rubans. Composé de Tania et Roman, le duo nous explique le choix de son nom ainsi que quelques anecdotes sur l'influence de l'Ukraine dans leur travail.

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KENZINE : D’où vous vient votre nom, Synchrodogs ?
SYNCHRODOGS : On a en nous quelque chose d’animal et d’assez canin, qui s’exprime en particulier dans notre comportement. D’où le mot « Dogs ». En même temps on se sent très proches l’un de l’autre, dans ce qu’on trouve beau ou laid : nos goûts et nos perceptions sont en quelque sorte « synchronisés ». Ces deux éléments mis ensemble donnent « Synchrodogs » et nous caractérisent bien.

 

K : Pouvez-vous nous parler de vos formations, de votre expérience ?
S : On est tous les deux Ukrainiens, autodidactes en photographie et en art puisqu’on est diplômé d’universités à vocation plutôt technologiques. Tania aurait dû être bibliothécaire ou archiviste et Roman aurait dû travailler dans la robotique. On a donc eu la chance que des amis nous mettent un appareil photo entre les mains et nous incitent à nous lancer dans la photographie !

 

K : Comment vous êtes-vous rencontrés et comment avez-vous commencé à travailler ensemble ?
S : Comme nous venons à la base de deux villes différentes, situées à huit heures de train l’une de l’autre, on remercie internet d’avoir rendu possible notre rencontre. En 2008, nous avions chacun une page sur un site communautaire de photographie pas terrible dans la catégorie « super-old-school », et c’est par ce biais qu’on s’est contacté. On a fait de la photo chacun de notre côté pendant un an avant de se rencontrer et on en était à peu près à ce même stade de « débutant ambitieux ».

 

K : Synchrodogs est un duo, qui fait quoi ?
S : Chacun de nous fait tout. D’abord, on trouve de nouvelles idées, puis on essaye de trouver des idées encore meilleures à partir des premières. On crée ensuite des accessoires et nous nous efforçons de trouver des lieux où nous pouvons prendre les photos. Entre temps, on parle un peu technique, genre cadrage et composition. Dans notre duo, personne n’est le modèle et nous sommes tous deux des photographes, même s’il est vrai que nous nous mettons souvent en scène dans les images. Il est plus facile d’expliquer à notre propre corps plutôt qu’à un modèle ce qu’il doit faire pour que la photo ressemble à ce que nous avons imaginé. Mais nous utilisons principalement cette approche lorsqu’on travaille sur des projets personnels.

 

K : En parlant de ça, avez-vous des projets solos ? Ou travaillez-vous avec d’autres artistes ?
S : Non, il n’y a pas d’œuvre d’art signée Tania Shcheglova ou Roman Noven, on fait tout ensemble sous le nom de Synchrodogs.

 

K : L’Ukraine est-elle une source d’inspiration ? Kenzo Takada a été profondément influencé par les cultures slaves dans les années 1980. Votre travail possède-t-il une dimension folklorique ?
S : Pour nous, l’Ukraine demeure un pays très tribal, aux modes de vie primitifs teintés d’un vague sentiment post-soviétique. Les gens veulent être à la mode, mais comme ils n’ont pas d’argent et qu’ils ne lisent pas de magazines de mode étrangers ils doivent faire preuve d’imagination pour tirer le maximum de glamour de leur petit budget. Cela crée pour nous une toile de fond  absolument unique : nous vivons dans un pays où une fille sur deux porte des talons hauts dorés pour aller acheter du pain dans la boutique d’à côté. Notre projet Misha Koptev est une bonne illustration de cette mode authentique.

 

K : Pouvez-vous expliquer le concept qui sous-tend votre édito pour la section « Spread of the Week » ?
S : Le concept de base était d’utiliser du matériel comme des nœuds, des empiècements, des tissus, des rubans et des broches, pour créer des looks s’inscrivant dans le prolongement de la collection KENZO automne-hiver 2013.

 

K : Vous mettez vos modèles dans des situations et des poses abstraites. Comment décririez-vous votre relation avec le corps humain, en général ?
S : Dans nos projets artistiques personnels, le rôle de l’humain est diminué, la personne représente quelque chose d’abstrait, quelque chose qui n’existe que dans le contexte de la nature, quelque chose qui interagit dans le contexte de l’univers. On prolonge ça aussi nos images commerciales où l’on préfère que le modèle ne soit pas trop glamour mais plutôt émouvant voire même parfois un peu gauche.

 

K : D’où vous vient cette obsession qui consiste à photographier des nus sur les rivages de lacs gelés ou dans la forêt, en plein hiver ?
S : On n’est pas non plus complétement obsédés par les forêts, mais c’est vrai que beaucoup de nos projets personnels ont un lien avec la nature, comme la série « Animalism, Naturalism ». On doit aussi admettre qu’on aime bien se déconnecter de la ville de temps en temps et se retrouver sans personne, sans immeuble autour de nous.

 

K : Quels sont les 5 lieux que vous conseillez de visiter en Ukraine ?
S : 1) La chaîne des Carpates et ses cimes enneigées.
2) La presqu’île de Crimée, sa nature sauvage, la mer et le jardin d’Eden de Yalta.
3) La ville de Lviv, avec ses monuments historiques et ses ruelles étroites.
4) Kiev, car c’est la capitale.
5) Louhansk et son ghetto, le pire d’Ukraine.
 

Daniel Sannwald est un photographe et réalisateur allemand, qui vit entre Londres et Munich. Il a réalisé, pour le nouveau single de M.I.A " Y.A.L.A", une vidéo colorée à grand renfort de néons, dans laquelle elle porte une robe KENZO Lotus Eyes dress et des bijoux KENZO par Delfina Delettrez. Il nous parle de sa collaboration avec l'artiste et le magazine... 

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"J'ai adoré travailler avec M.I.A.  Je l'ai rencontrée pour la première fois il y a un moment, pour shooter la pochette de son album. Tout est basé sur la confiance et l'appréciation mutuelle du travail de chacun entre nous. On avait beaucoup aimé travailler ensemble et on a pensé que ce serait cool de faire une vidéo tous les deux un jour. J'étais plutôt ravi quand le projet i-D x Kenzo x MIA est arrivé ! Le brief est parti d'un dialogue ouvert entre i-D, M.I.A et moi. C'est plutôt un esprit libre donc elle a modifié le morceau trois fois avant le shooting. C'est vraiment pour ça que l'apprécie autant : elle bosse vraiment à l'instinct, comme moi. C'était un peu stressant de réaliser une vidéo en si peu de temps mais je suis super content du résultat final. Je voulais créer une histoire visuelle plutôt qu'un objet narratif. L'idée était de créer une sorte de trip psyché avec beaucoup de couleurs et le track nous a donné le rythme de ce voyage visuel. Il nous a aussi orienté sur la façon d'utiliser et d'appliquer certains effets. On a aussi essayé de choisir des looks qui fonctionnaient bien avec la lumière U.V. J'aime beaucoup la façon dont ils brillent dans l'obscurité, dans certaines parties de la vidéo.

 

MIA a une vision vraiment forte, ce qui est plutôt rare aujourd'hui chez les artistes, je trouve. Elle veut s'assurer que le travail produit reflète vraiment son message artistique. En tous cas, elle a toujours traité ce projet comme une collaboration entre nous deux et on a eu de la chance que nos visions créatives soient proches".

La fast fashion aura presque réussi à nous faire croire qu’on s’habille maintenant quasiment de la même manière sous toutes les latitudes. Mais le regard de documentaristes de Ari Versluis et Ellie Uyttenbroeck démontre que l’identité vestimentaire reste présente, très élaborée et compose des groupes.

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Teenagers, Young executives, Tattoo babes, Chairmen, Bimbos… le livre en recense 58 à travers 12 portraits, toujours sur fond blanc, adoptant le même cadrage et demandant la même pose au « modèle » – puisqu’Exactitudes est la contraction de exact et attitude. Plus qu’une archive à un moment précis (entre 1994 et 2002), ce travail montre la combinaison entre des éléments et d’un style, d’une personne et d’une appartenance (sociale, politique, sportive…), signe que la mode n’est pas donnée prête à l’emploi.

"Exactitudes", Ari Versluis et Ellie Uyttenbroeck, 2002, 128 p. Ed. 010 publishers, Rotterdam.
Kenzo, 49, avenue George V, Paris.

Notre imprimé Lotus Eye a été gifé : tous les regards se portent sur vous !

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