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Notre collection femme automne-hiver 2013 s’inspire de la culture et de la mythologie indienne. Nous sommes allés chercher l’inspiration du côté des temples, des guerrières et des divinités mais également auprès des danseuses et des actrices. La vidéo « Eye Beams » qui met cette collection en musique, rend hommage à la culture Bollywood ainsi qu’aux danses indiennes traditionnelles, comme le bharata natyam ou le kathak. Voilà donc quelques explications sur les mudrās, ces signes de mains qui habitent les chorégraphies indiennes et leur donnent tout leur sens...

 

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La mudrā  (devanāgarï : मुद्रा, qui signifie « signe ») est un terme sanskrit très ancien, hérité de la culture védique mais que l’on retrouve également dans l’hindouisme ou le bouddhisme. A chaque position correspond une signification : elle fait souvent référence à la position de la main d’un personnage ou d’un dieu, réalisable à une main ou à deux, permettant de construire un langage varié, tout à tour spirituel ou fictionnel.

 

En Occident, ce sont la danse et les films Bollywood qui ont démocratisés les mudrās, avec des significations qui peuvent différer quelque peu. Ainsi, certaine mudrā n’y ont qu’une portée esthétique, la plupart d’entre elles représentant  des personnes, des objets, des animaux, des dieux, comme des sentiments ou des notions abstraites. 

 

En Asie, nombre de sculptures utilisent les mudrās  pour illustrer la vie de Bouddha, souvent associé au mudrā de la méditation. On se le représente d'ailleurs assez facilement assis, la main droite reposant dans la main gauche posée dans le giron, paume en l'air et les deux pouces qui s'effleurent.

La pratique des mudrās peut,  en effet, avoir un effet bénéfique sur le corps et l’esprit et on les associe souvent à l’idée d’un « yoga des mains » car ils stimulent les zones réflexes des doigts et des mains. Associé aux chakras, ils contribuent à équilibrer et contenir les énergies du ying et du yang. Pour une détente optimale et surtout pour les débutants, il sera conseillé d'effectuer une seule mudrā durant plusieurs jours, plusieurs fois par jour, tout en respirant par le nez. A noter que la pression des doigts ne doit pas être crispée mais douce...

A vous de jouer !

 

 

Crédit image: Subcommandante

 

 

 

L’Inde est l’un des pays, avec la Chine et le Népal, qui ont inspiré la collection femme automne-hiver 2013. KENZO a donc posé ses valises cet hiver dont un monde mythologique peuplé de tigres volants, de nuages menaçants, de constellations et de guerrières indiennes.


L’occasion pour nous de revenir sur l’une de ces figures féminines combattives, la déesse Dourgâ, qui apparaît comme l’une des plus importantes de la culture indienne. Un paradoxe à elle toute seule puisqu’elle est souvent considérée à tort comme la déesse de la guerre, lorsqu’elle incarne en réalité la paix et c’est une guerre sans fin qu’elle mène contre le mal.

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Son nom signifie « l’Invincible » et on la trouve souvent représentée chevauchant un tigre ou un lion, munie de sept armes symboliques qu’elle tient de quelques-unes de ses dix mains ! Chacune de ces  armes lui aurait été confiée par un autre dieu hindou. Comme le trident qui lui vient de Shiva, le disque de Vishnu ou massue de Yama, mais il est souvent dit à son propos que la meilleure de ses armes serait l’amour. En effet, Dourgâ est l’épouse de Shiva et ensemble ils forment le couple le plus connu et apprécié de la mythologie indienne.


On raconte ses nombreux exploits dans les livres ou via le bouche à oreille, ce qui contribue à perpétuer son mythe. Une fête lui est d’ailleurs dédiée chaque année pendant neuf jours de liesse : la Dourga Pouja. Il s’agit d’un événement très suivi dans de nombreuses provinces indiennes, surtout au Bengal, mais également au Népal ou au Bengladesh qui comptent de forte population hindoue. A cette occasion, des temples temporaires sont érigés et les indiens se parent de nouveaux habits traditionnels en son honneur.

L'Inde a très largement inspiré la collection KENZO femme automne-hiver 2013. Carol et Humberto ont puisé dans la danse et le cinéma indien pour proposer une réinterprétation novatrice de la culture Bollywood, mêlée à des codes plus punk et plus contemporains. Voilà une compilation de nos dix films Bollywood préférés pour vous mettre dans le bain !

 

Mangala, Fille des Indes
(De Mehboob Khan, 1950)

Premier film de Bollywood en couleurs, cette réalisation pharaonique fait date avec ses ambitions proches des plus grands péplums américains. L’histoire d’amour d’un paysan et d’une princesse, sur fond de lutte des classes chez les maharadjahs. Un casting de haute volée et des décors somptueux : Mangala  n’a rien à envier au Cléopâtre de Cecil B. DeMille.

 

 

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Mother India

(De Mehboob Khan, 1957)

Le Autant en emporte le vent hindi. Une jeune paysanne dévouée à sa famille mène une existence faite de labeur harassant et de respect des traditions. Exploitée, elle est écartelée entre acceptation et rébellion, à l’image de tout un pays. Empruntant à des maîtres comme John Ford ou Eisenstein, ce film porte aussi la marque d’un réalisateur qui sait figurer toute une nation en un personnage.

 

 

Mughal – E – Azam
(De K. Asif, 1960)

Le film a influencé tout un pan du cinéma, jusqu’au célèbre Devdas (2002). Cette œuvre totale rapporte l’histoire d’un amour contrarié entre un prince promis au trône des Mohgols et une roturière servant la cour. L’interprétation remarquable des acteurs, la capacité du réalisateur à mettre en scène avec intelligence des thèmes obligés du cinéma indien, tout concours à faire de Mughal – E – Azam un film à la hauteur des moyens déployés.

 

 

Le Maître, la maîtresse et l’esclave
(De Abrar Alvi, 1962)
Le dialoguiste du mythique acteur et réalisateur Guru Dutt, qui produit le film, tourne un film dirigé vers l’esprit de son maître. Un vieil architecte se promène dans les ruines d’un palais, des souvenirs lui reviennent : ceux d’un jeune provincial pris au piège entre deux femmes, parmi les plus marquantes du cinéma indien.

 



Pakeezah (Cœur pur)
(De Kamal Amrohi, 1971)
Une courtisane meurt en mettant sa fille au monde. L’enfant est confiée à sa tante et grandit dans une maison close où elle apprend l’art du chant et de la danse. Séduite par un homme de bonne famille, elle se refuse à lui pour ne pas entacher la réputation de celui qu’elle aime. On apprendra qu’il s’agit de son cousin. Le tournage est mythique : il s’étale sur quinze ans. L’actrice principale finira de tourner gravement malade et meurt quelques temps après la sortie du film.

 

 

Dilwale Dulhania Le Jayenge
(D’Aditya Chopra, 1995)
C'est le renouveau du film bollywoodien, attendu notamment par toute une partie de son public: les jeunes expatriés de la diaspora indienne. Reprenant les bases du code du genre, le film offre un changement sur le fond puisqu'il s'attache à une histoire d'amour entre deux indiens vivant en Angleterre. Aditya Chopra signe un bouleversant plaidoyer pour le rapprochement entre les communautés immigrées et leurs familles restées en Inde. Le message est passé : son film est l'un des plus grand succès de l'histoire avec un record d'exploitation en salle (plus de 600 semaines).Le film assoit également Shahrukh Khan comme l’icône incontournable du genre, il ne cessera ensuite d’être à l’affiche de ses plus grands succès.

 


Devdas
(De Sanjay Leela Bhansali, 2002)

Cette nouvelle adaptation du mythe indien le plus fort du XXe siècle, l’histoire d’un amour rendu impossible par le système des castes, a été présentée au Festival de Cannes en 2002 et elle est le point de départ d’une nouvelle popularité du film Bollywood à l’international. Portée par un casting royal (Aishwarya Rai et Shahrukh Khan) et un budget colossal, cette nouvelle version met l’accent sur la dimension symbolique et universelle de la légende.

 


Veer-Zaara
(De Yash Chopra, 2004)
Le père d’Aditya Chopra met en scène Shahrukh Khan dans l’un de ses plus beaux succès critiques et commerciaux. Chopra père, mort l’année dernière, a eu une carrière à la longévité et la cohérence impressionnante. La veine lyrique et grandiose du réalisateur est au service ici d’une histoire écrite par son fils : la romance impossible entre un militaire indien et une pakistanaise. L’un des plus grands succès indiens à l’international, avec notamment une projection remarquée aux festivals de Berlin et Marrakech.

 


Swades, nous le peuple
(D’Ashutosh Gowariker,2004)

L’inévitable Shahrukh Khan est au centre de cette histoire qui présente un ingénieur expatrié aux Etats-Unis, de retour en Inde pour renouer avec ses racines. Respectant les canons du genre (durée, chant, etc…), le film surprend par sa tonalité sociale et réaliste. Chronique des limites politiques et socioculturelles du peuple indien, Swades illustre le mantra de son auteur : « Les films doivent divertir mais aussi laisser quelque chose de plus profond au spectateur ».

 

 

Ra.One (Voltage)
(De Anubhav Sinha, 2011)

Inépuisable, Shahrukh Khan rempile pour le film le plus cher de l’histoire de Bollywood, l’histoire de deux êtres virtuels qui se retrouvent dans notre monde pour s’affronter sans pitié. Complètement délirant, c’est un bon exemple de la démesure et du grand écart qui sépare la culture indienne de nos standards européens. L’une des chansons de la bande originale, Chammak Challo, composée par le chanteur de R’n’B américain Akon est l’un des plus grand succès de l’année.

 

Avec ses temples somptueux aux architectures les plus diverses, l’Inde est l’un des pays comptant le plus de lieux de culte au monde. Notre collection automne-hiver 2013 s’imprègne des textures et des couleurs des matériaux qui s’y trouvent, comme l’or, le marbre, le bois et l’acier, dont la beauté nous a beaucoup inspirés. Voici quelques-uns des temples indiens les plus impressionnants.

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Cliquez sur les temples sur la carte ci-dessous si vous souhaitez en apprendre plus sur chacun d'entre eux.


Agrandir le plan

Notre collection automne-hiver est profondement ancrée dans la culture indienne, riche en danse, gastronomie, musique, couleurs et mythes, mêlant tradition et modernité.

 

Cette culture s'étend un peu partout dans le monde et tout particulièrement à Londres. Nous avons donc demandé à une spécialiste - Dipal Acharya -de nous confier ses meilleures adresses sur place ! Une bonne façon de faire l'expérience de la culture indienne en Europe.

 

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Un restaurant – Gymkhana (42 Albemarle Street, Londres, W1S 4JH, gymkhanalondon.com)
Nouveau lieu ouvert par le renommé chef indo-britannique Karam Sethi, le Gymkhana s’inspire des clubs pour hommes de l’époque coloniale ouverts sous la domination britannique : panneaux d’acajou foncé, banquettes en cuir chocolat et lumières tamisées. Optez pour un plat cuit au tandoor ou à la braise et découvrez les réinterprétations de la cuisine des côtes indiennes (la pintade tandoori au chutney de mangues et menthe est un must). N’oubliez pas de garder un peu de place pour le dessert : la tarte carotte-halva est un délice absolu.

Un bar – The Permit Room, restaurant Dishoom (7 Boundary Street, Londres, E2 7JE, dishoom.com)
Avec ses allures de bar clandestin où il fait bon s’installer, The Permit Room rend hommage à l’ancienne prohibition qui sévissait à Bombay. Planqué en face de la véranda du Dishoom – un restaurant du quartier de Shoreditch qui revisite les cafés persans de Bombay dans les années 1960 –, ce bar propose une carte généreuse, allant des juleps, aux amers en passant par les thés et les boissons gazeuses aux arômes des Indes. Optez pour le Edwina’s Affair (8 livres sterling), un cocktail servi dans un bol de cuivre et mariant gin, rose et cardamome. Aussi tonique que magique.

Un cours de yoga – Jivamukti Yoga (300 Kensal Road, Londres, W10 5BE, jivamuktiyogalondon.co.uk)
Pour faire une pause dans votre marathon londonien, rendez-vous pour une bonne séance de relaxation au Jivamukti Yoga, dans Kensal Rise. Issue du terme sanskrit Jivemuktih (qui signifie délivrance vivifiante), cette forme dynamique de yoga va bien au-delà d’une simple remise en forme. Développée par Sharon Gannon et David Life en 1984, cette pratique associe les racines spirituelles du yoga au pranayama (l’art de la respiration), à la médiation, aux mantras et à un asana vigoureux.  L’actrice Thandie Newton et Kate Moss en sont des adeptes régulières.

 

Une épicerie – V.B and Sons (738 Kenton Road, Harrow, HA3 9QX)
Avec ses airs de grand magasin, VB and Sons vous offrira un large choix de produits indiens, des tissus aux produits alimentaires. Vous trouverez plusieurs points de vente en banlieue de Londres (Tooting, Wembley, Greenford entre autres). Vous ne regretterez jamais d’avoir fait le détour lorsque vous parcourrez l’infinité de rayons consacrés aux épices et à la confiserie.

Une librairie – Shalimar Books (38 Kennington Lane, Londres, SE11 4LS, indianbooksuk.com)
Dans cette charmante librairie de Kennington aux rayons bien achalandés, vous pourrez assurément dénicher votre lecture du week-end. Avec son réseau de fournisseurs indiens sans cesse grandissant, Shalimar Books propose aussi bien les contes traditionnels indiens que des collections d’essais sur l’histoire contemporaine du pays.

Un centre de beauté – Vaishaly (51 Paddington Street, Londres, W1U 4HR, vaishaly.com)
Nichée au cœur de Marylebone, la clinique de la spécialiste des soins du visage Vaishaly reçoit depuis de nombreuses années une longue liste de de clients haut-de-gamme. Pour un soin du visage, il vous en coûtera certes 250 livres sterling, mais ces 55 minutes sous les doigts de la star (et de ses huiles essentielles aux vertus magiques pour le teint) les vaudront largement.

Une galerie d'art – Prahlad Bubbar (33 Cork Street, Londres, W1S 3NQ, prahladbubbar.com)
Si la collection permanente de la galerie Nehru du V&A (vam.ac.uk) ne vous a pas suffi, faites un détour par la galerie de Prahlad Bubbar sur Cork Street, spécialisée dans les pièces traditionnelles de l’Inde et de l’Islam du XVe au début du XXe siècle. N’oubliez pas de jeter un œil à sa belle collection de photographies en noir et blanc de nawabs et maharajas.

Une visite à faire – Bhaktivedanta Manor (Hilfield Lane, Aldenham, Watford, Hertfordshire WD25 8DT, bhaktivedantamanor.co.uk)
Manoir offert dans les années 1970 au mouvement Hare Krishna par le défunt Beatles George Harrison, le Bhaktivedanta Manor est une demeure de style (mais pas d’époque) Tudor dominant un parc de plus de 30 hectares sur lequel poussent des produits bio et paissent des vaches. On y trouve également un temple attirant des milliers de visiteurs chaque année.

Un cours de cuisine – School of Wok
Ne vous y trompez pas : même si la School of Wok (l’école du wok) est spécialisée dans les cours de cuisine chinoise, elle propose également un excellent cours d’introduction à la cuisine indienne. D’une durée de trois heures, ce cours vous apprendra à utiliser les épices de base, à préparer rapidement un chutney tout simple à base d’ail nouveau et de coriandre, et à cuisiner les plats plus traditionnels comme les samossas végétariens ou le riz pilaf. Le curry du bistro du coin n’aura plus jamais la même saveur.