Toiletpaper Portfolio - Kenzine, le blog officiel de Kenzo

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Fatima Al Qadiri est une artiste et compositrice basée à New York. Elle a composé pour KENZO la bande son du défilé homme automne-hiver 2014 et son morceau Szechuan, extrait de l'album Asiatisch, accompagne notre Expérience Fall 2014. On s'est entretenu avec elle pour parler de sa musique mais aussi de ses inspirations.

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Kenzine : En parallèle de ta carrière solo sous ton propre nom tu as aussi de nombreux projets comme AYSHAY ou encore ta collaboration avec Visionist. Dernièrement tu as créé Future Brown avec J-Cush et Nguzunguzu, duo qui a composé la bande son de notre défilé KENZO en 2012. Penses-tu que les collaborations avec d’autres artistes sont importantes pour faire évoluer ta musique ?

Fatima Al Qadiri : Les collaborations se font naturellement et j’essaye d’ailleurs de ne pas trop m’attarder sur la façon dont ça arrive. Par contre, Future Brown est un projet que je considère un peu à part, comme une évolution, en raison du nombre d’artistes impliqués.


Kenzine : Peux-tu nous parler de la manière dont tu as abordé la bande son pour le défilé homme KENZO automne-hiver 2014 ? On y retrouve des morceaux de ton album Desert Strike.
Fatima : Ce projet s’est fait avec Carol et Humberto avec qui j’ai discuté en personne et qui ont décidé quels morceaux choisir. Ils ont eu une approche rapide et concise de ce qu’ils voulaient. C'est l'approche que je préfère !


Kenzine : Les collections KENZO printemps-hiver dessine le mystère de la région nord-ouest pacifique des Etats-Unis, en s’inspirant de la manière dont David Lynch dépeint cette partie du monde à travers Twin Peaks. Est-ce que c’est un endroit que tu connais bien ?

Fatima : La seule ville de la côte ouest où je suis déjà allée est Los Angeles. En revanche, Twin Peaks est une série culte partout dans le monde et qui inspire bon nombre d’artistes.

 

Kenzine : Ton morceau Szechuan extrait de ton nouvel album Asiatisch accompagne notre expérience 3D KENZO Fall. La dernière collection imaginée par Carol et Humberto s’inspire de leur vision presque idéalisée de la ville de Paris, telle que vu pour la première fois par un étranger ou un touriste. Ton album est un album concept et fonctionne un peu sur le même principe, pourrais-tu nous en dire un peu plus ?

Fatima : Je dirais effectivement que cet album se focalise sur le regard extérieur que je porte sur la Chine mais en plus de cela je dirais aussi que c'est une sorte de mutant colonial et postcolonial. Mes références se basent sur toutes les choses produites par les médias occientaux autour de la Chine et les différents stéréotypes qui lui sont attribués. En fait, cet album a commencé par accident. Les artistes Shanzai Biennial m’avaient demandé de faire une reprise acapella de Nothing Compares de U2 dans un mandarin fantaisiste mais je n’ai pas vraiment respecté leurs consignes. L’album trouve sa genèse dans cet écart de conduite.


Kenzine : Chez KENZO, la curiosité anime tout ce que nous entreprenons. Ta musique semble également puiser son essence dans une certaine curiosité. On imagine que tu voyages beaucoup mais est-ce que tu trouves qu’internet est le meilleur moyen d’avoir accès à d’autres cultures.

Fatima : Internet est une plateforme qui permet d’accéder à d’autres cultures mais de façon détachée sans en ressentir leurs aspects sensuels qui sont justement les plus intéressants.

 

Kenzine : Quelle est la ville qui t’inspire le plus ?

Fatima : New-York.


Kenzine : Pourrais-tu te décrire en une phrase ?

Fatima : Opérant sur des modèles intuitifs.


Kenzine : Quelle est la dernière chose que tu aies vu, lu ou entendu et qui t’ait touché ?

Fatima : Aller à Dia Beacon. On y ressent une atmosphère qui mélange spa et crématorium. Cauchemardesque. 

KENZINE numéro deux est maintenant en vente dans nos boutiques! Le magazine en tirage limité et numéroté est une collaboration avec nos amis de TOILETPAPER et présente toutes les images de la campagne printemps-été 2014, ainsi que quelques surprises. Notre collaborateur Angelo Cirimele vous présente le KENZINE no. 2…

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KENZINE numéro 2

 

« On se souvient d’avoir été surpris puis amusés devant les images réalisées par Maurizio Cattelan, Pierpaolo Ferrari et Micol Talso pour la campagne KENZO. La patte était celle de TOILETPAPER, publication rassemblant de leurs images poétiques, faites de superpositions ou d’associations incongrues. C’est la singularité de ces deux artistes : produire l’étonnement, la surprise ou émouvoir avec un chat cravaté ou sortant la tête d’une chaussure… Ce deuxième numéro du Kenzine des images de la campagne printemps-été 2014 (en tirage limité à 2 000 exemplaires et numéroté) est comme une extension du livre Toiletpaper ; chaque image est une histoire, un moment hors du temps – et parfois hors de la réalité. Ce qui est frappant avec Cattelan et Ferrari, c’est qu’ils adoptent la même écriture artistique pour une exposition, un livre ou une campagne pour Kenzo : fond uni ou à motifs (spaghetti), objet frontal mais présenté avec un twist inattendu. C’est vrai, depuis combien de temps n’avait-on pas vu d’allumettes ? »

Kenzine vol. 2, 2014, 44 p. Ed. Damiani.


KENZO - 60, rue de Rennes, Paris.

La rubrique Book Corner s'emploiera à vous donner un petit aperçu de la culture à travers une sélection d'ouvrages choisis et commentés par Angelo Cirimele. L'ère japonaise Showa correspond à la période pendant laquelle l'empereur Hirohito régna sur le pays, de 1926 à 1989. Pour autant, la plupart des illustrations de ce livre à la fois attendrissant et hilarant ont en fait été prises entre les années 50 et les années 70. Cette collection d'images nous montre la façon dont le 21e siècle était imaginé à cette époque par la jeunesse japonaise selon une classification bien précise : le quotidien, les moyens de transport, les robots, l'informatique, l'espace et... la fin du monde ! 

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Futuristic Illustrations

 

« Ça peut nous sembler étrange, mais le 21e siècle a fait rêver et a même été l’objet de nombreux fantasmes. Transport, architecture, robots, ordinateurs… les générations précédentes ont surinvesti le futur. Bon, vérification faite, pas de voiture qui vole (même si le low cost y ressemble), les ordinateurs sont bien surpuissants mais minuscules et pas très spectaculaires, quant aux maisons, elles ressemblent beaucoup aux anciennes. De fait, le rêve se fixe par l’image et principalement le dessin. Ce livre est ainsi une collection de l’imagination japonaise des années 50 à 70, inventive, colorée et gourmande de nouveauté. C’est assez savoureux de tourner ces pages, on éprouve une certaine nostalgie (bien qu’on parle de futur), on retrouve une vision enfantine, sans barrières ni arrières pensées. Un peu comme les Daft Punk avec Goldorak. »

Futuristic Illustrations for Kids of the Showa Era — Our 21st century, 2012, 260 p. Ed. Seigensha.


KENZO - 60, rue de Rennes, Paris.

Plage, surf et sable viennent immédiatement en tête quand on pense à la Californie, principale inspiration de KENZO cette saison. La plage et le pouvoir mystique de l'océan tiennent une place centrale dans le mode de vie local ; une culture que la Californie a su exploiter et vendre à travers moult séries et films. Si vous n'avez jamais eu la chance de vivre l'expérience du surf en Californie, Guillaume le Goff vous offre un transat au premier rang pour voir ou revoir les plus grand moments de surf au cinéma ces 50 dernières années dans sa liste des dix films les plus marquants du genre.

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"Big Wednesday" (1978)

« Big Wednesday – pour chaque génération, l’histoire du passage à l’âge adulte… », telle était la phrase d’accroche du film quand il est sorti. C’est l’un des premiers films de surf majeurs, réalisé par le Californien John Millus. Le film suit la vie de trois jeunes amis californiens talentueux et passionnés de surf, Matt Johnson, Jack Barlowe et Leroy Smith. Ils ont chacun leur propre personnalité et une vie différente, mais ils partagent une destinée commune, surfer un jour la plus grande vague du monde. Couvrant la période de 1962 à 1974, le film raconte l’enfance des protagonistes, puis la guerre du Vietnam et la perte de l’innocence qui s’ensuit, enfin le passage à l’âge adulte. « Big Wednesday » invite le public à contempler les spots classiques en Californie sur les plages de Santa Barbara, Ventura et Malibu et aussi à Hawaii (Pupukea). À la fin, Matt, Jack et Leroy se retrouvent pour le Great Swell de 1974. Ils doivent faire face au plus grand défi de leur vie et doivent tout risquer pour ce « Big Wednesday » unique, qu’ils ont tant attendu. Avec une intrigue bien ficelée et des images de surf incroyables, Spielberg lui-même avait annoncé que BW aurait le même succès que Star Wars ou Les dents de la mer, mais le film n’a pas eu la reconnaissance escomptée. Au final, c’est quand même devenu un film culte.
 

 

 


 

 

"Point Break" (1991)


À sa sortie, Point Break a été présenté comme un film « 100% adrénaline ». Fidèle à cette annonce, le film a séduit le public et la critique avec ses séquences de surf et de chute libre mémorables, avec un casting légendaire et une intrigue haletante. Réalisée par Kathryn Bigelow, Point Break est le film qui a fait de Keanu Reeves, alors inconnu, une star (il reçut l’année suivante le prix de l’homme le plus désirable à la cérémonie des MTV Movie Awards en 1992). D’abord intitulé « Johnny Utah », d’après le personnage joué par Reeves dans le film, puis « Riders on the Storm », en hommage à la chanson des Doors, « Point Break » fut finalement adopté par les producteurs, en référence évidente au monde du surf. En effet, Point Break raconte l’histoire de deux flics qui pourchassent les « Anciens présidents », un groupe de surfers californiens qui braquent des banques, à la recherche d’adrénaline plutôt que d’argent. La dernière scène de « 50-Year Storm » à Victoria, en Australie, montre les plus grandes vagues qu’on ait jamais vues à l’écran…Et, dieu merci, Keanu surfe toujours aujourd’hui.

 

 

"In God's hands" (1998)

 

Après le succès de Point Break, Hollywood a voulu donner au public un film de surf encore plus fou. De là est né « In God’s hands », produit par l’acteur Charlie Sheen et le chanteur et acteur Bret Michaels, et réalisé par Zalman King (9 semaines et demi, L’Orchidée Sauvage). IGH raconte l’histoire d’un groupe de riders qui surfent les plus grandes vagues du monde et qui sont à la recherche de la vague ultime. Allant de spots en spots à travers le monde, des plus exotiques aux plus dangereux (Bali, Madagascar, Hawaii, Mexico), trois surfers pro, Shane (Patrick Shane Dorian, qui a passé onze ans à faire le Surf World Championship Tour en tant que vrai surfer pro d’Hawaii), Mickey (qui a écrit le scénario avec Matt Georges) et Keoni (Matty Liu) profitent de la vie à fond, mais ils ne perdent jamais de vue leur ambition, qui est de surfer les vague les plus impressionnantes, jusqu’à la fin spectaculaire, mais néanmoins heureuse. Les séquences en mer furent tournées par Sonny Miller, le célèbre directeur de la photographie (Die Another Day), dont les angles de vue exceptionnels ajoutent définitivement quelque chose à « In God’s Hands ».
 

 

 

"Once Upon a Wave" (1963)

 

Filmé en couleurs par Walt Phillips (Sunset Surf Craze…) entre 1959 et 1962, « Once Upon a Wave » vous emmène faire un tour de 48 minutes le long de la côte californienne et présente quelques-uns des riders les plus stylés de la région et quelques-unes des meilleures vagues. Vous prendrez plaisir à voir Dewey Weber, Miki Dora ou Lance Carson essayer de surfer la vague parfaite sur la plage de Surf Rider Beach; les riders de grande vague tels que Fred Van Dyke, Peter Cole et Ricky Grigg à Sunset Beach (Huntington) et des légendes tels que Mike Doyle et Robert August, qui dans leur quête de la ride ultime, nous montrent comment garder le contrôle de sa planche dans des locations telles que Steamer Lane (Santa Cruz) ou Haleiwa (Oahu North Shore, Hawaii). Considéré comme un safari de surf vintage, « Once Upon a Wave » témoigne d’un temps plus pur, qui n’existe plus, mais qu’on n’oublie pas.
 

 

 

"Riding Giants" (2004)

 

Écrit et réalisé par Stacy Peralta (Lords of Dogtown) « Riding Giants » est le premier documentaire à ouvrir le festival du film de Sundance. C’est une œuvre impressionnante sur les pionniers légendaires du surf qui ont dédié leur vie à rider les grandes vagues, parmi eux Greg Noll, Gerry Lopez, Jeff Clark, Mickey Munoz, ou plus récemment Laird Hamilton. « Avant que l’homme ne marche sur la lune, un groupe de jeunes hommes a fait le grand saut et a façonné un nouveau mode de vie… » C’est ainsi que s’ouvre « Riding Giants » et cette phrase plante le décor, avant que le film ne retrace comment ces personnages incroyables, de « vrais astronautes de leur temps » qui ne vivaient de rien, si ce n’est de leur passion dévorante, en sont arrivés à défier les forces de l’océan pour inventer un mode de vie complètement nouveau. Depuis Waimea Bay à Hawaii où tout à commencé dans les années cinquante et soixante, à Mavericks dans le Nord de la Californie dans les années soixante-dix et quatre-vingt, ils ont dessiné la carte de la big wave pour les générations à venir. Comme Greg Noll le rappelle dans le film, ils se fichaient de mourir ; ils ne vivaient que pour rider les vagues les plus grandes. Avec un esprit profond et une véritable vision, beaucoup d’extraits d’archives, des entretiens et des scènes de surf époustouflantes, « Riding Giants » reste une référence essentielle aujourd’hui.
 

 

 

 

 

La collection printemps-été 2014 de KENZO est inspirée par la Californie, comme une liaison entre les expériences adolescentes de Carol et d’Humberto. Pour ce film, KENZO a collaboré avec le réalisateur Kahlil Joseph. Habitant de Los Angeles, il s’est fait connaitre par une série d’excellents courts métrages et de clips, pour le morceau « Until the quiet comes »  de Flying Lotus et pour « Black Up » du groupe Shabazz Palaces qui compose la bande son de « Dawn in Luxor ».

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A travers son regard, le monde apparait comme morcelé et paradoxal, comme une série de fragments visuels magnifiques. La vision unique de Joseph vient parfaitement compléter la collection printemps-été 2014 qui a su rendre hommage à la Californie à travers tous ses aspects : sensuelle et brute,  détendue et intense, sophistiquée et libre d’esprit.

 

 

Dans ce court profond et enivrant, Kahlil Joseph met en lumière l’exaltation caractéristique de Los Angeles, comme une ville pleine de mythes et de visions entrecroisés : un homme qui commande du poisson dans un restaurant jamaïcain, la beauté majestueuse d’une femme surplombant la mer de son regard, un beau jeune-homme rendant hommage à un dauphin échoué. Filmé en 16mm, l’amalgame des images –à la fois tout à fait réelles et fantastiques- est déployé à travers une intrigue menée presque uniquement par la pureté des sentiments.

 

« Dawn in Luxor » un film écrit et réalisé par Kahlil Joseph.

 

Avec:
Grace Mahary
Palaceer Lazaro
Tykee Dawkins
Chris "Worm" Lewis

 

Musique par Shabazz Palaces
Photographie par Jason McCormick
Direction artistique par Partel Oliva
Styling par Mobolaji Dawodu & Annabelle Baldero Lacuna
Produit par Onye Anyanwu & Alejandro De Leon
Produit par Pulse Films and What Matters Most

Pour donner le coup d’envoi à notre série sur les films d’inspirations californiennes, nous avons demandé à la jeune réalisatrice Gia Coppola de partager avec nous ses films préférés. Aujourd’hui, nous vous présentons son premier long métrage intitulé PALO ALTO.

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Gia Coppola : Parcours

 

Née le 1er janvier 1987, Gia a grandi à Los Angeles, où elle réside toujours. Elle est allée à l’école de filles Archer School for Girls à Brentwood en Californie avant d’entrer à Bard College, un établissement d’enseignement supérieur prestigieux reconnu notamment pour l’excellence de son département de photographie, le domaine dans lequel Gia a fait ses études. Elle utilise son appareil photo de manière très personnelle et capte tout ce qui rentre dans son champ de vision, en toute décontraction. Elle s’est intéressée au cinéma noir pour un projet, imitant les instantanés des films noirs en utilisant une vieille ampoule de flash pendant les shootings de nuit.


Après avoir obtenu son diplôme en photographie en 2009, Gia a commencé à faire des vidéos commerciales avec ses amis afin de se mettre au défi dans un autre domaine. « Lorsque des créateurs ont commencé à nous engager pour faire de brèves vidéos en ligne avec leurs collections, je songeais à des histoires que je pouvais raconter sans avoir à shooter dans trop d’endroits différents, utilisant mes amis comme acteurs. J’étais vraiment excitée de devoir utiliser le film qui était pour moi un nouveau médium, car cela ajoutait quelque chose à ce que j’étais en train de faire. J’aimais écrire, développer des personnages, raconter une histoire et utiliser des appareils qui étaient différents et aussi plus difficiles à utiliser ». 

 

Première petite-fille de Francis et Eleanor Coppola, Gia n’a jamais connu son père, Gian-Carlo Coppola, qui a perdu la vie dans un tragique accident avant sa naissance. Gia a passé les premières années de sa vie dans la Napa Valley avec sa mère, Jacqui de la Fontaine, avant de finalement retourner à LA.   

PALO ALTO


PALO ALTO est le premier film de Gia Coppola ; une analyse impressionniste de l’angoisse des adolescents et du malaise des parents dans une banlieue américaine. Le scénario s’inspire d’un recueil de nouvelles de James Franco du même nom, dont la société de production Rabbit Bandini a financé et produit le film. 


Avec :
Emma Roberts (“American Horror Story,” We’re the Millers)
Jack Kilmer (première apparition à l’écran)
James Franco (Spring Breakers)
Nat Wolff (Admission, The Fault in Our Stars)
Zoe Levin (The Way, Way Back)
Chris Messina (“The Mindy Project”)
Val Kilmer
 

 

April, adolescente timide et sensible (Emma Roberts) est un peu la petite sainte du lycée. C’est une joueuse de football populaire et elle garde souvent les enfants de son entraîneur Mr. B. (James Franco), un père célibataire. Teddy (Jack Kilmer) est un artiste introspectif dont le meilleur ami et acolyte Fred (Nat Wolff) déborde d’énergie. Impulsif, rien ne l’arrête. Tandis qu’April entame une liaison avec Mr. B. et que Teddy fait des travaux d’intérêt général tout en étant secrètement attiré par April, attirance qui semble être réciproque, Fred séduit Emily (Zoe Levin), une jeune fille solitaire qui espère trouver une forme de reconnaissance en multipliant les partenaires et les expériences sexuelles. De fête en fête, April et Tedd finiront par s’avouer leur affection réciproque, tandis que l’impertinence de Tedd va virer au chaos.

 

'Palo Alto' sortira en salle le 11 juin 2014.
 

 

 

 

Nous avons rencontré Gia Coppola pour la première fois en novembre dernier pour le lancement de notre sac Kalifornia à Los Angeles. Originaire de la Cité des Anges, nous avons vu en elle la personne idéale pour parler cinéma. Elle nous livre ses films californiens préférés.

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« The Long Good-bye : le parfait exemple d’un film qui arrive absolument à ne pas se prendre au sérieux. Un roman de Raymond Chandler traité comme une farce. 

 

Los Angeles Plays Itself: le portrait le plus réaliste de ma ville natale. 

 

The Conversation : j’adore la musique ainsi que le montage son. J’aime les films qui se déroulent à San Francisco.

 

American Graffiti : j’adore les films sur les adolescents qui passent leur temps au volant d’une voiture.  

 

Sunset Boulevard : un film qui prend le point de vue d’un homme mort. Hollywood n’épargne rien ni personne ! 

 

Double Indemnity : Barbara Stanyick est l’une de mes actrices préférées. Un bon vieux classique.  

 

Heat : le meilleur film de hold-up et la meilleure scène de fusillade. Avec Val Kilmer.

 

Zodiac : un film sur un tueur en série qui est en fait un film sur l’obsession. 

 

Chinatown : ce film transforme l’histoire de Los Angeles en un véritable mythe grec, la naissance de LA. L’histoire de LA peut se réduire à la recherche de l’eau. 

 

Je ne sais pour quelle raison, la plupart sont des films policiers... - Gia Coppola »

Le fooding fait partie intégrante du lifestyle KENZO et nous n’avons donc pas pu résister à l’envie de demander à TOILETPAPER sa recette du moment. Avec une date de péremption un peu dépassée, voici le poisson d'avril de TOILETPAPER : la mortadelle au chocolat.

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Ingredients :
 
Chocolat blanc (sucre, beurre de cacao, lait en poudre, lécithine de soja)
Pistaches vertes de Bronte
Colorant alimentaire E129
Le produit peut contenir des traces de gluten et d’arachides.
 
Préparation :
 
Faire fondre le chocolat blanc. 
Formez des disques de chocolat sur du papier acétate.
A l'aide d'un pinceau trempé dans une matière grasse, créez des tâches irrégulières sur la surface des disques.
Découpez les pistaches en deux puis les placer en vrac sur les disques de chocolat.
Colorez les disques en contournant les pistaches pour éviter de les tâcher.
Laissez refroidir et emballez.
 
Un en-cas idéal pour les végétariens en proie au péché !
 
Bientôt disponible sur www.toiletpapermagazine.org

TOILETPAPER est de retour cette saison en créant une seconde campagne pour KENZO, teintée de leur sens de l'humour et d'un surréalisme qui est leur est cher.

Ils nous livrent les secrets de leurs photos si particulières.

 

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KENZINE : La campagne automne-hiver 2013 était un franc succès et beaucoup ont même suggéré qu’elle était une des meilleures de l’année… Vraiment pas mal pour une première campagne en équipe ! Selon vous, qu’est-ce qui fait qu’une campagne est réussie et qu’elle parvient à faire la différence?
Toiletpaper : Les images de Toiletpaper sont faites d’images simples, le genre d’images que l’on peut décrire à des amis à un dîner, sans parvenir cependant à expliquer complètement ce sentiment étrange qu’elles provoquent au creux de l’estomac. C’est la même chose pour la campagne : elle a probablement bien marché parce qu’elle reposait sur cette manière de traiter ce qui nous est familier comme quelque chose de radicalement étrange, et inversement.

 

K : Quels sont les éléments clefs dont vous avez besoin pour créer une campagne pour KENZO (en termes de ton, de couleurs etc…) ?
TP : Il n’y a pas vraiment d’éléments clefs indispensables à chaque fois, car tout changement est bon pour la créativité, alors que la routine ne l’est probablement pas. KENZO est une marque qui correspond à nos idées et à notre vision de la beauté. C’est aussi simple que cela.

K : La première fois où vous avez shooté pour KENZO, je dois dire que l’ambiance sur le set était un peu folle, entre les chevaux, les chatons, le masque d’Humberto… Alors que cette fois-ci, les animaux étaient en plastique. Pourquoi ? Vouliez-vous que cela soit plus sérieux ?
TP : Comme nous l’évoquions tout à l’heure, nous aimons bien de temps en temps tout changer. Cela n’a rien à voir avec le fait d’être sérieux, puisque ces énormes poissons en plastique sont un vrai attentat au bon goût, non ? 

K : Quel était au départ le brief de Carol et Humberto ?
TP : C’est un sentiment étrange, c’est vraiment difficile de se souvenir comment tout a commencé une fois que le travail est achevé… Nous avons probablement parlé de monastères et de l’Orient, et de musique aussi… mais finalement, le brainstorming continue encore pendant le shooting, indépendamment de là où il a commencé, un peu comme le téléphone arabe.

K : Quelles étaient vos sources d’inspiration ? Un peu d’Hokusai ? Le film noir ? La mythologie ? Le surréalisme ?
TP : Pour réussir un bon plat, il faut mélanger beaucoup d’ingrédients, mais aucun ne doit prendre le dessus sur les autres. Souvenez simplement que dans nos plats, ce qui a l’air bon et délicieux peut aussi vous être fatal… Quand vous goûtez, c’est à vos risques et périls !

 

K : Est-ce que vous avez commencé votre travail avec des dessins, des mood boards, des collages ?
TP : Essentiellement des mood boards et des collages, mais nous devons admettre que probablement la chose la plus difficile quand on travaille avec nous est qu’on ne sait jamais à quoi s’attendre une fois que le shooting a commencé : c’est là où les idées se mettent à fuser, comme des grenouilles qui sautent partout dans une mare.

 

K : Qui fait quoi au sein de l’équipe Toiletpaper pendant le shooting ?
TP : il y a des phases de travail au cours desquelles nous discutons tous ensemble, ces moments de partage sont fondamentaux pour préparer le shooting. Puis, naturellement, les rôles se dessinent. Maurizio est un peu comme un deus ex machina qui réussit toujours à garder une distance idéale par rapport aux images, à les critiquer d’une façon neutre. Pierpaolo a cette capacité d’improviser et de réinventer les choses, de modifier une simple virgule ou tout un set, même des choses qui étaient déjà bien établies. Micol est l’œil esthétique et elle sait comment faire pencher la balance au dernier moment, quand le gâteau est prêt et qu’il ne manque plus que la décoration au-dessus.
Dans tous les cas, le territoire de chacun n’a pas de limite claire, et l’invasion des uns et des autres est plus que bienvenue, car il n’y a pas de règles fixes.



K : Comment était-ce de shooter avec des enfants cette fois-ci? Est-ce qu’ils permettent davantage de créativité, de folie, plus d’énergie ?
TP : Nous sommes nous-mêmes des enfants, donc on n’a pas vraiment senti de différence par rapport à d’habitude.

K : Comment était-ce de travailler avec Devon et Paul ?
TP : ils ont été géniaux ! Ce n’est pas facile de trouver des gens qui jouent le jeu et qui respectent les règles !

 

K : Vous avez influencé de nombreux artistes / photographes / designers… quels sont ceux qui vous influencent ?
TP : Un tas d’artistes, de photographes et de designers ! Et beaucoup de gens tout ce qu’il y a de plus ordinaire ! Nous sommes comme des éponges : on se ballade, on voit des choses qui titillent notre imagination et on les absorbe… C’est pour cela que ce n’est pas facile de remonter jusqu’à ceux qui nous ont influencés à l’origine.

 

K : Quel est le meilleur conseil qu’on vous a donné ?
TP : Choisis un job que tu aimes, et tu n’auras pas besoin de travailler un seul jour de ta vie.

 

K : Un secret à nous confier sur le shooting ?
TP : Nous avons ramené le poisson du shooting avec nous et on le garde dans une piscine gonflable. Il est encore là dans notre bureau !

K : Quelles sont vos pièces préférées de la collection printemps-été et pourquoi ?
TP : Nous aimons tellement tout qu’il nous a été littéralement impossible de faire un choix !

 

K : Que partagez-vous avec KENZO en termes de valeurs et d’esthétique ?
TP : On est tous hauts en couleur et on ne se prend pas trop au sérieux…. C’est là le secret pour continuer à être créatif et jeune dans sa tête.

 

K : Pourquoi est-ce important d’être irrévérencieux ?
TP : Parce que si vous l’êtes pas, c’est que vous êtes déjà mort. 

Maurizio Cattelan est l'un des artistes incontournables de ces dernières décennies, bien connu pour son approche satirique et son sens de l'humour décapant.

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Après une rétrospective mémorable au Guggenheim Museum de New York en 2011, Cattelan a annoncé son retrait du monde de l'art pour se consacrer à sa collaboration avec le photographe Pierpaolo Ferrari. De cette passion commune pour l’image est ainsi né Toiletpaper Magazine, dont le format atypique détonne. Textes et publicités en sont bannis pour mieux laisser place à des doubles-pages en couleurs. Micol Talso, qui a rejoint le duo en cours de route, est désormais en charge de la direction artistique du magazine.

 

Voici le portfolio qu'ils ont concocté pour Kenzine.

 

Découvrez leurs Tumblr et vidéos.

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