Tête à Tête avec Synchrodogs - Kenzine, le blog officiel de Kenzo

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Le fooding fait partie intégrante du lifestyle KENZO et nous n’avons donc pas pu résister à l’envie de demander à TOILETPAPER sa recette du moment. Avec une date de péremption un peu dépassée, voici le poisson d'avril de TOILETPAPER : la mortadelle au chocolat.

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Ingredients :
 
Chocolat blanc (sucre, beurre de cacao, lait en poudre, lécithine de soja)
Pistaches vertes de Bronte
Colorant alimentaire E129
Le produit peut contenir des traces de gluten et d’arachides.
 
Préparation :
 
Faire fondre le chocolat blanc. 
Formez des disques de chocolat sur du papier acétate.
A l'aide d'un pinceau trempé dans une matière grasse, créez des tâches irrégulières sur la surface des disques.
Découpez les pistaches en deux puis les placer en vrac sur les disques de chocolat.
Colorez les disques en contournant les pistaches pour éviter de les tâcher.
Laissez refroidir et emballez.
 
Un en-cas idéal pour les végétariens en proie au péché !
 
Bientôt disponible sur www.toiletpapermagazine.org

TOILETPAPER est de retour cette saison en créant une seconde campagne pour KENZO, teintée de leur sens de l'humour et d'un surréalisme qui est leur est cher.

Ils nous livrent les secrets de leurs photos si particulières.

 

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KENZINE : La campagne automne-hiver 2013 était un franc succès et beaucoup ont même suggéré qu’elle était une des meilleures de l’année… Vraiment pas mal pour une première campagne en équipe ! Selon vous, qu’est-ce qui fait qu’une campagne est réussie et qu’elle parvient à faire la différence?
Toiletpaper : Les images de Toiletpaper sont faites d’images simples, le genre d’images que l’on peut décrire à des amis à un dîner, sans parvenir cependant à expliquer complètement ce sentiment étrange qu’elles provoquent au creux de l’estomac. C’est la même chose pour la campagne : elle a probablement bien marché parce qu’elle reposait sur cette manière de traiter ce qui nous est familier comme quelque chose de radicalement étrange, et inversement.

 

K : Quels sont les éléments clefs dont vous avez besoin pour créer une campagne pour KENZO (en termes de ton, de couleurs etc…) ?
TP : Il n’y a pas vraiment d’éléments clefs indispensables à chaque fois, car tout changement est bon pour la créativité, alors que la routine ne l’est probablement pas. KENZO est une marque qui correspond à nos idées et à notre vision de la beauté. C’est aussi simple que cela.

K : La première fois où vous avez shooté pour KENZO, je dois dire que l’ambiance sur le set était un peu folle, entre les chevaux, les chatons, le masque d’Humberto… Alors que cette fois-ci, les animaux étaient en plastique. Pourquoi ? Vouliez-vous que cela soit plus sérieux ?
TP : Comme nous l’évoquions tout à l’heure, nous aimons bien de temps en temps tout changer. Cela n’a rien à voir avec le fait d’être sérieux, puisque ces énormes poissons en plastique sont un vrai attentat au bon goût, non ? 

K : Quel était au départ le brief de Carol et Humberto ?
TP : C’est un sentiment étrange, c’est vraiment difficile de se souvenir comment tout a commencé une fois que le travail est achevé… Nous avons probablement parlé de monastères et de l’Orient, et de musique aussi… mais finalement, le brainstorming continue encore pendant le shooting, indépendamment de là où il a commencé, un peu comme le téléphone arabe.

K : Quelles étaient vos sources d’inspiration ? Un peu d’Hokusai ? Le film noir ? La mythologie ? Le surréalisme ?
TP : Pour réussir un bon plat, il faut mélanger beaucoup d’ingrédients, mais aucun ne doit prendre le dessus sur les autres. Souvenez simplement que dans nos plats, ce qui a l’air bon et délicieux peut aussi vous être fatal… Quand vous goûtez, c’est à vos risques et périls !

 

K : Est-ce que vous avez commencé votre travail avec des dessins, des mood boards, des collages ?
TP : Essentiellement des mood boards et des collages, mais nous devons admettre que probablement la chose la plus difficile quand on travaille avec nous est qu’on ne sait jamais à quoi s’attendre une fois que le shooting a commencé : c’est là où les idées se mettent à fuser, comme des grenouilles qui sautent partout dans une mare.

 

K : Qui fait quoi au sein de l’équipe Toiletpaper pendant le shooting ?
TP : il y a des phases de travail au cours desquelles nous discutons tous ensemble, ces moments de partage sont fondamentaux pour préparer le shooting. Puis, naturellement, les rôles se dessinent. Maurizio est un peu comme un deus ex machina qui réussit toujours à garder une distance idéale par rapport aux images, à les critiquer d’une façon neutre. Pierpaolo a cette capacité d’improviser et de réinventer les choses, de modifier une simple virgule ou tout un set, même des choses qui étaient déjà bien établies. Micol est l’œil esthétique et elle sait comment faire pencher la balance au dernier moment, quand le gâteau est prêt et qu’il ne manque plus que la décoration au-dessus.
Dans tous les cas, le territoire de chacun n’a pas de limite claire, et l’invasion des uns et des autres est plus que bienvenue, car il n’y a pas de règles fixes.



K : Comment était-ce de shooter avec des enfants cette fois-ci? Est-ce qu’ils permettent davantage de créativité, de folie, plus d’énergie ?
TP : Nous sommes nous-mêmes des enfants, donc on n’a pas vraiment senti de différence par rapport à d’habitude.

K : Comment était-ce de travailler avec Devon et Paul ?
TP : ils ont été géniaux ! Ce n’est pas facile de trouver des gens qui jouent le jeu et qui respectent les règles !

 

K : Vous avez influencé de nombreux artistes / photographes / designers… quels sont ceux qui vous influencent ?
TP : Un tas d’artistes, de photographes et de designers ! Et beaucoup de gens tout ce qu’il y a de plus ordinaire ! Nous sommes comme des éponges : on se ballade, on voit des choses qui titillent notre imagination et on les absorbe… C’est pour cela que ce n’est pas facile de remonter jusqu’à ceux qui nous ont influencés à l’origine.

 

K : Quel est le meilleur conseil qu’on vous a donné ?
TP : Choisis un job que tu aimes, et tu n’auras pas besoin de travailler un seul jour de ta vie.

 

K : Un secret à nous confier sur le shooting ?
TP : Nous avons ramené le poisson du shooting avec nous et on le garde dans une piscine gonflable. Il est encore là dans notre bureau !

K : Quelles sont vos pièces préférées de la collection printemps-été et pourquoi ?
TP : Nous aimons tellement tout qu’il nous a été littéralement impossible de faire un choix !

 

K : Que partagez-vous avec KENZO en termes de valeurs et d’esthétique ?
TP : On est tous hauts en couleur et on ne se prend pas trop au sérieux…. C’est là le secret pour continuer à être créatif et jeune dans sa tête.

 

K : Pourquoi est-ce important d’être irrévérencieux ?
TP : Parce que si vous l’êtes pas, c’est que vous êtes déjà mort. 

Maurizio Cattelan est l'un des artistes incontournables de ces dernières décennies, bien connu pour son approche satirique et son sens de l'humour décapant.

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Après une rétrospective mémorable au Guggenheim Museum de New York en 2011, Cattelan a annoncé son retrait du monde de l'art pour se consacrer à sa collaboration avec le photographe Pierpaolo Ferrari. De cette passion commune pour l’image est ainsi né Toiletpaper Magazine, dont le format atypique détonne. Textes et publicités en sont bannis pour mieux laisser place à des doubles-pages en couleurs. Micol Talso, qui a rejoint le duo en cours de route, est désormais en charge de la direction artistique du magazine.

 

Voici le portfolio qu'ils ont concocté pour Kenzine.

 

Découvrez leurs Tumblr et vidéos.

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Pour le printemps-été 2014, Carol et Humberto ont mêlé punk et minimalisme pour créer les imprimés et les coupes graphiques de la collection printemps-été 2014.

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C’est en grandissant à Los Angeles pendant l’âge d’or du punk californien que le duo a été inspiré par cette esthétique englobant aussi bien la musique que la mode et les arts plastiques. On pense au logo d'un groupe culte de la scène d'Orange County, composé de bandes noires et blanches dessinées à l’encre de chine et revisité dans la collection au travers de top ou de pantalons courts droits. On pense également aux vagues dessinées au feutre noir, rattachées à cette scène là et que l'on retrouve imprimées sous forme de clin d'oeil sur des tops ou des accessoires.

Devon Aoki est l’égérie de notre campagne printemps-été 2014, réalisée une nouvelle fois en collaboration avec nos amis de TOILETPAPER.

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Ses origines américaines, européennes et asiatiques  et son visage de poupée ont fait d’elle l’une des tops les plus atypiques et les plus adulées. Pour cette campagne, c’est en sirène qu’on la redécouvre dans un univers surréaliste aux couleurs pétantes.

L’architecture californienne est l’une des grandes sources d’inspiration de la collection femme printemps-été 2013. On retrouve par exemple des talons métalliques perforés qui rappellent par leur forme angulaire l’architecture des case study houses: des volumes minimalistes rectangulaires et métalliques et par leur aspect perforé celle des bâtiments futuristes googie qui puisent leur inspiration du côté de la conquête spatiale.

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Pour le défilé de la collection homme automne-hiver 2014, c’est à nouveau l’architecture américaine qui inspire Carol et Humberto mais cette fois c’est au tour des villes pluvieuses du Nord-Ouest et de leurs maisons d’ouvriers mystérieuses et fantomatiques de planter le décor. Et si justement ils ont choisi ces maisons presque banales en apparence c’est parce – tout comme la collection qu’elles illustrent – elles comportent plusieurs niveaux de lecture. Cet hiver, les choses ne seront pas ce qu’elles paraissent…

Le zygomatique, ou plutôt l'ensemble des 17 muscles du sourire, était le choix évident pour boucler notre KENZOPEDIA.

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Kenzo Takada était bien connu pour son sourire radieux et son talent pour passer des éclats de rire à la plus grande concentration en l'espace de quelques secondes. Aujourd'hui, ses successeurs Carol et Humberto sont adeptes du travail des zygomatiques avec l'ensemble de leurs collaborateurs. S'amuser est une attitude, un état d'esprit mais aussi une façon d'interpréter la mode. 

Voici notre huitième double page de la série par Synchrodogs autour de nos pièces rubans.

Direction artistique et concept : Synchrodogs
Assistante : Megane Laroche
Stylisme : Annabelle Lacuna

Carol et Humberto sont de vrais aficionados des nouvelles technologies. Leurs vies hyper-connectées sont partagées en ligne sur les réseaux sociaux et KENZO est le terrain de jeux parfait pour qu'ils expérimentent de nouvelles formes d'expression digitale.

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Ils placent constamment l'innovation au coeur de leurs codes : en juin dernier par exemple ils ont choisi de présenter un film mettant en scène les hologrammes des silhouettes de la collection automne-hiver 2013, durant les journées particulières de LVMH. Kenzine et notre présence en continu sur les réseaux sociaux sont un autre exemple de cette volonté digitale, révélant les inspirations de Carol et d'Humberto, vous dévoilant les coulisses de la maison ou vous offrant une vision en temps réel des activités de la marque. L'innovation va aussi transformer de plus en plus notre réseau de magasins avec de nouveaux espaces digitaux, qui connecteront tous les aspects de la maison pour une experience numérique 360°.

Voici notre Tête à Tête avec les photographes ukrainiens de Synchrodogs qui ont réalisé pour nous la série "Spread Of The Week" autour de nos pièces rubans. Composé de Tania et Roman, le duo nous explique le choix de son nom ainsi que quelques anecdotes sur l'influence de l'Ukraine dans leur travail.

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KENZINE : D’où vous vient votre nom, Synchrodogs ?
SYNCHRODOGS : On a en nous quelque chose d’animal et d’assez canin, qui s’exprime en particulier dans notre comportement. D’où le mot « Dogs ». En même temps on se sent très proches l’un de l’autre, dans ce qu’on trouve beau ou laid : nos goûts et nos perceptions sont en quelque sorte « synchronisés ». Ces deux éléments mis ensemble donnent « Synchrodogs » et nous caractérisent bien.

 

K : Pouvez-vous nous parler de vos formations, de votre expérience ?
S : On est tous les deux Ukrainiens, autodidactes en photographie et en art puisqu’on est diplômé d’universités à vocation plutôt technologiques. Tania aurait dû être bibliothécaire ou archiviste et Roman aurait dû travailler dans la robotique. On a donc eu la chance que des amis nous mettent un appareil photo entre les mains et nous incitent à nous lancer dans la photographie !

 

K : Comment vous êtes-vous rencontrés et comment avez-vous commencé à travailler ensemble ?
S : Comme nous venons à la base de deux villes différentes, situées à huit heures de train l’une de l’autre, on remercie internet d’avoir rendu possible notre rencontre. En 2008, nous avions chacun une page sur un site communautaire de photographie pas terrible dans la catégorie « super-old-school », et c’est par ce biais qu’on s’est contacté. On a fait de la photo chacun de notre côté pendant un an avant de se rencontrer et on en était à peu près à ce même stade de « débutant ambitieux ».

 

K : Synchrodogs est un duo, qui fait quoi ?
S : Chacun de nous fait tout. D’abord, on trouve de nouvelles idées, puis on essaye de trouver des idées encore meilleures à partir des premières. On crée ensuite des accessoires et nous nous efforçons de trouver des lieux où nous pouvons prendre les photos. Entre temps, on parle un peu technique, genre cadrage et composition. Dans notre duo, personne n’est le modèle et nous sommes tous deux des photographes, même s’il est vrai que nous nous mettons souvent en scène dans les images. Il est plus facile d’expliquer à notre propre corps plutôt qu’à un modèle ce qu’il doit faire pour que la photo ressemble à ce que nous avons imaginé. Mais nous utilisons principalement cette approche lorsqu’on travaille sur des projets personnels.

 

K : En parlant de ça, avez-vous des projets solos ? Ou travaillez-vous avec d’autres artistes ?
S : Non, il n’y a pas d’œuvre d’art signée Tania Shcheglova ou Roman Noven, on fait tout ensemble sous le nom de Synchrodogs.

 

K : L’Ukraine est-elle une source d’inspiration ? Kenzo Takada a été profondément influencé par les cultures slaves dans les années 1980. Votre travail possède-t-il une dimension folklorique ?
S : Pour nous, l’Ukraine demeure un pays très tribal, aux modes de vie primitifs teintés d’un vague sentiment post-soviétique. Les gens veulent être à la mode, mais comme ils n’ont pas d’argent et qu’ils ne lisent pas de magazines de mode étrangers ils doivent faire preuve d’imagination pour tirer le maximum de glamour de leur petit budget. Cela crée pour nous une toile de fond  absolument unique : nous vivons dans un pays où une fille sur deux porte des talons hauts dorés pour aller acheter du pain dans la boutique d’à côté. Notre projet Misha Koptev est une bonne illustration de cette mode authentique.

 

K : Pouvez-vous expliquer le concept qui sous-tend votre édito pour la section « Spread of the Week » ?
S : Le concept de base était d’utiliser du matériel comme des nœuds, des empiècements, des tissus, des rubans et des broches, pour créer des looks s’inscrivant dans le prolongement de la collection KENZO automne-hiver 2013.

 

K : Vous mettez vos modèles dans des situations et des poses abstraites. Comment décririez-vous votre relation avec le corps humain, en général ?
S : Dans nos projets artistiques personnels, le rôle de l’humain est diminué, la personne représente quelque chose d’abstrait, quelque chose qui n’existe que dans le contexte de la nature, quelque chose qui interagit dans le contexte de l’univers. On prolonge ça aussi nos images commerciales où l’on préfère que le modèle ne soit pas trop glamour mais plutôt émouvant voire même parfois un peu gauche.

 

K : D’où vous vient cette obsession qui consiste à photographier des nus sur les rivages de lacs gelés ou dans la forêt, en plein hiver ?
S : On n’est pas non plus complétement obsédés par les forêts, mais c’est vrai que beaucoup de nos projets personnels ont un lien avec la nature, comme la série « Animalism, Naturalism ». On doit aussi admettre qu’on aime bien se déconnecter de la ville de temps en temps et se retrouver sans personne, sans immeuble autour de nous.

 

K : Quels sont les 5 lieux que vous conseillez de visiter en Ukraine ?
S : 1) La chaîne des Carpates et ses cimes enneigées.
2) La presqu’île de Crimée, sa nature sauvage, la mer et le jardin d’Eden de Yalta.
3) La ville de Lviv, avec ses monuments historiques et ses ruelles étroites.
4) Kiev, car c’est la capitale.
5) Louhansk et son ghetto, le pire d’Ukraine.