Les dix meilleurs films de surf - 1èr partie - Kenzine, le blog officiel de Kenzo

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Plage, surf et sable viennent immédiatement en tête quand on pense à la Californie, principale inspiration de KENZO cette saison.  Guillaume Le Goff présente la deuxième partie de son liste des meilleurs films de surf. 

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"Lords of Dogtown" (2005)

 

« Ils sont partis de rien pour tout changer… » C’est un fait, il y a un avant et un après les Z Boyz. « DogTown & Z-Boyz » (2001) était au départ un documentaire sur la naissance du skate dans une période où la culture dominante était celle de la plage et du surf, plus précisément à Venice Beach (c’est-à-dire « Dogtown ») et Santa Monica. Le documentaire a été réalisé par Stacy Peralta et est narré par Sean Penn. Il contient aussi des contributions originales de Craig Stecyk, le co-fondateur de Zephyr Skate et Glen E. Friedman, le photographe légendaire.
Le film brillamment réalisé rencontra un énorme succès dans le monde. Il évoque l’émergence du skate dans le Dogtown des années soixante-dix et le rôle dominant des « héros locaux du surf et du skate », tels que Jay Adams, Tony Alva et Stacy Peralta de la Zephyr skateboard Team, surnommés les Z Boys. Aux côtés de Skip Engblom, le créateur de planches et manager de la Zephyr Team, ces pionniers ont vraiment établi la transition entre le surf et le skate et ils ont contribué à rendre le surf populaire en ridant dans la rue, les cours d’école et bien sûr, toutes ces piscines vides californiennes, véritable terre promise pour les skaters.
« Les seigneurs de Dogtown » (2005) a été réalisé par Catherine Hardwicke et écrit par Stacy Peralta. Il est basé sur les faits réels. Avec une pincée de drame tout hollywoodien, un scénario habile et une bande-son incluant Neil Young, David Bowie et Black Sabbath, le film a permis de faire connaître la genèse du skate californien à des millions de gens à travers le monde.
 

 

 

"Chasing Mavericks" (2012)

 

Également inspiré d’une histoire vraie, « Chasing Mavericks » est le blockbuster de surf le plus récent d’Hollywood. Jay (James) Moriarty est sauvé de la noyade à huit ans par Frosty Hesson, un big wave rider. Frosty Hesson devient quelques années plus tard le mentor de James et l’entraîne à dépasser ses limites pour arriver à réaliser le rêve de sa vie : surfer Mavericks, un spot de surf légendaire dont personne ne croit à l’existence. Mavericks est l’une des plus grandes vagues de la planète, créée une fois par décennie par la houle dans le Nord de la Californie à Half Moon Bay près de Santa Cruz, en Californie. Après des mois d’une préparation intense physiquement et émotionnellement, un jour, la vague arrive. Devant un large public qui s’est rassemblé sur la plage ou sur des bateaux pour l’occasion, James, après un wipeout mémorable lors de son premier essai, dont la photo finie en couverture de Surfer magazine, arrive à remonter sur sa planche et parvient à conquérir Mavericks alors qu’il n’a que 16 ans à peine. Sa légende vit maintenant pour toujours.
 

 

 

"Endless Summer" (1966)

 

Référence incontournable dans le genre du film de surf, « Endless Summer » a fait connaître la véritable expérience du surf à un public plus large et a inspiré la naissance du surf lifestyle, véritable phénomène : faire le tour du monde pour rider et avoir le plaisir d’être sur la plage, au soleil, avec sa bande d’amis.
Pour la première fois à l’écran, le réalisateur et narrateur Bruce Brown, qui est lui-même un surfer californien passionné, suit deux jeunes surfers locaux, Mike Hynson et Robert August, désireux de faire l’expérience d’un été sans fin, à la recherche de la vague parfaite. Pour réaliser leur rêve, ils se rendent dans de nouveaux spots de surf, la plupart d’entre eux n’ayant jamais été vus et ni ridés par personne : ils voyagent au Ghana, à Tahiti, en Australie, en Nouvelle Zélande ou à Cape Town, au célèbre Cape St. Francis. Au cours de leurs périples, ils embarquent avec eux des figures de surf célèbres tels que Rodney Sumpter et Nat Young, tout comme des héros locaux, qui deviennent leurs amis pour la vie. À sa sortie, le film fut décrit par le Time magazine comme « une ode brillante au soleil, au sable et au surf », tandis que le New Yorker le décrivit comme « un film brillant et parfait ». Avec une bande son originale par The Sandals, ce film est souvent considéré comme le meilleur film de surf de tous les temps ; c’est une clef pour comprendre la culture du surf et, plus important encore, pour se réchauffer le cœur.
 

 

 

"One California Day" (2007)

 

En opposition à la tendance des documentaires de surf qui se focalisaient sur des destinations de plus en plus branchées, « One California Day » regroupe des histoires, des expériences et des spots de surf, qui ensemble forment un film divertissant, réalisé par Mark Jeremias et Jason Baffa, qui sont tous les deux nés en Californie et y ont grandi. Filmé sur une pellicule couleur en 16mm, le film révèle des endroits merveilleux tels que Crescent City au Nord d’Imperial Beach dans le Sud près de San Diego. Pour Jeremias et Baff, il n’y a pas besoin d’aller bien loin pour faire l’expérience de la liberté et de la joie qu’offre le short ou le long board. Les plages californiennes et les spots le long de ses côtes, avec ses gens charmants, ses traditions et son histoire originale, offre tout ce qui est nécessaire pour ceux qui cherchent à passer une bonne journée de surf. Filmé avec les excellents surfeurs Joe Curren, Lance Carlson, Alex Knost et Joel Tudor, ils ont même réussi à attaper un Big Wednesday historique, celui de la décennie, dans le Nord. Ainsi, cette journée passée en Californie est absolument parfaite.
 

 

"Little Victories"(2013)

"Little Victories" est un film de surf de 30 minutes réalisé par Perry Gershkow, un réalisateur de Marin Couty en Californie, qui nous emmène le long de la côte dans le nord de la Californie, à la recherche de nouveaux territoires à explorer. C’est un film à la fois simple et joyeux. Ici, chaque vaque conquise est une « petite victoire » pour les protagonistes, un groupe d’amis proches qui vivent pour le surf et qui ont un style cool et de super tricks, comprenant des rippers locaux tels que Tyler Payne, Colin Dwyer, Bryce Adams and Jordan Stern. Regardez cette œuvre pleine d’humilité, prenez le temps d’apprécier sa vibe magnifique et sa bande-son rock géniale. Il y aura alors de grandes chances que vous pensiez à réserver un billet pour Santa Cruz ou San Francisco pour voir enfin cette folie douce de vos propres yeux.

 

Aussi à régarder :


"Thicker Than Water" (2000)

"Momentum" (2001)

"Step into Liquid" (2003)

"A Broke Down Melody" (2004)

"These are Better days" (2004)

"The Seedling", "Sprout", "The Present" (2007-2009)

"Stoked & Broke" (2010)

"The Ductumentary" (2013)

"Secret Sound" (2013)
 

 

 

 

 

 

 

Plage, surf et sable viennent immédiatement en tête quand on pense à la Californie, principale inspiration de KENZO cette saison. La plage et le pouvoir mystique de l'océan tiennent une place centrale dans le mode de vie local ; une culture que la Californie a su exploiter et vendre à travers moult séries et films. Si vous n'avez jamais eu la chance de vivre l'expérience du surf en Californie, Guillaume le Goff vous offre un transat au premier rang pour voir ou revoir les plus grand moments de surf au cinéma ces 50 dernières années dans sa liste des dix films les plus marquants du genre.

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"Big Wednesday" (1978)

« Big Wednesday – pour chaque génération, l’histoire du passage à l’âge adulte… », telle était la phrase d’accroche du film quand il est sorti. C’est l’un des premiers films de surf majeurs, réalisé par le Californien John Millus. Le film suit la vie de trois jeunes amis californiens talentueux et passionnés de surf, Matt Johnson, Jack Barlowe et Leroy Smith. Ils ont chacun leur propre personnalité et une vie différente, mais ils partagent une destinée commune, surfer un jour la plus grande vague du monde. Couvrant la période de 1962 à 1974, le film raconte l’enfance des protagonistes, puis la guerre du Vietnam et la perte de l’innocence qui s’ensuit, enfin le passage à l’âge adulte. « Big Wednesday » invite le public à contempler les spots classiques en Californie sur les plages de Santa Barbara, Ventura et Malibu et aussi à Hawaii (Pupukea). À la fin, Matt, Jack et Leroy se retrouvent pour le Great Swell de 1974. Ils doivent faire face au plus grand défi de leur vie et doivent tout risquer pour ce « Big Wednesday » unique, qu’ils ont tant attendu. Avec une intrigue bien ficelée et des images de surf incroyables, Spielberg lui-même avait annoncé que BW aurait le même succès que Star Wars ou Les dents de la mer, mais le film n’a pas eu la reconnaissance escomptée. Au final, c’est quand même devenu un film culte.
 

 

 


 

 

"Point Break" (1991)


À sa sortie, Point Break a été présenté comme un film « 100% adrénaline ». Fidèle à cette annonce, le film a séduit le public et la critique avec ses séquences de surf et de chute libre mémorables, avec un casting légendaire et une intrigue haletante. Réalisée par Kathryn Bigelow, Point Break est le film qui a fait de Keanu Reeves, alors inconnu, une star (il reçut l’année suivante le prix de l’homme le plus désirable à la cérémonie des MTV Movie Awards en 1992). D’abord intitulé « Johnny Utah », d’après le personnage joué par Reeves dans le film, puis « Riders on the Storm », en hommage à la chanson des Doors, « Point Break » fut finalement adopté par les producteurs, en référence évidente au monde du surf. En effet, Point Break raconte l’histoire de deux flics qui pourchassent les « Anciens présidents », un groupe de surfers californiens qui braquent des banques, à la recherche d’adrénaline plutôt que d’argent. La dernière scène de « 50-Year Storm » à Victoria, en Australie, montre les plus grandes vagues qu’on ait jamais vues à l’écran…Et, dieu merci, Keanu surfe toujours aujourd’hui.

 

 

"In God's hands" (1998)

 

Après le succès de Point Break, Hollywood a voulu donner au public un film de surf encore plus fou. De là est né « In God’s hands », produit par l’acteur Charlie Sheen et le chanteur et acteur Bret Michaels, et réalisé par Zalman King (9 semaines et demi, L’Orchidée Sauvage). IGH raconte l’histoire d’un groupe de riders qui surfent les plus grandes vagues du monde et qui sont à la recherche de la vague ultime. Allant de spots en spots à travers le monde, des plus exotiques aux plus dangereux (Bali, Madagascar, Hawaii, Mexico), trois surfers pro, Shane (Patrick Shane Dorian, qui a passé onze ans à faire le Surf World Championship Tour en tant que vrai surfer pro d’Hawaii), Mickey (qui a écrit le scénario avec Matt Georges) et Keoni (Matty Liu) profitent de la vie à fond, mais ils ne perdent jamais de vue leur ambition, qui est de surfer les vague les plus impressionnantes, jusqu’à la fin spectaculaire, mais néanmoins heureuse. Les séquences en mer furent tournées par Sonny Miller, le célèbre directeur de la photographie (Die Another Day), dont les angles de vue exceptionnels ajoutent définitivement quelque chose à « In God’s Hands ».
 

 

 

"Once Upon a Wave" (1963)

 

Filmé en couleurs par Walt Phillips (Sunset Surf Craze…) entre 1959 et 1962, « Once Upon a Wave » vous emmène faire un tour de 48 minutes le long de la côte californienne et présente quelques-uns des riders les plus stylés de la région et quelques-unes des meilleures vagues. Vous prendrez plaisir à voir Dewey Weber, Miki Dora ou Lance Carson essayer de surfer la vague parfaite sur la plage de Surf Rider Beach; les riders de grande vague tels que Fred Van Dyke, Peter Cole et Ricky Grigg à Sunset Beach (Huntington) et des légendes tels que Mike Doyle et Robert August, qui dans leur quête de la ride ultime, nous montrent comment garder le contrôle de sa planche dans des locations telles que Steamer Lane (Santa Cruz) ou Haleiwa (Oahu North Shore, Hawaii). Considéré comme un safari de surf vintage, « Once Upon a Wave » témoigne d’un temps plus pur, qui n’existe plus, mais qu’on n’oublie pas.
 

 

 

"Riding Giants" (2004)

 

Écrit et réalisé par Stacy Peralta (Lords of Dogtown) « Riding Giants » est le premier documentaire à ouvrir le festival du film de Sundance. C’est une œuvre impressionnante sur les pionniers légendaires du surf qui ont dédié leur vie à rider les grandes vagues, parmi eux Greg Noll, Gerry Lopez, Jeff Clark, Mickey Munoz, ou plus récemment Laird Hamilton. « Avant que l’homme ne marche sur la lune, un groupe de jeunes hommes a fait le grand saut et a façonné un nouveau mode de vie… » C’est ainsi que s’ouvre « Riding Giants » et cette phrase plante le décor, avant que le film ne retrace comment ces personnages incroyables, de « vrais astronautes de leur temps » qui ne vivaient de rien, si ce n’est de leur passion dévorante, en sont arrivés à défier les forces de l’océan pour inventer un mode de vie complètement nouveau. Depuis Waimea Bay à Hawaii où tout à commencé dans les années cinquante et soixante, à Mavericks dans le Nord de la Californie dans les années soixante-dix et quatre-vingt, ils ont dessiné la carte de la big wave pour les générations à venir. Comme Greg Noll le rappelle dans le film, ils se fichaient de mourir ; ils ne vivaient que pour rider les vagues les plus grandes. Avec un esprit profond et une véritable vision, beaucoup d’extraits d’archives, des entretiens et des scènes de surf époustouflantes, « Riding Giants » reste une référence essentielle aujourd’hui.