Musique - Kenzine, le blog officiel de Kenzo

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Cette saison, KENZO pose ses valises en Californie, là où ont grandi Carol et Humberto. Nous avons demandé à Joy Yoon – auteure du livre “The best things to do in Los Angeles – 1001 ideas” (Universe / Rizzoli International)” – de sélectionner pour nous les adresses les plus surprenantes et inattendues de Los Angeles. Notre cinquième catégorie est "musique" et avec Coachella qui approche, nous commencerons par un petit détour du côté de Palm Springs.

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Ce festival est l'endroit parfait pour faire d'une pierre trois coups ! Rendez-vous donc à l'Empire Polo Club à Indio pour voir autant de groupes qu'il est humainement possible de le faire. Bien qu'on ne soit pas techniquement à Los Angeles, on a fait une exception pour Coachella, qui se tient dans le désert du Colorado, pour son statut légendaire de festival le plus hot de la Californie du Sud, au sens propre comme au figuré. Durant 6 jours (la programmation se répète sur deux week ends) en avril, les têtes d'affiche et les talents émergents du monde entier font le plaisir de vos yeux et de vos oreilles. Les artistes majeurs s'y sont reformés, d'autres y ont connu la débacle, un artiste décédé y a même été réssuscité en hologramme 3D. Avec des programmations chaque année plus attrayantes, le festival promet des moments inoubliables ! Bien sûr, ces trois jours de musique et de fêtes peuvent sembler un peu durs et vous souffrirez sûrement des longues traversées à travers la foule, de la chaleur, du manque de douches mais Coachella est une expérience qui vaut le détour. Note : une fois que vous êtes dans la région de Indio, accordez-vous un petit milshake, ils sont délicieux ! Les dates sont le produit star de la vallée de Coachella qui produit 95 % de la production américaine.

 

Tiré du livre "The best things to do in Los Angeles – 1001 ideas", par Joy Yoon (Universe / Rizzoli International).


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Empire Polo club, 81-800 Avenue 51 à Indio

www.coachella.com

Toiletpaper nous livre sa playlist estivale et intemporelle !

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Young MC - Bust A Move

Tone-Loc - Funky Cold Medina
Carly Simon - Why
Inner City - Big Fun
808 State - Cubik Olympic
A Guy Called Gerald - Voodoo Ray
Alan Vega - Jukebox Baby
Cameo - Candy
Sly & The Family Stone - Family Affair
Hall & Oates - I Can't Go For That
Chemise - She Can't Love You
Apollonia 6 - Sex Shooter
B.V.S.M.P - I Need You
Sigue Sigue Sputnik - Love Missile F1-11
Sheila - Spacer
Cheri - Murphy's Law
Flying Lizards - Lovers And Other Strangers

 

Carrie est guitariste et chanteuse du groupe Sleater-Kinney depuis le début des 90s. Elle partage aussi l'affiche de la série de Portlandia avec Fred Armisen depuis quatre saisons. Nous l'avons interviewée la semaine dernière au sujet de la culture et de la scène musicale West Coast.

Voilà sa playlist pour une heure en voiture dans Los Angeles !

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Angel Olsen - Hi Five

Kendrick Lamar - Backseat Freestyle
El-P and Killer Mike - Sea Legs
Foxygen - No Destruction
St. Vincent - Bring Me Your Loves
Ike and Tina Turner - It Ain't Right (Lovin' to be Lovin')
David Bowie - Fashion
King Krule - Border Line
John Maus - Hey Moon
Fire Engines - Get Up And Use Me
Dicks - Off Duty Sailor
Dead Kennedys - California Uber Alles
Ministry - The Missing
Misfits - She
Blood Orange - You're Not Good Enough
Ornette Coleman - Theme From A Symphony

 

La californie est l'inspiration principale de la collection printemps-été. C'est aussi l'endroit où Carol et Humberto ont grandi. Avec l'aide de quelques amis inspirés, nous essayons cette saison de mieux cerner ce qui la particularité du golden state et Carrie Brownstein fait évidemment partie de nos interlocuteurs de référence.

Carrie s'est faite connaître à l'époque où elle était chanteuse et guitariste de Sleater-Kinney au début des années 90 et elle partage actuellement l'affiche de Portlandia avec Fred Armisen. Elle nous livre ses impressions sur la culture et la scène musicale de la côté ouest aujourd'hui.

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KENZINE: Tu es originaire de Seattle, quelles sont selon toi les spécificités culturelles qui ont fait de la Côte Ouest le berceau de la contre-culture américaine ? 

Carrie Brownstein: Je crois que la Côte Ouest a toujours fait figure d’exception. Même d’un point de vue migratoire, l’Ouest incarne l’esprit pionnier, la Frontière. Mais une fois qu’on a atteint l’océan, qu’est-ce qui reste à faire ? Il faut trouver de nouvelles frontières à franchir, de nouveaux espaces à conquérir. Dans le rétroviseur, il y a le reste de l’Amérique ; sur la côte Ouest, on a la chance de pouvoir regarder en arrière, de pouvoir emprunter ou de pouvoir s’inspirer de ce qui est derrière soi, mais aussi de le détourner. Il faut innover. Il y a aussi un paysage particulier dans l’Ouest, qu’il faut intérioriser : un espace vaste, accidenté, avec le désert, la forêt, des couleurs éclatantes et des gris oppressants. Si vous combinez toutes ces choses dans l’esprit de quelqu’un de sensible comme un artiste ou un scientifique, vous obtenez un freak ou en tous cas une certaine folie, et je dis ça dans le sens le plus positif du terme.


K: Comment décrire les différences entre le nord de la Californie et le sud ? 

C.B.: Dans le sud de la Californie, tout est montré, étalé, public, dans le nord, tout est caché. Ainsi, dans le sud, il y a des gens qui jouissent du fait d’être vus et connus, ou qui souhaitent le devenir. L’art, la musique et le roman parlent de cette obsession de tout vouloir étaler et de ce que cela fait de vivre dans un endroit qui est tout autant un signifiant qu’un lieu géographique. Mais il y a aussi un élan, qui émane des artistes mais aussi de l’ensemble de la communauté, pour créer des niches, des abris où règnent le calme et la tranquillité. Je songe ici au surf, aux Summer goths, au punk rock, à la culture des restaurants undergrounds, au skate, à tous ces gens qui se protègent du feu des projecteurs en créant ces espaces d’ombres figuratives où ils peuvent vivre et qui les inspirent. Dans le nord de la Californie, la culture mainstream est née des marges. Ceux qui vivaient cachés ont été découverts et acceptés : je pense à la culture queer, à ceux qui font pousser de la beuh, aux penseurs radicaux, aux nerds férus de technologie. Ainsi, dans le nord de la Californie ce fut un voyage de l’intérieur vers l’extérieur, alors que dans le sud ce fut l’inverse. Ca créé une tension bizarre et cool.


K: Pour KENZO, un autre thème important cette saison est la surpêche… Parlons un peu des grandes causes à défendre. Dans les années quatre-vingt dix, tu as joué un grand rôle au sein du mouvement riot grrrl, qui est né à Olympia. Peux-tu expliquer à nos lecteurs, notamment aux plus jeunes, de quoi il s’agissait ? Quelles valeurs défendiez-vous en tant que femmes et en tant que musiciennes ? 

C.B.: Nous les femmes, nous voulions pouvoir exister sur la scène musicale. À cette époque, la scène punk et indé était dominée par les hommes, il n’y avait pas autant de femmes qui jouaient dans les groupes. Il y avait une vraie frontière dans la musique en termes de sexe. La masculinité définissait tout : la musique, mais aussi le fait d’être une rock star. Etre un musicien et être une femme vous condamnaient non seulement à être en dehors de la scène, mais aussi à être en dehors de la musique, comme si la musique était incompatible avec le fait d’être une femme, comme si cela ne pouvait être quelque chose de naturel. Donc beaucoup de femmes avaient l’impression qu’elles devaient se réapproprier la musique et que pour y arriver, elles devaient réécrire les règles. Les groupes comme Bikini Kill, Heaven to Betsy et Bratmobile évoquaient dans leurs chansons ce qu’être une femme voulait dire. C’était bien sûr la seule expérience qu’elles connaissaient. Elles ont fait preuve d’audace et de courage tout en donnant un nouveau souffle à la narration : elles ont marqué l’histoire de la chanson et réussi à insérer dans l’écriture des morceaux leurs propres histoires et leurs perspectives. Elles ont pris les devants et elles ont essuyé les plâtres, de sorte que les groupes qui ont suivi ont pu parler de tout ce qu’ils voulaient dans leurs chansons et ils ont pu mettre à mal la notion que la musique ou qu’un certain son dépendait d’un sexe en particulier. Mon groupe Sleater-Kinney a été créé vers la fin de cette période. Je suis du coup extrêmement reconnaissante de toutes les avancées qui avaient déjà été faites. Nous voulions juste que l’on nous voie comme un groupe libre de se définir comme il l’entendait. 

 

K: Comment as-tu changé le monde de la musique ? Comment as-tu fait bouger les choses ? 

C.B.: C’est difficile de répondre. Tout ce que je sais, c’est que quand je regarde autour de moi, je vois tellement de créations formidables dans la mode, les films, ou la musique qui sont un héritage direct de la musique des années 90 ou 2000. On avait alors le sentiment qu’une vraie révolution avait lieu, que tout se jouait à ce moment-là. Sauf que de nos jours,  le véritable enjeu est le partage, et je trouve ça génial. Quand tu te bats pour exister et pour tes désirs, tu avances dans la vie les poings serrés. Tu es sur la défensive et tu dois te définir par la négative, par tout ce que tu n’es pas. Tandis que maintenant, il y a le sentiment que la force est au niveau de la représentation. L’art est plus accueillant, la communauté et la générosité l’emportent. 


K: En 2009, tu as travaillé sur la bande-originale du documentaire "Women Art Revolution" de Lynn Hershman Leeson. Est-ce que tu te voies encore comme une riot grrrl ou une féministe ? 

C.B.: Je suis féministe. Et je viens de lire un passage dans le nouveau recueil de nouvelles de Lorrie Moore qui résume parfaitement mon sentiment sur cette question : « En tant que féministe, tu ne dois jamais t’en prendre aux autres femmes. », lui déclara un voisin. « En tant que féministe, je te demande de ne plus m’adresser la parole, » Kit lui répondit. En gros, je ne veux pas que le féminisme serve à faire en sorte que les femmes se sentent mal et culpabilisent. Et j’aime l’idée que les hommes puissent être féministes. Ils le peuvent. Ce n’est qu’une façon, parmi tant d’autres, d’envisager le monde et ses enjeux. 


K: La quatrième saison de Portlandia comporte une liste impressionnante de guest stars. Pourrais-tu partager une anecdote amusante qui ce serait déroulée pendant le tournage ? 

C.B.: Nous étions avec Steve Buscemi en train de filmer la fin d’une scène épique, intitulée « Celery ». Nous jouons un couple sur un yacht, qui vogue vers le soleil couchant (ou plutôt qui navigue sur une rivière sous le ciel gris de Portland). Nous avons fait une centaine de mètres environ avant de heurter un banc de sable et nous avons tous les deux failli passer par dessus bord ! Je ne dirais pas que les stars qui participent à la série ne courent pas de danger, mais au moins on s’amuse. Steve a adoré, c’est toujours un honneur de travailler avec lui, il est tellement brillant. Nous avons vraiment de la chance qu’autant de musiciens et d’acteurs veuillent venir à Portland travailler avec nous. 

 

Carrie porte un perfecto K et une blouse resort.

Daniel Sannwald est un photographe et réalisateur allemand, qui vit entre Londres et Munich. Il a réalisé, pour le nouveau single de M.I.A " Y.A.L.A", une vidéo colorée à grand renfort de néons, dans laquelle elle porte une robe KENZO Lotus Eyes dress et des bijoux KENZO par Delfina Delettrez. Il nous parle de sa collaboration avec l'artiste et le magazine... 

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"J'ai adoré travailler avec M.I.A.  Je l'ai rencontrée pour la première fois il y a un moment, pour shooter la pochette de son album. Tout est basé sur la confiance et l'appréciation mutuelle du travail de chacun entre nous. On avait beaucoup aimé travailler ensemble et on a pensé que ce serait cool de faire une vidéo tous les deux un jour. J'étais plutôt ravi quand le projet i-D x Kenzo x MIA est arrivé ! Le brief est parti d'un dialogue ouvert entre i-D, M.I.A et moi. C'est plutôt un esprit libre donc elle a modifié le morceau trois fois avant le shooting. C'est vraiment pour ça que l'apprécie autant : elle bosse vraiment à l'instinct, comme moi. C'était un peu stressant de réaliser une vidéo en si peu de temps mais je suis super content du résultat final. Je voulais créer une histoire visuelle plutôt qu'un objet narratif. L'idée était de créer une sorte de trip psyché avec beaucoup de couleurs et le track nous a donné le rythme de ce voyage visuel. Il nous a aussi orienté sur la façon d'utiliser et d'appliquer certains effets. On a aussi essayé de choisir des looks qui fonctionnaient bien avec la lumière U.V. J'aime beaucoup la façon dont ils brillent dans l'obscurité, dans certaines parties de la vidéo.

 

MIA a une vision vraiment forte, ce qui est plutôt rare aujourd'hui chez les artistes, je trouve. Elle veut s'assurer que le travail produit reflète vraiment son message artistique. En tous cas, elle a toujours traité ce projet comme une collaboration entre nous deux et on a eu de la chance que nos visions créatives soient proches".

Pour célébrer l’inauguration de son nouveau site internet i-D.co, i-D, le célèbre magazine britannique de mode et lifestyle s’est associé à KENZO en parrainant la vidéo officielle du nouveau titre de l’artiste acclamée par la critique M.I.A, « Y.A.L.A » (You Always Live Again). Ce morceau est le dernier titre extrait de l’album de M.I.A « Matangi ».

 

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La vidéo, réalisée par Daniel Sannwald, montre M.I.A en prêtresse vêtue d’or avec des vêtements et bijoux de la collection Automne Hiver 2013 de KENZO. M.I.A porte aussi une veste sur-mesure en jacquard imprimé du motif Oeil ainsi que des boucles d’oreilles en ruban Œil issues de la collaboration de Delfina Delettrez avec KENZO.

C’est la seconde fois que KENZO participe à un projet avec l’artiste M.I.A. La marque avait déjà collaboré pour la création de la musique de son défilé Automne Hiver 2013/2014 à la Samaritaine en mars 2013.


Pour plus d’informations sur i-D, visitez www.i-D.co
Pour plus d’informations sur M.I.A, visitez http://www.miauk.com/matangi

Cette saison, nous voyons des yeux partout ! Dans la mode, l'art, la cuisine ou la musique. Voilà donc notre mixtape autour de l'oeil. 10 morceaux que vous connaissez déjà probablement...

 

Numéro #1 : "Eye In The Sky" par The Alan Parsons Project

Génial producteur et ingénieur du son ayant collaboré avec les Beatles ou Pink Floyd au début des 70’s, Alan Parsons a aussi écrit quelques tubes absolus et intergénérationnels comme cet increvable Eye In The Sky. Vintage, mais toujours aussi moderne.

 

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Numéro #2 : "Mind & Eyes" par Nite Jewel
Loin des pop songs arty qui lui ont valu de sortir un disque sur le label Italians Do It Betters, la Californienne Ramona Gonzalez, alias Nite Jewel, façonne ici une soul pop d’un classicisme assumé qui rappelle les atmosphères cotonneuses chères à Sade.  

 

Numéro #3 : "Needles In The Camel’s Eye" de Brian Eno

Morceau d’ouverture de "Here Come The Warm Jets", le premier album solo de Brian Eno, ce morceau noisy et percussif sorti en 1974 peut être considéré comme l’un des prémices du punk. 

Numéro #4 : "Red Eye" de Kid Cudi feat. HAIM
L’ancien protégé de Kanye West s’entoure des trois californiennes de Haim le temps de ce duo downtempo et émotif, tout en plages synthétiques. Un slow en version 2.0.  

 

Numéro #5 : "A Tooth For An Eye" de The Knife
L’énigmatique duo suédois propose ici un mantra électroïde dont lui seul a le secret. Indescriptible, inclassable et indéfinissable, ce titre fait partie de l’album "Shaking The Habitual", paru en 2013.   

Numéro #6 : "My Right Eye" de Laurie Anderson
La femme et la machine se confondent sur cette étrange berceuse signée de la papesse de la musique expérimentale. Cinq minutes de toute beauté à écouter impérativement au casque pour entendre Laurie Anderson nous parler au creux de l’oreille. 

Numéro#7 : "Tokyo Eye" de Sonic Youth
Avec Tokyo Eye, issu de leur album" Experimental Jet Set Trash And No Star", les new-yorkais s’amusent à détourner un riff de guitare très hard rock, pour en faire une tempête noise au milieu d’un morceau d’un calme olympien. 

Numéro #8 : "Dorothy Dandridge Eyes" de Janelle Monae feat. Esperanza Spalding

Avant-dernier titre de "The Electric Lady", le dernier album de Janelle Monae, ce morceau qui marche clairement sur les traces de Stevie Wonder doit son nom de l’Américaine Dorothy Dandridge, première actrice noire à s’être imposée à Hollywood. 

Numéro #9 : "The Man With The Child In His Eyes" de Kate Bush
Cette chanson extraite de son deuxième album, Kate Bush l’a écrite quand elle avait 13 ans. Elle l’a enregistrée trois ans plus tard au studio AIR de Londres, sous la direction du guitariste de Pink Floyd David Gilmour, qui l’a découverte et a lancé sa carrière.   

Et pour clore cette compilation, vient à la dixième place le morceau "Eye" des The Smashing Pumpkins
Ce titre mélancolique et minimal qui figure sur la bande originale de Lost Highway est l’un des rares morceaux 100% électroniques du groupe de Chicago. Une parenthèse aérienne dans leur discographie saturée. 


 

L'oeil - élément iconique de notre collection femme automne-hiver - a toujours inspiré la mode et l'art. Voilà une sélection de pochettes d'album qui déclinent le thème avec brio.

 

The Pretty Things
Savage Eye
Le groupe de rock 60’s The Pretty Things publie avec "Savage Eye" son huitième album et le deuxième sur le label de Led Zeppelin, Swan Song Records. Il est sorti en 1975, soit un an avant le départ du groupe de Phil May, chanteur et dernier membre fondateur encore en activité. 

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Michael Jackson
Dangerous
La pochette du Dangerous de Michael Jackson contient une foule de détails et de significations cachés, de symboles maçonniques en clins d’œil au Magicien d’Oz ou à Disney. Elle a été réalisée par le peintre Mark Ryden, chef de file des nouveaux surréalistes américains.

The Residents
Eskimo
Les masques en forme d’œil sont la marque de fabrique des Residents, collectif américain connu pour sa musique avant-gardiste et son travail multimédia. Auteur de plus de soixante albums, la formation sévit depuis le milieu des années 70. Cet album est sorti en 1979 et a été présenté au moment de sa sortie comme un concept album sur les Inuits.

Strawbs
Burning For You
Ce groupe anglais formé à la fin des années 60 a fait appel à son concitoyen Patrick Woodroffe pour concevoir la pochette de cet album paru fin 70’s. Woodroffe est également l’auteur de la pochette du disque "Sad Wings Of Destiny", du groupe de métal Judas Priest. 

Gang Gang Dance
God’s Money
C’est Brian Degraw, l’un des membres de ce groupe new-yorkais, qui a réalisé la pochette de cet album paru en 2005. Elle a été conçue à partir d’une photo de Nathan Maddox, un membre du groupe qui a trouvé la mort en 2002 en étant foudroyé lors d’un orage. Pour son créateur, l’idée était que les yeux de Maddox circulent à travers le monde.

INVISIBLE EYE

Le groupe Chateau Marmont est, tout comme nous, très porté sur les yeux !
Voilà leur toute nouvelle vidéo "Invisible Eye" par Shinya Sato.

 

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Les Chateau Marmont jouent à la Maroquinerie, à Paris, ce jeudi 19 septembre !

Pour notre défilé printemps-été 2014, Humberto et Carol ont demandé à MIKE D. de produire un morceau inspiré de la scène californienne. Le résultat s'appelle "Humberto vs The New Reactionaries. Christine and the Queens remix by Mike D.", un morceau très influencé par la scène punk californienne !


Mike nous raconte tout le processus de création...

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KENZINE: Qu'est-ce qui t'a inspiré pour écrire ce morceau ?

MIKE D.: En parlant à Humberto, j'ai voulu mettre en valeur ce qui l'avait inspiré: le hardcore américain, comme Black Flag, Bad Brains, Circle Jerks mais j'ai ensuite voulu moderniser un peu le résultat, ou c'est plutôt que j'ai pas pu faire autrement que de twister un peu ces influences je pense.

 

K: Qu'est-ce qui fait que tu as eu envie de travailler avec Carol et Humberto et la marque KENZO ? Comment est née cette collaboration ?

M: C'est un ami commun qui nous a présentés: Spike Jonze. Mon expérience m'a toujours montré que lorsque des gens bien sont réunis par d'autres bonnes personnes, ce sont toujours des choses positives qui en resortent. Et voilà.

 

K: Comment cette collaboration a-t-elle avancé ?
M: Je me suis plongé dedans directement, envoyant de la musique à Humberto et Carol pour avoir leurs feedbacks, pendant que je progressais.

 

K: Est-ce que tu écoutes de la musique quand tu travailles sur un morceau ?

M: Pas directement, à partir du moment où je suis en mode créatif, c'est parti. MAIS j'ai écouté un nombre raisonnable de disques de trap et je pense que les choses ont pris corps assez naturellement, de là.

 

K: Dans quelle mesure penses-tu que la production et les sons que tu as choisi reflètent l'esprit de la collection ?

M: Je partage la même passion qu'Humberto pour le punk américain et son énergie brute et je pense qu'elle a influé sur la collection et la bande-son que j'ai produite.

 

K: Dans quelles conditions as-tu enregistré ?

M: Principalement chez Oscilloscope laboratories, à New York.

 

K: Est-ce que c'était la première fois que tu produisais une bande-son pour un défilé ? En quoi est-ce différent de l'écriture d'un album ?

M: Oui c'était vraiment la toute première fois et c'est pour ça que j'ai accepté. Ca s'apparentait plus à composer la musique d'un film en quelque sorte, sans pouvoir voir le film !

 

K: Durant un défilé les modèles marchent et ne dansent pas. Quelles sont les règles à respecter lorsque l'on doit écrire un morceau pour faire marcher les gens  ?

M: Je crois que le fait de ne pas connaître ces règles m'a justement rendu ce processus plus confortable.

 

K: Tu as toujours eu un style reconnaissable. Dans quelle mesure la mode a-t-elle une importance dans ta vie de tous les jours? Quel est l'aspect de la mode qui t'intéresse le plus ?

M: J'ai toujours été plus captivé par les gamins qui ont clairement leur propre style. Ceux qui s'habillent, marchent et bougent à leur rythme, parfois des années avant que quiconque n'ait les mêmes idées.


K: Quelles valeurs penses-tu avoir en commun avec KENZO ?

M: Le rythme et l'énergie.

 

K: Est-ce que Paris a une valeur sentimentale particulière pour toi ?

M: Oui, et à beaucoup de points de vue d'ailleurs, que ce soit avec ma vraie famille ou la "famille" que représente mon groupe.


K: Sur quel projet travailles-tu ou vas-tu travailler prochainement ?

M: Ce projet KENZO!

 

K: Si tu pouvais aller n'importe où dans le monde, où choisirais-tu d'aller ?

M: Il y a tellement d'endroits. Le Maroc et l'Afrique du Nord. L'Egypte. Certains spots de surf en Indonésie ou au Mexique, où je ne suis jamais allé encore.

 

L'interview a été réalisée la veille du défilé.