AU PREMIER RANG DU DéfILé FEMME AUTOMNE-HIVER 2014 - Kenzine, le blog officiel de Kenzo

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La collection automne-hiver est un hommage à David Lynch. En plus de l'aura mystérieuse et de la dimension cinématographique de la saison, les références à son oeuvre sont nombreuses et foisonnantes : on les retrouve dans les imprimés et le choix des couleurs de nos collections. Pour le troisième et dernier chapitre de la saison, le défilé femme a été mis en scène et en musique par le réalisateur en personne et nos mannequins lui ont adressé un clin d'oeil appuyé avec un maquillage très Blue Velvet !

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Retrouvez la collection femme automne-hiver 2014 sur notre eshop.

La collection automne-hiver dans son ensemble est inspirée par l’œuvre de David Lynch et le thème du miroir brisé fait des apparitions récurrentes sur les imprimés, la campagne de Toilet Paper ou les vitrines de la saison.


Pacôme Thiellement est l’auteur de « La Main gauche de David Lynch », un livre qui nous explique que l’œuvre de David Lynch est en réalité une méditation sur la télévision. Nous avons donc souhaité qu’il revienne plus en détail sur cette symbolique du téléviseur cassé.

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« Twin Peaks s’ouvre sur l’image d’un miroir. Face à celui-ci, l’héritière de la scierie Packard, Josie Packard, jouée par l’actrice Joan Chen, se maquille en chantonnant d’une voix chuintante, presque étouffée – pendant ce temps, son beau-frère, Pete Martell, interprété par Jack Nance, part à la pêche, découvrant alors le cadavre de Laura Palmer (Sheryl Lee). « Elle est morte… Enveloppée dans du plastique… ».

 

Tout le long de la série, nous reverrons le miroir, associé au dibbouk (un esprit ou démon qui habite le corps d'un individu auquel il reste attaché. Un dibbouk peut être exorcisé) Bob (Frank Silva), prenant son plaisir dans la vision des visages apeurés de ses victimes. C’est quand son suppôt, Leland (Ray Wise), père et assassin de Laura Palmer, se regarde dans un miroir que Bob apparaît : l’homme n’est alors plus considéré que comme une coquille vide, une enveloppe contenant des « influences errantes », avec « un grand trou là où sa conscience devrait se trouver ». Ayant infiltré sa proie par la souffrance, et les perversions que celle-ci a engendrées, le dibbouk est désormais seul maître de ce pur véhicule de pulsions criminelles qu’est devenu le « coupable » de l’assassinat de Laura Palmer.


Au milieu de la série, l’agent du FBI Dale Cooper, héros de la série (Kyle MacLachlan) arrête Leland ; celui-ci se suicide en cellule, laissant Bob s’enfuir et chercher une nouvelle proie. L’agent Cooper est retenu dans la ville et une nouvelle aventure commence à travers laquelle celui-ci est à nouveau guidé par des signes. Mais ceux-ci ne l’aident plus à résoudre une enquête policière, ils le transportent jusqu’aux frontières du monde : la Black Lodge, accessible au cœur d’un cercle de douze sycomores, mais située en dehors de l’espace et du temps. Cooper y entre et suit un parcours contre-initiatique qui le vide de son être et fait de lui une ombre. Twin Peaks se ferme également sur l’image d’un miroir. C’est le miroir de la salle de bain d’une des chambres de l’hôtel du Grand Nord – mais celui-ci est brisé par l’agent Cooper. Il vient d’apercevoir le visage de Bob à la place du sien.  

Le héros que nous avons aimé et suivi s’est vu incubé par le Mal qu’il tentait de combattre. Et la série qui se donnait comme un miroir de l’âme du spectateur vient d’être brisée, laissant celui-ci seul, inquiet, face à un Mal qu’il devra désormais combattre seul, sans l’aide de l’agent Cooper ni aucun autre personnage. Twin Peaks, ce sont deux pics jumeaux. Ce sont aussi deux êtres en miroir l’un de l’autre : la série et son spectateur. Si la relation entre « télévision » et « miroir » n’était pas suffisamment claire, le film Twin Peaks – Fire Walk with me, qui rejoue initiatiquement ce que la série jouait contre-initiatiquement, s’ouvre sur un téléviseur brisé et s’achève par la vision d’un Ange. En explosant une télévision fourmillant d’électricité, le film rappelle que, désormais, le combat contre les forces psychiques ténébreuses devra se faire dans la vie. Mais la série pourra officier comme notre guide ; une aile dans ce monde-ci, et une aile dans l’autre.

 

Le but de Twin Peaks, c’est que la vie ressemble à Twin Peaks, et pas seulement la télévision ! Le but de Twin Peaks, c’est que le spectateur à son tour voit le dibbouk dans son miroir, et pas seulement dans celui de Cooper. Le but de Twin Peaks, c’est de nous « qualifier » à notre tour comme chevaliers épiphaniques – et reprendre le combat que les agents du FBI de David Lynch ont perdu : Dale Cooper, mais aussi Chet Desmond (Chris Isaak) et Philip Jeffries (David Bowie), tous deux disparus dans des circonstances mystérieuses avant l’affaire Laura Palmer. Le Miroir de Twin Peaks se retrouvera dans les films suivants de David Lynch. Dans Lost Highway, c’est le miroir où l’on voit Renée Madison (Patricia Arquette) se regarder, dans sa salle de bains – la dernière image du personnage avant sa disparition et son remplacement par Alice Wakefield. Dans Mulholland Drive, ce sont les deux jeunes filles (Naomi Watts, Laura Harring) qui se regardent dans un miroir avant de s’embrasser, de faire l’amour et d’être envoyées jusqu’au Silencio, le centre contre-initiatique qui déboîtera leur âme et plongera leur réalité dans les ténèbres.

 

Ce Miroir, c’est le « Miroir du Prince » des récits de chevalerie traditionnels, persans ou arthuriens. Les « Miroirs du Prince » sont des préparations pour un combat. Et ce combat est un combat de chaque instant qui passe d’abord par l’exploration de chaque fragment du monde comme les pièces d’un puzzle qui nous regarde. Dans chaque instant de notre vie il y a un dragon à affronter et une princesse à sauver – et souvent les deux ne sont qu’une seule et même personne. Le miroir marque toujours le lieu de l’élection initiatique. Il nous rappelle que nous ne sommes pas seuls à regarder le monde ; le monde aussi nous regarde dans les yeux. Nous attendons quelque chose de lui. Lui, en retour, attend quelque chose de nous.

 

Pour cela, il faut que nous le mettions en pièces. Le monde ne commence à nous reconnaître que lorsque nous sommes brisés : le cœur en miettes, l’âme mille fois pressée et compressée, des larmes plein le visage. Le monde ne nous aime que brisés, l’os à découvert, la chair brûlante. Mais réciproquement nous ne commençons à comprendre le monde que lorsque nous le découvrons par morceaux : fragments, éclats épars comme des poèmes – avec leurs mots jetés sur le hasard de la page. C’est le sens de la chanson de Leonard Cohen, Anthem : « Il y a une brisure dans chaque chose. C’est comme ça que la lumière pénètre. » Même le monde, même les anges ont le cœur brisé. C’est pour ça que nous pouvons communiquer avec eux. Nous sommes tous également brisés – et c’est à partir de ce point que nous pouvons commencer à nous parler, nous comprendre, nous aimer. »

 

C'est bientôt Halloween ! Cette saison, l'oeuvre de David Lynch est à l'honneur dans nos collections et c'est donc tout naturellement du côté de Twin Peaks que nous avons puisé notre inspiration pour vous guider dans le choix de vos tenues. Des costumes qui vous apporteront en plus de l'élégance une aura de mystère ! Première sur la liste : Laura Palmer.

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Laura Palmer est la coqueluche de toute la ville, à Twin Peaks. Pourtant, sous ses airs de sainte elle cache de nombreux secrets... Pour ce look, arborez une perruque blonde toute en volume et enfilez cette robe noire aux accents 80s. Pour parfaire le tout, il vous faudra maîtriser son rire diabolique, en démo dans la vidéo ci-dessus.

Accessoirisez le look avec ces chaussures compensées...

 

Notre collection est inspirée par l'oeuvre de David Lynch et les images de Twin Peaks alors imaginez dans quel état nous avaient mis les rumeurs d'un retour de la série culte il y a quelques mois.

 

Puis plus rien... Le mystère restait entier. Jusqu'à ce tweet de David Lynch il y a quelques jours - simultanément avec Marc Frost : "Chers amis de twitter : Ce chewing gum que vous aimez tant revient à la mode"! #damngoodcoffee

 

Deux citations iconiques de la série. Ça ne pouvait être un hasard... Aujourd'hui, une annonce officielle est finalement tombée !

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Regardez la vidéo ci-dessus et vous découvrirez une Laura Palmer comme au bon vieux temps, un message annonçant “25 ans plus tard” suivi du début du générique de Twin Peaks et une date : 2016.


Il semblerait que nous ayons donc à attendre encore deux ans avant de pouvoir découvrir cette suite sur Showtime. David Lynch et Mark Frost sont en tous cas sur l'écriture et la production de neuf nouveaux épisodes, tous réalisés par Lynch et rien ne pouvait nous rendre plus heureux !

 

Notre imprimé Broken Floor de la collection automne-hiver 2014 puise son inspiration dans les décors d'une série culte et d'un sentiment de distorsion étourdissant, comme une résonnance à la devise de cette saison : "les apparences sont parfois trompeuses".

 

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Broken Floor reprend le motif à chevrons noirs et blancs que l'on retrouve du sol au plafond dans le 'Black Lodge', une pièce énigmatique découverte dans le dernier épisode de la série culte Twink Peaks de David Lynch. KENZO s'est amusé à déconstruire puis reconstruire ce motif afin de délibérément brouiller les pistes. Broken Floor hypnotise les visiteurs de notre pop-up store KENZO loves Printemps en recouvrant ses murs ; dans l'eshop il envoûte des foulards, des tshirts ou encore des chemisiers.

 

Squares est l'un des imprimés de la saison automne-hiver 2014. Ses motifs jouent sur la perspective et l'illusion d'optique, des éléments récurrents dans les collections KENZO.

 

 

 

 

 

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Les carrés de l'imprimé rappellent l'univers cinématographique en dessinant les films négatifs typiques de son imagerie. Le réalisateur David Lynch est en effet au cœur des collections homme et femme et l'on retrouve son influence dans les nombreux imprimés comme Monster ou Doors. Tous font référence de façon directe à son oeuvre à travers des indices subtils issus de sa filmographie.

 

Découvrez Squares dans notre e-shop sur des manteaux ou des pulls.

Notre rubrique Book Corner explore les inspirations de chaque saison à travers une sélection d'ouvrages disponibles dans nos boutiques KENZO et commentés par Angelo Cirimele. Pour célébrer le lancement en boutiques et en ligne de nos collections automne-hiver 2014, Angelo nous parle cette semaine de « Chaos Theory of Violence and Silence », le catalogue de l'exposition de David Lynch au Aomori Museum of Art, au Japon en 2013. L'œuvre de David Lynch est au cœur de l'inspiration cette saison, le réalisateur a d'ailleurs collaboré avec Carol et Humberto pour créer la bande son et le décor du défilé femme en février dernier.

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Je n’ai jamais su quoi penser de l’idée d’ « artiste global », au sens d’un génie touche-à-tout, capable de manier plusieurs formes narratives ou visuelles. Mais il faut avouer que David Lynch nous a joué quelques drôles de tours : découvert comme cinéaste dont les récits flirtaient avec le fantastique, il a été l’un des premiers à investir l’idée de feuilleton télévisé, avant que les séries acquièrent la respectabilité qu’on leur connaît. Ce catalogue d’exposition de l’artiste Lynch présente également des peintures, des scénographies ou des images de bonhommes de neige menaçants. Ce qui se dégage de cette succession apparemment chaotique, c’est l’unité de l’univers de Lynch : un fantastique teinté de réel, des backgrounds composés comme des décors et un futur indécidable, au sens ou le récit peut emprunter les voies du glamour comme du monstrueux. C’est probablement la puissance de cet univers qui a incité Carol et Humberto à faire du travail de l’artiste l’inspiration de la dernière collection.

« Chaos theory of violence and silence », David Lynch, 2012, 136 p. Ed. Akaaka.

KENZO – 60, rue de Rennes, Paris. 

Carol et Humberto ont puisé leur inspiration dans le monde fantasque de David Lynch pour leurs deux dernières collections (hommes et pré-collection automne) et leur engouement pour son travail a atteint un nouveau sommet aujourd’hui avec la présentation de leur collection femme automne-hiver 2014 à Paris. Pour le final grandiose de cette trilogie cinématographique, le duo s’est associé au réalisateur mythique : Lynch, qui a composé la musique du défilé, imaginé toute une ambiance et élaboré la scénographie, qui incluait de façon théâtrale une sculpture géante au bout du podium. « On avait depuis longtemps prévu de collaborer avec lui pour le final », nous a confié Humberto avec enthousiasme après le défilé. 


 

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L’empreinte de Lynch se donnait à voir partout et tout le temps : l’ambiance clandestine du lieu tendu de noir, la configuration du podium semblable à un labyrinthe, le rythme de la batterie martelant la musique… Même le popcorn au caramel servi aux invités semblait être un clin d’œil à son obsession pour l’Amérique. « Tout a été conçu par lui », a déclaré Humberto. « Les miroirs, la configuration du podium, même la façon de marcher des filles… tout devait donner l’impression qu’elles étaient en train de se perdre. »


 

Bien que l’œuvre de Lynch soit considérable et variée, ce défilé marque sa première incursion dans le milieu des défilés de mode. « Il n’avait jamais travaillé sur un défilé, donc je crois que le processus l’intriguait », a expliqué Carol.


 

Quant aux vêtements, le duo a entrepris de créer une collection “à travers le regard de David Lynch”, une garde-robe pour l’héroïne lynchéenne moderne. Comme toujours chez Kenzo, les imprimés sont le point fort de cette collection, et les silhouettes sont comme jamais auparavant mises à l’honneur. Les volumes sont exagérés et contrastés pour créer un effet dramatique : les jupes de patineuses volumineuses se portent sur les looks ajustés, les tops péplum sont près du corps et les tailleurs pantalons matelassés surprennent par leur épaisseur. Les apparences sont trompeuses.


Les « créatures outils » que l’on avait déjà vues déjà dans la collection homme automne-hiver 2014 ont fait leur retour. D’autres imprimés sont directement inspirés de l’univers de Lynch : des chaines de montagne se reflétant dans des miroirs brisés se détachent sur du jaune citron et un motif à chevron poussé à l’extrême en devient presque psychédélique.

 

Au premier rang, Leigh Lezark, Jessica Alba et Mademoiselle Yulia, habituées des défilés Kenzo, faisaient déjà leur shopping, et il est fort probable que les pochettes portant l’inscription « Forever, no ? » figureront sur leurs wishlists ! Bien que Lynch ne pût être présent, une autre personnalité lumineuse était là : le fondateur de la marque - M. Kenzo Takada - a fait acte de présence pour montrer son soutien sans faille à la nouvelle équipe. « Lorsque nous préparons notre collection, c’est à lui que nous pensons. Nous sommes donc ravis de voir son enthousiasme pour ce que nous faisons », a commenté Humberto backstage.

Nos meilleurs ambassadeurs étaient rassemblés ce matin devant la Cité de la Mode à Paris pour créer la rencontre des yeux et des tigres de l'automne 2013 avec les poissons et les vagues de cette saison !

 

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Ce matin la famille KENZO était réunie au grand complet à La Cité de la Mode à Paris pour encourager Carol et Humberto et découvrir la collection.
Un magnifique premier rang où Jessica Alba, Rila Fukushima, Jeanne Damas, Mademoiselle Yulia, Delfina Delettrez, Suzie Bubble, Chiara Ferragni, Atlanta de Cadenet et Tao Okomonto portaient leurs silhouettes de la saison préférées.

Même Kenzo Takada nous avait honorés de sa présence !

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