LA PRé-COLLECTION KENZO 2014 - Kenzine, le blog officiel de Kenzo

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L’imprimé Peaks puise son inspiration dans les paysages montagneux qui entourent la région connue sous le nom de Nord-Ouest Pacifique dont Seattle et Portland sont les villes les plus connues.

 

 

 

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Les états de l’Oregon et du Washington sont bien connus pour leurs paysages spectaculaires où se mêlent littoraux accidentés, forêts luxuriantes et sommets massifs.

 

La série Twin Peaks de David Lynch se déroule dans une ville imaginaire de cette région et cet imprimé rend hommage au don du réalisateur pour créer des histoires dont la lecture s’opère toujours à différents niveaux. L’imprimé Peaks ressemble d'ailleurs également à une maison à deux toits, typique de cette partie des Etats-Unis, et reflète ainsi la nature double de la communauté habitant Twin Peaks : à la fois emplie de bonté mais également tourmentée par un mal extérieur et indéfinissable.


La palette des couleurs de l’imprimé renvoie à des tons crépusculaires caractéristiques de ces territoires aussi brumeux qu’énigmatiques. L’ombre que l’on retrouve derrière Peaks joue également sur l’effet produit par les spots d’éclairage des plateaux de cinéma, un élément que l’on retrouve d’ailleurs dans un autre imprimé de la collection : Doors.


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Doors est l’un des nombreux imprimés que l’on trouve dans la pré-collection automne-hiver 2014 reposant sur une thématique inspirée du monde du cinéma. Les portes qui composent l’imprimé ne mènent nulle part mais sont alignées de sorte à former un motif trompe l’œil rappelant une pellicule 35mm.

 

 

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Le contraste des couleurs de cet imprimé rappelle l’effet produit par l’intensité des spots d’éclairages cinématographiques et le déroutant jeu d’ombres portées qu’ils produisent inévitablement. Comme la majorité des autres imprimés, Doors crée l'illusion : sa réalité ne se dévoile pas au premier regard et il est nécessaire de s’y intéresser de plus près pour découvrir ce que les motifs représentent réellement.

 

Les produits Doors en bleu ou en blanc, comme les jupesles chemises et les robes sont disponibles dans l’e-shop.

Dans la main de Mme la Liberté elle-même, cette main tendue à la teinte vert-de-gris, se trouve l’origine de la fascination ancestrale des Amériques pour les illuminations, qu’elles soient en néon ou sous d’autres formes. Balayant New York de son regard omniscient, du port jusqu’aux nombreux lieux de mémoire, La Liberté Eclairant le Monde, sa torche pour toujours brandie aux yeux de la nation, symbolise pour tous l’indépendance et la liberté américaines, inébranlables.
Malgré l’affection que portent les Américains à la luminescence colossale, le néon n’a cependant pas été inventé sur ces rivages dorés. Il s’agit en fait de deux chimistes britanniques, Sir William Ramsay et un certain Morris W. Travers, qui à la fin du 19e siècle à Londres découvrirent le gaz de néon, dont le nom provient du grec νέον, qui signifie nouveau.


C’est en 1923 que le néon est apparu dans le pays de la liberté, plus précisément dans la cité des Anges, par le biais du parisien Georges Claude et d’un concessionnaire automobile Packard en Californie. Ainsi, la première enseigne au néon célébrait Packard, en mêlant inextricablement l’obsession américaine pour l’automobile, sa fascination pour la consommation et la publicité avec le néon lui-même, que l’on surnommait déjà le « feu liquide ».

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Se propageant à travers tout le pays d’une côte à l’autre, adopté avec un enthousiasme sans bornes par tous les Etats, depuis l’Oregon jusqu’au Maryland, le néon a frayé son chemin incandescent jusqu’au croisement le plus célèbre du monde, entre Broadway et la 7e Avenue à New York : Times Square. C’est là que le néon a pris ses quartiers, disséminant ses effets séduisants et spectaculaires, ses écrans géants qui éblouissent des millions de touristes et de passants. A présent Times Square rivalise en densité lumineuse avec cet eldorado du désert qu’est Las Vegas, la capitale mondiale du jeu,  ville du péché, de tous les excès, entre gloire et déchéance, toute en luminosité et en débordements.


Las Vegas, ses enseignes de néon enchanteresses, ses cérémonies de mariage express, ses casinos rapaces… Las Vegas, une ville principalement construite pas les syndicats du crime organisé de New York et de Chicago. Las Vegas, la ville du monde la plus lumineuse vue de l’espace, Xanadu flamboyante que Tom Wolf a immortalisée comme étant « la seule ville au monde où l’horizon n’est pas constitué d’immeubles, comme à New York, ni d’arbres comme à Wilbraham dans le Massachussetts, mais d’enseignes lumineuses… Mais quelles enseignes ! Elles surplombent tout, leurs formes toutes en circonvolution, oscillantes, défient les limites du vocabulaire de l’Histoire de l’art. »


Bien sûr, Las Vegas est synonyme depuis longtemps des aléas capricieux de la chance au jeu, ainsi la brillance des néons de Las Vegas peut aussi être vue comme emblématique de la destinée américaine, entre triomphe et rédemption, aux ascensions et chutes spectaculaires, récompensant l’audace de ceux qui savent prendre leur destinée en main. Et Las Vegas, qui brille pour toujours au fond du désert Mojave, possède aux côtés de Times Square à New York et de Sunset Boulevard à Los Angeles une proéminence symbolique dans la culture américaine et la conscience collective.

Tel Icare s’approchant inévitablement du soleil, toujours plus haut, oison rêveur attiré par le feu, le néon est inextricablement lié avec la mythologie, l’idéologie, la cosmologie de la nation américaine. Ses lanternes rassemblent les hommes que Kerouac célèbre, «  ceux qui veulent tout en même temps, ceux qui ne bâillent jamais, qui ne disent pas de platitude, mais qui brûlent, brûlent, brûlent comme un feu d’artifice, explosant comme des araignées à travers les étoiles », depuis chaque route, chaque chemin, chaque village, chaque ville et chaque comté du pays. 


Révélant le vice et l’immortalité, les aspirations et les rêves, ces théâtres et ces restaurants baignés de néon, qui offrent loisir et rafraichissements, la chair et la fortune que la vaste nuit américaine dévoile, servent de constellations guidant ces voyageurs avides de récompense, de rédemption, de gloire et même de déification. Saisissez-les, saisissez-votre destin. Voir son nom en lettres de lumière et posséder la plus formidable expression de l’iconographie culturelle américaine. Car vous aussi, vous pouvez avoir vos quinze minutes de gloire, comme l’a prédit Warhol. Vous aussi, vous rejoindrez le panthéon lumineux de Sunset boulevard. Et pourquoi pas, vous pourriez être président, un jour.


Le néon enchanteur peut cependant se révéler la plus cruelle des mégères. Et malgré les implorations de Dédale, tenter désespérément d’avoir ses faveurs devient bien trop souvent une quête chimérique. Car l’incandescence brillante du néon reste pour toujours amnésique, la course à la célébrité souvent éphémère scintille un moment dans les cieux, les mémoires et les consciences avant de s’achever brutalement, inévitablement, de façon spectaculaire. Des étoiles pâlies, des rêves brisés, une étoile polaire affaiblie, pour courtiser le néon, il faut être prudent, si l’envie vous prend de le posséder pour plus d’une seule soirée lumineuse.


Parce qu’après tout, tout ce qui brille n’est pas or.

 

 

Pour lancer la pré-collection automne-hiver 2014, Carol et Humberto se sont associés aux réalisateurs Partel Oliva ainsi qu'aux designers 3D Kim Boutin et David Broner pour créer une installation vidéo 3D. Le résultat de cette collaboration est accessible en ligne sur www.kenzo.com/fall2014. L'espace de l'exposition se visite à l'aide d'un smartphone transformé pour l'occasion en télécommande.

 

Cette expérience a été mise en musique par Fatima al Qadiri qui a également composé la bande son de notre défilé homme automne-hiver 2014.

 

La pré-collection automne-hiver 2014 KENZO est en bien des façons un voyage au cœur de l'inconnu. Les choses sont parfois trompeuses et une vie qui paraît ordinaire peut en réalité se révéler pleine de surprises.

 

 

 

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Quelques jours avant le vernissage de "Grace To The Nth Power", une exposition inspirée par le mannequin soudano-américaine Grace Bol, toutes les œuvres sauf une ont été dérobées et remplacées par des vidéos montrant les voleurs pendant leur coup. Les visiteurs sont invités à pénétrer dans la sombre galerie un à un pour être les témoins de cet étrange montage/démontage.

La galerie existe sur un site en ligne, pensé comme un espace 3D dans lequel les internautes naviguent à l'aide de leurs smartphones connectés directement à la galerie. L'histoire est déployée de façon infinie à travers le site 3D WebGL, les œuvres et les vidéos : Grace est mise en abyme, déployée et dédoublée à toutes les échelles.

Grace Bol interprète son propre rôle alors que Sang Woo Kim joue son complice.

Une boutique dédiée a été créée pour les visiteurs désirant acheter les pièces vues dans les différentes vidéos.

Les vidéos et les œuvres seront exposées du 24 au 26 septembre à la Galerie 12 Mail/Red Bull Space, 12 rue du Mail, Paris.

Achetez la pré-collection femme ici.

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Le Neon Plaid est l’un des imprimés principaux de notre saison automne-hiver 2014. Il s’inspire d’un élément typique de la culture du nord-ouest américain (il n’y a qu’à compter le nombre de personnages de Twin Peaks arborant la fameuse chemise à carreaux par exemple) mais le détourne en y injectant un élément lumineux rappelant les tubes de néon, comme vus à travers un filtre brumeux.

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La lumière émergente de la pénombre est un élément bien connu de l’univers de David Lynch qui est au cœur de l’inspiration pour les collections automne-hiver 2014. Dan Flavin quant à lui, connu pour son travail utilisant abondamment les néons, est l’un des artistes préférés de Carol et Humberto. Ce n’est donc pas un hasard si les tons lumineux et pétants sont si caractéristiques de presque toutes leurs collections pour KENZO.

 

Le vacillement des lignes de ce motif est presque hypnotisant, comme une métaphore visuelle de la célèbre devise de Lynch « things are not what they seem » que l’on pourrait traduire en français par « les apparences sont trompeuses ». Cet imprimé Neon Plaid, décliné en trois couleurs, blanc, fuschia, et ‘Wild Lime ‘, illumine les robes, les pantalons et les hauts de la collection femme et vitalise les jeans de la collection homme.

 

 

Notre rubrique Book Corner explore les inspirations de chaque saison à travers une sélection d'ouvrages disponibles dans nos boutiques KENZO et commentés par Angelo Cirimele. Pour célébrer le lancement en boutiques et en ligne de nos collections automne-hiver 2014, Angelo nous parle cette semaine de « Chaos Theory of Violence and Silence », le catalogue de l'exposition de David Lynch au Aomori Museum of Art, au Japon en 2013. L'œuvre de David Lynch est au cœur de l'inspiration cette saison, le réalisateur a d'ailleurs collaboré avec Carol et Humberto pour créer la bande son et le décor du défilé femme en février dernier.

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Je n’ai jamais su quoi penser de l’idée d’ « artiste global », au sens d’un génie touche-à-tout, capable de manier plusieurs formes narratives ou visuelles. Mais il faut avouer que David Lynch nous a joué quelques drôles de tours : découvert comme cinéaste dont les récits flirtaient avec le fantastique, il a été l’un des premiers à investir l’idée de feuilleton télévisé, avant que les séries acquièrent la respectabilité qu’on leur connaît. Ce catalogue d’exposition de l’artiste Lynch présente également des peintures, des scénographies ou des images de bonhommes de neige menaçants. Ce qui se dégage de cette succession apparemment chaotique, c’est l’unité de l’univers de Lynch : un fantastique teinté de réel, des backgrounds composés comme des décors et un futur indécidable, au sens ou le récit peut emprunter les voies du glamour comme du monstrueux. C’est probablement la puissance de cet univers qui a incité Carol et Humberto à faire du travail de l’artiste l’inspiration de la dernière collection.

« Chaos theory of violence and silence », David Lynch, 2012, 136 p. Ed. Akaaka.

KENZO – 60, rue de Rennes, Paris. 

L'éditrice de Dazed & Confused, Isabella Burley, nous présente la pré-collection KENZO automne-hiver 2014 pour célébrer son arrivée en ligne et en magasins.

 

« Presque vingt-cinq ans après sa première diffusion en 1990, la série culte de David Lynch, Twin Peaks, continue d'envoûter toute une génération. Reflet de la fascination du réalisateur pour le côté sombre qui se cache derrière l'apparente tranquilité du quotidien, cette petite ville paisible est un monde d'illusions où les apparences sont toujours trompeuses. Lynch a d'ailleurs parfaitement résumé cette idée sur l'affiche de son film Fire Walk With Me en 1992, véritable prologue de la série, par la formule suivante : « Dans une ville comme Twin Peaks, personne n’est innocent ». 

 

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Twin Peaks a marqué notre inconscient collectif, jusque dans la façon de nous habiller, depuis les costumes immaculés de l’Agent Cooper aux Richelieu noirs et blancs d’Audrey Horne. Apparemment nous ne sommes pas les seuls, puisque la pré-collection automne-hiver 2014 de KENZO est un véritable hommage à la dualité et à la compléxité du monde fantastique de Lynch. La pré-collection, suivie d’une collaboration artistique avec David Lynch pour le défilé automne-hiver 2014, s’inspire des paysages de la région pacifique du nord-ouest des États-Unis tels que dépeints par le réalisateur mais réinterprétés et remis au goût du jour pour la génération numérique. 


Les personnages mystérieux de Lynch ont très souvent porté des vêtements à carreaux, un motif qui tient une place particulière dans le folklore américain et qui est retravaillé dans cette collection dans des tons lumineux (imaginez un néon fluo totalement nineties mixé avec l’œuvre de Dan Flavin, que Carol et Humberto affectionnent tout particulièrement). Déformant encore un peu plus ce qui nous est familier, les motifs à carreaux de la collection se combinent avec des jupes, des pulls ou des robes, traversés de zigzags rappellant l’étrange effet visuel formé par les ondes parasites qui peuvent apparaitrent sur les écrans de télévision. Les chaussures et les ceintures sont quant à elles ornées de motifs hypnotiques et optiques, comme un clin d’œil à l'étrange nature de l'oeuvre de Lynch.


 

Il y a le feu aussi. Si vous avez déjà vu la conception d’une peinture de Cai Guo-Qiang à la poudre de canon, alors vous comprenez sa nature ambiguë entre la beauté et la destruction. Dans Twin Peaks, la formule « Fire Walk With Me » est une invitation énigmatique à voyager vers l’inconnu. Carol et Humberto jouent littéralement avec le feu pour cette collection : le mot apparaît en toutes lettres sur les mailles tel un slogan, des flammes jaunes surgissent au dos des vêtements. Entre leurs mains, c’est une force à l’énorme pouvoir. 

 

 

Le jeu entre des éléments contradictoires est au cœur de cette collection. Si Carol et Humberto ont grandi sur la Côte ouest, ils explorent ici les mystères et l’étrangeté du pacifique nord-ouest. Les silhouettes de cimes montagneuses ornent les vêtements aux côtés de portes imprimées qui ne mènent nul part. Tout comme Lynch a voulu explorer l’instabilité humaine tapie sous la surface du quotidien, Carol et Humberto nous rappellent que la vie moderne est bien plus palpitante quand on repousse les limites de la réalité. »

 

Acheter la nouvelle collection pour homme et femme dans l'e-shop.

 

La pré-collection femme automne 2014 KENZO s’inspire du quotidien de la côte ouest américaine et de ses différentes représentations. Le mode de vie moderne a de multiples facettes et les apparences sont parfois trompeuses. Cette collection aborde cette notion tout en la tronquant, montre l’habituel, tout en le détournant, évoque la norme tout en la revisitant ou présente l’ordinaire tout en le dévoyant avec légèreté. 

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La silhouette de la pré-collection automne 2014 KENZO est fluide et empreinte de féminité. Les motifs à quadrillages noirs et blancs sont sublimes de lignes évoquant les néons typiques des diners américains. 

Des touches graphiques pop, du jaune citron, du vert KENZO, du rouge fuchsia ou du bleu saphir attirent le regard et accentuent la palette de couleurs de la collection.
 

Les pans des jupes et les robes sont déstructurés, se chevauchent dans un effet portefeuille ou adoptent différentes proportions. 

Les cols habillent les chemisiers en soie et les zips sont largement apparents. 

Les robes brodées du motif « neige » des télévisions sont associées a des vestes en laine brossée. 

Les jupes sont ajustées a la taille et les tops cintres. Des imprimés de portes vides soulignent le caractère insolite des pièces et des motifs rappelant des néons déformés amplifient les lignes graphiques des robes, des vestes ou des chemisiers.
 

 

 

Une collection qui fait la part belle aux contrastes jusqu’aux accessoires : les escarpins optent ainsi pour une impression bois verni et sont ornes de têtes de tigre en métal. Les pochettes en peau de reptile côtoient les porte-documents et les ceintures ou l’on peut lire le mot phare de cette collection : Fire. Quant aux bijoux, les contraires s’attirent : colliers et boucles d’oreilles réunissent carres en métal, cercles ou bien sphères.