Book corner #8 : Tom Wesslmann - Kenzine, le blog officiel de Kenzo

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Notre rubrique Book Corner explore les inspirations de chaque saison à travers une sélection d'ouvrages disponibles dans nos boutiques KENZO et commentés par Angelo Cirimele. Cette semaine il s'est penché sur l'autobiographie de la couturière britannique Mary Quant à qui l'on doit notamment la mini-jupe !

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« Les images d’accord, mais si comme moi, vous aimez la mode, ce serait dommage et même impardonnable de se passer des textes. Surtout s’ils sont historiques, mythiques et enjoués. On est en 1955 à Londres, et Mary Quant tient déjà boutique (Bazaar sur King’s Road), sorte de concept store avant l’heure. Puis viendront la mini-jupe, au milieu de l’énergie du swinging London. Quant by Quant, c’est 200 pages, agrémentées de quelques images ; une autobiographie qui est en même temps un moment de l’histoire de la mode, racontée de l’intérieur. Maintenant, soyons clair, si vous devez le lire, c’est en version anglaise et en édition originale. Ça tombe bien, même pas besoin de passer des heures sur Internet, on vous l’a dégotée… »

« Quant by Quant », 1966, 200 p. Ed. Cassell.
KENZO - 60, rue de Rennes, Paris.

Notre rubrique Book Corner explore les inspirations de chaque saison à travers une sélection d'ouvrages disponibles dans nos boutiques KENZO et commentés par Angelo Cirimele. Cette semaine il a choisi le catalogue du photographe allemand Franz Christian Gundlach.

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« Si on me demande d’associer une ville au mot « mode », je pourrais dire Paris, Londres, New York, Tokyo, mais pas Berlin, ou alors pas spontanément. Et pour ce qui est du mot « glamour », c’est pareil. Mais j’ai peut-être tort. C’est en tout cas ce que tend à prouver ce catalogue d’exposition consacré au photographe Franz Christian Gundlach, qui a fixé sur pellicule près de 40 ans de mode, pour le magazine Brigitte notamment. Un sens du cadrage et de la composition mêlant la féminité des lignes avec la géométrie des bâtiments et des villes, Gundlach délivre une définition du chic et du glamour qui lui est propre et qu’on se délecte à regarder. Le noir et blanc est roi, ce qui participe à dégager des formes plus pures. Mais Gundlach est aussi portraitiste, voyageur et photographe mondain, ce qui donne une idée assez précise de l’ouverture d’esprit de l’époque. »

F.C. Gundlach, catalogue, 2011, 304 p. Ed. Steidl.
KENZO - 60, rue de Rennes, Paris.

Notre rubrique Book Corner explore les inspirations de chaque saison à travers une sélection d'ouvrages disponibles dans nos boutiques KENZO et commentés par Angelo Cirimele. Cette semaine il a choisi « Wallflower » de la photographe de mode Deborah Turbeville. 

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« Les plus grands photographes de mode ne sont pas, avant tout, des photographes de mode ; c’est ce qui rend nos recherches intéressantes et sans aucune garantie. Ainsi Deborah Turbeville, qui a dû être adoubée par Avedon avant de réaliser de nombreuses séries pour Vogue. La première chose frappante dans les images de Turbeville, est que les mannequins ne semblent pas concernées par la prise de vue ; nous devenons alors spectateurs d’un moment auquel nous serions étranger. La lumière fade, les sujets parfois flous, le grain presque pictural fabriquent une illusion, une fiction qui nous invite à imaginer l’avant et l’après. Les images sont étranges, parfois inquiétantes malgré la douceur des visages. Mais dans Wallflower, son premier livre, Turbeville livre des planches contact, où les images sont recadrées par des bandes de scotch – une leçon de photographie. »

« Wallflower », Deborah Turbeville, 1978, 128 p. Ed. Congreve.
KENZO - 60, rue de Rennes, Paris.

Notre rubrique Book Corner explore les inspirations de chaque saison à travers une sélection d'ouvrages disponibles dans nos boutiques KENZO et commentés par Angelo Cirimele. Cette semaine il se penche sur l'ouvrage épnonyme de l'artiste japonaise Yayoi Kusama.

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« Vous en avez sûrement fait l’expérience : en art, le minimal, c’est ce qui permet d’accéder à d’autres dimensions telles l’infini, l’espace, le cosmos… Et c’est d’autant plus frappant quand l’artiste fait d’une forme minimale son motto, comme Yayoi Kusama avec le point, ou le pois pour être plus précis. Une obsession qu’elle multiplie et décline en couleurs, forme, volumes, motifs… qu’elle lie à une métaphore de la vie, chaque pois étant une vie. Mais ça nous intéresse vraiment quand elle intègre des miroirs à ses compositions, ou quand ses pois deviennent eux-mêmes des miroirs, créant des compositions ou des points de couleur dans la nuit. Les œuvres de Kusama basculent alors vers des univers 3D, presqu’irréel, alors qu’ils n’ont jamais aussi bien représenté l’infini qu’ils signifient. On aurait aussi pu parler de l’importance du corps et de la sexualité dans son œuvre, ce sera pour une autre fois… »
 

« Yayoi Kusama », 2012, 304 p. Ed. Rizzoli.
KENZO - 60, rue de Rennes, Paris.
 

Notre rubrique Book Corner explore les inspirations de chaque saison à travers une sélection d'ouvrages disponibles dans nos boutiques KENZO et commentés par Angelo Cirimele. Cette semaine il a choisi l'ouvrage « Blinking and Flapping ».

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« D’accord, on peut choisir d’aller toujours plus vite et c’est enivrant. On peut décider de ne pas faire moins de trois choses simultanément et c’est là aussi grisant, comme si on vivait plus. On peut aussi multiplier les moments de la journée qui nous connectent à une réalité virtuelle, jeux ou réseaux. Ça ne semble pas être le péché mignon de Yasuhiro Suzuki, qui préfère les interstices et ce qui peut se passer par exemple pendant un clignement d’yeux. Il imagine ainsi cinquante dispositifs ou moments, qu’il représente en photo et dessin, qui sont autant de micro réalités auxquelles on ne prête pas attention – et on a tort… Une fois agencées, l’eau, la lumière, de fausses feuilles mortes sont autant d’ingrédients de ces éphémères poésies dont l’effet ne dure que le temps de la découverte, comme une bulle de savon, dont on peine d’ailleurs à établir si elle est réelle ou virtuelle. »

« Blinking and Flapping » – Yasihuro Suzuki, 2011, 320 p. Ed. Seigensha Art Publisihing.
Kenzo - 60, rue de Rennes, Paris.

Notre rubrique Book Corner explore les inspirations de chaque saison à travers une sélection d'ouvrages disponibles dans nos boutiques KENZO et commentés par Angelo Cirimele. Cette semaine il a choisi l'ouvrage « Avedon Women » du photographe du même nom, Richard Avedon.

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« A force de checker des images sur Instagram ou Twitter, j’en oublie parfois le plaisir que représente de prendre un beau livre en ses mains. « Avedon Women » est en cela un cérémonial : un coffret cartonné qui découvre une série de pages non reliées, portraits de femmes, intercalées de feuilles monochromes qui viennent rythmer la succession des noir et blanc. Un texte de l’ex-rédactrice de Vogue Joan Juliet Buck accompagne ce voyage en contrée féminine. Certes, les images d’Avedon, puissantes, donne un relief à l’aventure. Mais surtout, pour nous qui, chaque saison, regardons attentivement comment la femme est représentée par l’univers de la mode, cette collection d’images d’Avedon est une leçon, tant il sait capturer le femme derrière le mannequin, et l’universel derrière le particulier. Du studio à la rue, de la princesse à l’ouvrière, Avedon fabrique du temps à travers ses portraits, pour qu’on puisse y plonger nos yeux à loisir. »

« Avedon Women », 2013, 200 p. Ed. Rizzoli.
Kenzo - 60, rue de Rennes, Paris.

Notre rubrique Book Corner explore les inspirations de chaque saison à travers une sélection d'ouvrages disponibles dans nos boutiques KENZO et commentés par Angelo Cirimele. Cette semaine il a choisi sur l'ouvrage de Sarah Moon « Souvenirs Improbables ».

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« J’ai toujours pensé que les travaux de commande des grands photographes laissaient transparaître leur patte. Ce livre collector de Sarah Moon est un recueil de ces demandes à transformer en image, des pages de magazine à des invitations, des catalogues ou des calendriers. Il se dégage toujours cette atmosphère étrange des clichés de Sarah Moon, des personnages baignés dans une douce lumière chaude, un peu vaporeuse, si bien qu’on ne sait plus trop si les personnages sont réels ou échappés d’un rêve. Les références vont de la peinture tout en sfumato à la photographie du début du XXe, jouant des tons sépia et du mouvement. Sarah Moon, qui fut mannequin avant de devenir la muse du graphiste et éditeur Robert Delpire, s’acquitte parfaitement de ces commandes, sans jamais sortir de l’image… »

Sarah Moon – « Souvenirs Improbables »,1981, 96 p. Ed. Delpire.
Kenzo - 60, rue de Rennes, Paris.

Notre rubrique Book Corner explore les inspirations de chaque saison à travers une sélection d'ouvrages disponibles dans nos boutiques KENZO et commentés par Angelo Cirimele. Cette semaine il s'est penché sur l'ouvrage « The Tender Room » de la vidéaste suisse Elisabeth Charlotte Rist plus connue sous le nom de Pipilotti Rist. 

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« Je retiens ce livre parce qu’il est une gageure, c’est-à-dire un projet impossible. The Tender Room est le catalogue d’une exposition dans laquelle Pipilotti Rist présente des vidéos, du son et des installations. Le projet même de l’exposition est d’explorer la sensualité du corps féminin, à partir de vidéos, donc un mix d’organique et de mécanique. Les filtres de couleur disposés par l’artiste dans le musée participent aussi de cette atmosphère étrange, faite de focus sur des organes, de superpositions et de bains de lumière rouge… Rendre cette atmosphère sur papier relève de l’exploit et, de la couverture en velours aux tonalités chaudes des pages du livre, tout y participe de sorte que ce catalogue est une véritable immersion… »

« The Tender Room » – Pipilotti Rist, 2011, 72 p. Ed. Wexner Center for the Arts.
Kenzo - 60, rue de Rennes, Paris.

Notre rubrique Book Corner explore les inspirations de chaque saison à travers une sélection d'ouvrages disponibles dans nos boutiques KENZO et commentés par Angelo Cirimele. Cette semaine il a choisi l'ouvrage « The Invisibles », un receuil émouvant de photographies vintage.

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« Quoi de plus familier qu’une photo souvenir ? Un picnic, un bal ou une promenade… on en a tous vu des dizaines et, même si leurs protagonistes nous sont inconnus, la situation nous est familière et on s’y projette volontiers. Enfin, je dis ça pour qui n’est pas « digital native » et a connu des photos en papier. Le livre de Sébastien Lifshitz joue de cette familiarité mais un élément vient troubler notre nostalgie : les couples sont-ils frères ? amis ? amants ? Page après page, on devine que ce sont des couples homosexuels, dans des situations quotidiennes ou festives, parfois travestis, qui fixent sur papier ce que la société des années 50 ou 60 ne voulait pas voir. Photos amateur, trouvées sur des marchés aux puces, d’ici ou d’ailleurs, avec ce même leitmotiv : le bonheur d’être deux. Enfin, Sébastien Lifshitz est réalisateur et a tiré de ce corpus un documentaire, retrouvant certains protagonistes des images pour qu’ils racontent leur histoire. »

« The Invisibles » –  Sébastien Lifshitz ,2013, 144 p. Ed. Rizzoli.

Kenzo - 60, rue de Rennes, Paris.
 

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Notre rubrique Book Corner explore les inspirations de chaque saison à travers une sélection d'ouvrages disponibles dans nos boutiques KENZO et commentés par Angelo Cirimele. Cette semaine il a choisi l'ouvrage de l'artiste Tom Wesselmann, figure majeure du mouvement pop-art. 

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Tom Wesselmann n’est pas l’artiste le plus connu du Pop Art, mais son travail figure ce qu’est l’Amérique : une énergie, des produits, des couleurs criardes… Connu pour ses illustrations, l’artiste est aussi « sorti du cadre » en mêlant objets et peinture, quotidien et intimité. J’aime la liberté avec laquelle Tom Wesselmann revisite l’histoire de l’art, se l’approprie, en découpe des morceaux et les rejoue de manière enfantine, en apparence. Une forte sensualité se dégage de ses images et il sait capter des signes du glamour féminin, telle cette bouche rouge qui exhale de la fumée. Chez Wesselmann, tout brille et tout est faux, même quand il ajoute à sa composition un objet manufacturé. L’artiste interroge ce qu’est l’image ainsi que notre regard, environné d’objets désirables. Ce luxueux livre est un catalogue d’exposition et contient donc de nombreux textes critiques mais aussi des regards d’artistes sur ce travail singulier.

« Tom Wesselmann », 2013, 200 p. Ed. Prestel.
Kenzo - 60, rue de Rennes, Paris.