printemps-été 2013 - Kenzine, le blog officiel de Kenzo

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Carol et Humberto se sont inspirés de leur Californie natale pour les collections printemps-été. Afin de définir l’essence de la cet Etat mythique, nous sommes allés à la rencontre de Californiens pur jus. Vanessa Torres fait partie des premiers noms qui nous sont venus à l’esprit. C’est l'une des meilleures skateuses professionnelles au monde et c’est une pionnière car elle est la première femme à avoir gagné une médaille aux X games. Elle a exercé ses talents pour Kenzo à l’occasion de la soirée de lancement Kalifornia à LA en automne dernier. Elle nous parle aujourd’hui de son point de vue sur la culture Californienne et de son influence sur le skate. 

 

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KENZINE: Tu es née et tu as grandi en Californie ? 
Vanessa Torres: Je suis née à Anaheim et j’ai grandi à Buena Park. Je connais bien  la Californie du Sud et un peu le Nord de l’État. 

 

K: Comment as-tu commencé le skate ? 
V. T.: Quand j’étais petite, je n’aimais pas trop traîner avec des filles. J’étais plutôt du genre à faire les quatre-cents coups avec les garçons du quartier, qui avaient une grande influence sur moi. C’est grâce à eux que j’ai eu envie d’avoir ma première planche. J’ai toujours été plutôt sportive, donc lorsque les garçons du groupe ont commencé à faire du skate, j’ai demandé ma première planche pour Noël. J’avais douze ans. Après ça, j’allais skater tous les jours après l’école jusqu’à ce que j’en puisse plus. La plupart des garçons avec qui j’ai grandi ont fini par abandonner, mais moi j’ai continué. Sur ma planche, je me suis toujours sentie en paix et en phase avec moi-même. 

 

K: Est-ce que tu penses que c’est parce que tu as grandi en Californie que tu skates ? Est-ce que cela fait partie du mode de vie là-bas ? 
V. T.: Je suis persuadée que oui. Il fait beau 365 jours par an. En Californie, si tu ne skates pas, tu surfes, ou les deux. Où que je regarde, il y a un gamin sur une planche. C’était le cas avant, ça l’est encore maintenant. Le skate a toujours été important ici. 

 

K: Il paraît que tu habites entre San Francisco et San Diego… Pourquoi vivre entre deux villes ? 
V. T.: Après avoir quitté la maison à l’âge de 17-18 ans, j’ai passé beaucoup de temps sur la route. San Francisco et San Diego sont deux villes formidables pour le skate. À cette époque, j’avais cette chance de pouvoir voyager grâce à ma passion. J’ai rencontré des tas de gens géniaux et j’avais envie de tout vivre et donc j’ai habité dans deux villes. J’adorais passer du temps à San Diego parce que c’est près de l’océan et qu’il y fait toujours beau ; on peut y skater toute l’année ; l’expérience du skate à San Francisco est complètement différente pour tout ce que la ville a à offrir : ses collines, son paysage urbain… Ca pousse à être créatif, parfait pour faire des photos ou des vidéos ! 

 

K: Le skate est né en Californie et y a connu ses principales révolutions. Comment expliques-tu cela ? Est-ce que cela pourrait s’expliquer par un environnement particulier ? 
V. T.: Tout est lié à la plage et du surf. Le skate est né quand il n’y avait pas assez de vagues et que les surfeurs avaient besoin de vivre leur expérience autrement. C’était comme « surfer sur l’asphalte » au début et ça n’a fait qu’évoluer grâce à cet infini béton et au perpétuel beau temps californien. 

 

K: Comment décrirais-tu la façon de skater en Californie ? 
V. T.: A mes yeux, le monde du skate et sa culture autour sont très riches. Il y a les skateurs qui sont excellents en technique, ceux qui font surtout de la rampe ou des transitions… J’ai l’impression que tu t’habilles selon la manière dont tu vis le skate. Je trouve que la plupart des skateurs qui ont grandi en Californie sont assez cools, funs, et sociables. 

 

K: Et la scène musicale des années quatre-vingt et quatre-vingt-dix, qui a aussi défini la culture skate ? 
V. T.: Pour être honnête, je suis née en 1986 et je ne me suis pas mise au skate avant la fin des années quatre-vingt-dix ou le début des années deux mille. Quand je pense à la musique de cette époque, elle est dominée par Fugazi, Bad Brains et les Beastie Boys. Je me souviens de grosses sessions skate : un jardin, une piscine vide, un groupe de punk qui joue… 

 

K: Qu’est-ce que les skateurs portaient à l’époque ?  
V. T.: On portait ce qui était confortable pour skater, et c’est devenu comme un uniforme. Pour les chaussures, des Vision Street Wear et des Vans. De nos jours, la mode associée au skate a évolué, les pantalons sont plus près du corps et la musique change en permanence. Il n’y a plus vraiment d’uniforme. Chacun a son propre style et la musique qu’il préfère. J’aime assez les pantalons en velours côtelé et les jeans bruts. Quand je skate, je porte un pantalon en velours côtelé Free People, un t-shirt vintage, et la plupart du temps des Vans aux pieds. 

 

K: Qui était ton idole étant plus jeune ? 
V. T.: Avant même de savoir que les filles pouvaient skater, j’admirais énormément Rick McCrank et Brian Anderson. J’ai tout de suite compris comment le style et la créativité pouvaient s’exprimer sur une planche. Quand j’ai découvert Elissa Steamer et Jaime Reyes, je me suis rendue compte qu’il y avait une vraie place prometteuse pour les femmes dans l’industrie du skate, et j’ai encore eu plus envie de me donner à fond. 

 

K: Tu as été la première femme à avoir une médaille aux X Games. Est-ce que tu dirais que c’est dur pour une fille de s’imposer dans ce milieu ? Est-ce que tu te vois avant tout comme une skateuse ou comme « une fille qui fait skate »? 
V. T.: Je me vois d’abord comme une skateuse. Le skate, c’est une forme d’art, un moyen d’expression. J’ai toujours considéré le skate ainsi. Que tu dévales la rue ou que tu enchaînes des figures dans un skate park, ça reste du skate et ça n’a rien à voir avec ton sexe. Ca a toujours été difficile pour les femmes et cela continue de l’être. Je crois qu’une des raisons principales est que notre progression est sans cesse comparée à celle des hommes. Les hommes skate depuis plus longtemps que nous et je pense que nous commençons à laisser notre empreinte. Il faut que les femmes s’imposent davantage dans la culture skate pour montrer que nous en faisons partie et que nous en sommes capables. Nous formons une classe à part entière. Nous progressons, nous nous améliorons. Le skate féminin a connu de grands moments ces dernières années. C’est phénoménal que les ESPN / X Games aient inclus un événement de skate de rue féminin et que ce dernier ait perduré ces dix dernières années. Le magazine de skate THRASHER a récemment diffusé une vidéo de Lacey Barker qui était dingue. Mais de toute façon nous devons continuer à travailler très dur pour que les médias s’intéressent à nous, pour que les meilleurs magazines de skate et les sites internet fassent des sujets sur nous, pour qu’il y ait une progression. 

 

K: Que penses-tu de l’influence de la culture skate sur la mode actuellement ? 
V. T.: Le skate est plus populaire que jamais, donc cela devait arriver. Je pense que  la plupart des marques qui s’inspirent de la culture du skate pour vendre leurs produits devraient faire attention à bien représenter ce qu’est vraiment l’essence du skate. C’est une forme d’art. Si une marque veut en faire partie, elle devrait le faire avec sincérité et chercher à collaborer avec de vrais skateurs et à contribuer ainsi à notre culture. 

 

K: Est-ce qu'aujourd'hui tu aimes autant le skate que lorsque tu es passée pro en 2000 ? 
V. T.: Ma passion pour le skate est restée intacte, elle ne fait que s’intensifier jour après jour. J’apprécie d’autant plus de faire du skate en ce moment que je n’ai aucun contrat à honorer. Je peux faire du skate quand je veux, je n’ai pas de pression ni de date butoir, ce qui est le cas quand on skate pour une grande marque.  

 

K: Tu as une vie sans trop d'attaches, qu’est-ce que tu aimerais faire que tu n'aurais pas eu encore le temps de faire ? 
V. T.: Le skate m’a apporté tellement de choses pendant toutes ces années. J’ai eu la chance de pouvoir voyager en Europe et en Australie de nombreuses fois. J’ai eu l’opportunité de faire du skate dans les endroits les plus prestigieux de la planète. J’ai rencontré des gens formidables. Mais j’ai encore plein de choses à faire. Sauter en parachute a l’air top, ou partir en sac à dos à l’aventure dans une forêt exotique. Je n’ai que 27 ans, donc j’espère avoir encore le temps d’accomplir tout ce à quoi j’aspire dans la vie. 

 

K: Quel est ton prochain voyage ? 
V. T.: Actuellement, Je prépare un voyage au Mexique à Tijuana et Rosarito avec une de mes amies et son organisation caritative appelée Poseidon Foundation. Le but principal de cette fondation est d’inciter les jeunes à poursuivre leurs rêves, que ce soit faire du skate ou n’importe quoi  d’autre. Nous allons skater avec les locaux et organiser des concours de tricks, en faisant gagner des accessoires de skate. L’idée est de venir avec notre énergie positive et d’apporter de bonnes vibrations. 

 

K: Le skate park de Venice Beach est connu dans le monde entier, quels sont tes autres spots fétiches en Californie ? 
V. T.: Le Brooklyn Projects Skate shop pour lequel je ride à LA a une super minirampe. J’adore y aller avec un bon groupe de potes. Je passe aussi beaucoup de temps à Long Beach. Long Beach a beaucoup d’endroits prévus pour faire du skate, avec beaucoup de parcs en ville, tels que Houghton Park et Cherry Park, avec un spot improvisé par les skateurs. La baie de San Francisco a aussi plein de parcs super, à Potrero, Berkeley et Sunnyvale entre autres. Il y a tellement de nouveaux parcs tout le temps que la liste est longue ! 


 

AUTOMOBILE WALTZ

Pour retranscrire parfaitement l’ambiance et le thème de nos collections printemps 2014, nous avons choisi de collaborer avec la réalisatrice Hala Matar ainsi qu’avec les acteurs Anton Yelchin et Lydia Hearst. Ce film cherche à restituer à la fois l’esprit de la côte ouest américaine et l’atmosphère qui y régnait au début des années 60. Une introduction toute trouvée pour notre thème de prédilection cette saison. Bienvenue en Californie !

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Dans ce film, les personnages roulent au milieu d’un décor de cinéma en voitures de collection, évoluant dans différents paysages typiques des vieux films hollywoodiens. Les cheveux sont gominés, la conversation  est rare. La scène est une reminiscence des sensations que l'on peut avoir devant un film avec Rock Hudson ou en regardant des photos de fêtes incroyables à Palm Springs. Pour Hala Matar, le point commun entre les voitures et la collection, c’est « leur caractère intemporel et classique ».  Pour nous l’imprimé "Waves" de la collection évoque la grande époque des surfeurs sur les plages californiennes dans les années 60.


Anton et Lydia incarnent avec talent les personnages emblématiques des films de cette période flamboyante : l’homme sûr de lui et la jeune ingénue. La musique, jouée par un mini-orchestre de musiciens en live, accompagne la narration de chaque scène et fait naturellement le lien entre l’homme et la femme, l’amour et les regrets.

La chose la plus difficile quand on quitte le Japon est sans doute le fait de réaliser que c'en sera finit des snacks, des boissons et des bonbons inimitables auxquels on cède et s'habitue si rapidement, distributeur après distributeur, confiserie du coin après confiserie du coin. 

 

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A l'aéroport, sur le chemin du retour, il y a toujours un moment où l'on stock autant de trucs à grignoter que possible dans notre sac, en souvenir. L'une de nos péchés mignons qui se vend d'ailleurs par boîtes géantes dans les magasins de souvenirs des aéroports, est le Kit Kat au matcha ! Difficile de trouver mieux à ramener à vos amis et votre famille... Qui n'aimerait pas ce petit goût doux-amer du thé vert et du sucre qui se mélangent dans votre bouche, avec juste la bonne dose de croustillant au milieu. C'est vraiment la meilleure chose à avaler pour apaiser votre passion pour les sucreries et les bonbons Japonais, qui vous poursuit même des semaines après votre retour.

 

Dernière image de cette série photo estivale par Laetitia Hotte où le corps joue avec l'architecture et la lumière.

Capturer la lumière du soleil sur les marches de ce stade urbain.

Cette semaine, nous publierons plusieurs "Spread(s) of the Week".
Nous avons pensé que ça pourrait vous faire du bien de pouvoir rêver devant plus de ces images qui évoquent le soleil, la lumière et cet été tellement en retard et tellement attendu !

 

Dans la jungle, terrible jungle, le lion est mort ce soir...

Parés pour la danse de la jungle avec ce tee-shirt brodé !

 

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Notre maillot réversible Clouded Leopard dans la lumière aveuglante de l'été.

Les pièces réversibles sont nombreuses dans la collection KENZO printemps-été 2013, amenant un twist aux manteaux, robes ou tops classiques. Ce manteau réversible est l'illustration parfaite de cet esprit créatif.

 

 

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Pile : c'est un imperméable marine classique et preppy dont vous aurez toujours besoin dans votre garde-robe.

Face : c'est une pièce à l'imprimé all-over unique, le logo tigre KENZO.

Après Singapour, faisons escale en Afrique pour poursuivre notre exploration des jungles du monde, thème central de notre collection printemps-été 2013. Parcourir le fleuve Zambèze en canoë  est une façon originale d'admirer la faune et la flore.  

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Long de 2 750 kilomètres, le Zambèze est le quatrième fleuve du continent. Il traverse la Zambie, l’Angola, la Namibie, le Zimbabwe et le Mozambique. On le connaît notamment pour ses chutes parmi les plus grandes du monde : les chutes Victoria, découvertes par l’explorateur écossais David Livingstone et renommées en l’honneur de la reine.
Le safari en canoë permet une exploration calme et lente, ce qui laisse tout le temps d’être attentif au paysage. Si le safari n’est pas de tout repos, les efforts sont souvent récompensés puisqu’il n’est pas rare de pouvoir apercevoir les éléphants, buffles, zèbres, singes, impalas ou girafes qui viennent s’abreuver ainsi qu’une immense variété d’oiseaux comme le héron ou le pélican.


Mieux encore, le safari en canoë offre une vue imprenable sur les hippopotames, crocodiles et  sur les nombreux poissons qui apparaissent et disparaissent sous l’eau, aussitôt vus !
Deux itinéraires sont conseillés. Un premier sur le haut Zambèze en suivant les frontières avec la Namibie et le Zimbabwe pour arriver en fin de périple aux vertigineuses chutes Victoria. Le second qui traverse  le parc national du bas Zambèze, situé entre les lac Kariba et le lac Cahora Bassa, qui se fait  au gré de petites îles  différent chaque jour.