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Summer in the City

Nos collections homme et femme de l’été ont été pensées pour affronter toutes les promesses de la chaleur estivale, une qualité mise en avant par la photographe Eloise Parry, dont le travail, entre reportage et photo de mode, capture la jeunesse londonienne. Elle trouve dans ses visages l’incarnation parfaite de l’ambiance si typique --imprévue et dynamique-- de la capitale anglaise.
Dans un texte accompagnant les images, Clive Martin décrit en détails les promesses de cette météo estivale : de longues soirées humides remplies d’aventures improvisées et légères.

Découvrez notre collection d’été pour homme et femme

« En descendant du train, en sortant de la gare, vous recevez en pleine figure ces bouffées chaudes. La chaleur qui émane de l’air, de la circulation, des gens. La chaleur des aliments et des sexes. La chaleur des grandes tours. La chaleur qui s’échappe du métro et des tunnels. »

Don DeLillo, Bruit de fond

En hiver, habiter en ville donne le sentiment de vivre dans un musée qui ne serait qu’à moitié construit, avec des zones et des quartiers entiers anéantis par le froid, l'humidité et l'obscurité. Chaque année, pendant six mois, nous avons la sensation que notre environnement se laisse dépérir et cherche à se nicher dans l'obscurité.
Ces anciens boulevards majestueux et ces voies romaines que nous nous plaisions à emprunter ne sont ni plus ni moins que des traversées sans âme, des espaces interminables entre la maison, le travail et nos activités.
Seule notre destination importe, tout ce qui se trouve entre notre point de départ et notre point d'arrivée s'efface. C'est pourtant ce voyage qui fait de nos villes ce qu'elles sont.
Mais alors que le temps file au rythme des saisons, les rayons du soleil viennent à nouveau étreindre nos villes. Elles se réveillent et fleurissent à vitesse grand V, telles les roses que l'on voit éclore en avance rapide dans les documentaires.
La ville sort de sa léthargie saisonnière, remplit ses poumons, étire ses bras et ses jambes et accueille ses habitants dans cette chaleur.
Les rues que nous empruntions seulement parce que nous le devions se transforment peu à peu en espaces propices à la flânerie, les parcs qui nous servaient de terrains de sport au printemps sont désormais des endroits où il fait bon s'allonger, et l'air froid se réchauffe, tout comme notre vie minutée de citadin moderne.
La lumière et la chaleur retrouvées semblent exercer un pouvoir primitif sur nous, comme la lune sur les marées ou les tornades sur le bétail. C’est l'exaltation qui habite et anime des capitales entières. Les taxis deviennent enragés et les immeubles plus sexy tandis que les trottoirs perdent leurs esprits.
Les soirs d'été en ville, le chaos et la ferveur dans l'air sont pratiquement tangibles, mais l'atmosphère est loin d'être intimidante, elle est même séduisante. Au point de nous pousser à passer des journées entières à nous promener et à profiter de cette ambiance estivale ; les cris des conducteurs de pousse-pousse, les notes qui s'échappent des voitures qui passent, le charbon qui crépite et les idylles éphémères qui naissent dans les clubs et dans les bars.
L'atmosphère parfois se tend, avec des festivals, des altercations et des émeutes dans les rues, mais une certaine paix domine ces évènements synonymes d'épuisement. La ville fonctionne à nouveau.
Ce phénomène touche presque toute la planète, mais de manière variée. Ces expériences estivales différentes dans des villes différentes nous marquent à jamais.
Pendant les nuits les plus longues et les plus sombres de l'hiver, je pense aux nuits courtes et chaudes de mon passé, à mes promenades dans les rues du nord de Londres avec la certitude d'y trouver une fête, à mes pas sur les pavés brûlants de Madrid et à mes flâneries sur la Seine, un verre du meilleur vin de supermarché au monde à la main. Je me rappelle que je vivrai à nouveau ces moments, même quand j'ai l'impression qu'ils n'ont jamais été réels.
Sans hiver, nous vivrions tous en banlieue, là où la météo n’existe pas et où rien ne change jamais.
Même s'il se fait désirer, l'été en ville réanime la vie moderne en permettant de créer des souvenirs et de réaliser les rêves. Même les plus grandes métropoles prennent des allures de village lorsque l’été s’y installe.

Photographe : Eloise Parry
Styliste : Charlotte Roberts
Texte : Clive Martin
Assistant photographe : Steve Braiden
Assistants stylistes : Issy Martin & Alexandra Russo
Filles : Madeline Hinkley ey Eva Gomez Lang, Franziska Bachoven, Ingrid and Mabli Elliman, Margaux, Yvette ey Isla Dowland
Garçons : Tyler C/o Christina Barratt & Tadgh @First Model Management

notempty