ANATOMIE D'UNE ICône - Kenzine, le blog officiel de Kenzo

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For your eyes only.

Symbole omniscient, l’œil voit tout mais cette saison c’est à son tour d’attirer les regards !


Vestes, pantalons, jupes, mais aussi souliers et accessoires, peu de pièces lui échappent, peu de créateurs aussi. Chez Kenzo, l’inspiration se fait asiatique et, comme dans les temples indiens, népalais ou chinois, l’œil assure ici la protection de celui qui le porte. Le vêtement se fait alors talisman. Si ses vertus magiques contre le mauvais sort restent à prouver, le motif œil est avant tout un message positif et optimiste. À cela, se mêle une pointe de surréalisme. Comme chez Magritte ou Dali, qui en avaient fait l’un de leurs symboles favoris, il évoque rêverie et merveilleux et exprime une envie de saisir le monde au-delà de sa réalité. De saisir la mode en l’occurrence. Dans un foisonnement de globes oculaires absurde qui ne manque pas d’humour, la référence surréaliste est aussi déclinée par l’équipe de Toilet Paper pour la campagne KENZO automne-hiver. Sur eux aussi, il faudra garder l’œil, et le bon, car de nouvelles images inspirées de la campagne seront révélées très prochainement…

 

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Artistique, l’inspiration se fait aussi mystique. Au-delà de leurs attributs purement physiques, nos orbites constitueraient une porte d’entrée sur notre monde intérieur. C’est elle que l’on désigne par le fameux terme « troisième œil ». Situé entre les deux yeux, au niveau du sixième chakra, il est représenté, en Inde notamment, par un bindi que la mode a depuis longtemps travaillé et réinventé. 

Autre œil repéré jadis sur un costume, celui de la Reine Elisabeth Ière d’Angleterre sur l’une des plus célèbres peintures la représentant : « The Rainbow Portrait ». Sur ce tableau officiel datant de la fin du 16e siècle, la robe de la souveraine est en effet cousue d’oreilles et d’yeux. Symbole du souverain tout-puissant qui voit tout et entend tout ? Sûrement, mais pas seulement. Là encore, l’œil symbolise la différence, l’envie de rompre avec un certain ordre établi. Car c’est surtout « video et taceo », soit « Je vois et je ne dis rien », la devise de la reine qui est représentée ici. Plus tempérante que ses aînés et que ses voisins guerriers, Elisabeth Ière d’Angleterre préféra en effet l’essor du théâtre et les prouesses maritimes aux répressions religieuses et aux conquêtes. On en aurait presque la larme à l’œil…

 

Jetons un coup d’œil maintenant sur le XVIIIe siècle… Vêtements bien sûr mais aussi clips, pochette d’album, ou photocall… C’est tout l’entertainment qui puise aujourd’hui  dans l’imagerie des illuminati et des Francs Maçons et utilise leur « œil unique ». Juché au sommet d’une pyramide, il apparaît notamment sur le billet de 1 dollar et symbolise l’omniscience de ces prétendues sociétés secrètes. Les stars « illuminés » le figurent en cachant l’un de leurs yeux ou en l’entourant de leurs doigts formant un six. Ils ne font évidemment pas partie de cette organisation qui comploterait depuis des siècles pour dominer le monde mais leur appropriation de ce symbole est un peu comme un nouveau V de la victoire : le signe de leur réussite dans l’impitoyable monde du divertissement. Heureusement, sur les catwalks, aux jeux de mains, on préfère les clins d’œil et chacun inventera le sens de ce motif devenu, cette saison, prunelle de nos yeux !

Le temps s’envole, certes, mais certaines pièces s’y accrochent et demeurent éternelles. C’est le cas de la tenue d’aviateur, à jamais dans nos vestiaires, qui inspire cette saison l’homme Kenzo. Embarquement immédiat.

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Blousons bombers (aussi appelés bombardiers), pantalons jodhpurs, boots lacées, vestes de pilote à col en mouton retourné ou encore lunettes de soleil, depuis les années 20 et l’essor de la navigation aérienne, l’habit d’aviateur a investi la mode. Hors du tarmac, il est désormais un classique sans cesse réinventé. Hier bruns, noirs ou marines, en automne-hiver 2013, la veste à double boutonnage et le caban se parent de nuages ou de bleu… ciel. L’imprimé camouflage des pilotes de guerre se fait, lui aussi, plus cumulo nimbus que quercus (le nom scientifique du chêne), quand la toile de parachute inspire les pantalons skinny en nylon. Objet emblématique de l’aviateur s’il en est, le sac à dos contenant le dit parachute atterrit également un peu partout cette saison, sous la forme de véritables sacs à bretelles, comme de ceintures faites de sangles et de clips. Moins symboliques, mais tout aussi essentielles (si l’on ne voulait pas finir les pieds gelés), les boots lacées et fourrées de l’aventurier se colorent et se font graphiques (quand elles ne sont pas réellement nouées ou zippées, leurs liens sont suggérés par une bande de tissu). Autant de pièces devenues plus contemporaines que jamais malgré leurs quelques heures de vol. 

C’est d’ailleurs aussi cela qui séduit dans l’aviator wear depuis toujours. Authentique par son histoire et ses matières (cuir, mouton ou verres fumés étaient destinés à résister aux assauts de l’ennemi, comme à ceux des intempéries), il offre aux hommes une allure à la fois distinguée et virile. Presque autant que celle des aventuriers ou des militaires dont la tenue de vol était autrefois une véritable seconde peau, cela parfois pendant plusieurs semaines... Comme le perfecto ou la veste militaire, l’habit d’aviateur véhicule en outre des valeurs qui habillent son possesseur (dépassement de soi, aventure, force…) - même si elles ne dépassent que rarement les frontières de l’imaginaire. Authenticité, dépassement de ses limites et résistance, des notions qui, par les temps qui volent, ne peuvent que plaire. Mais ce qui fait aussi le succès permanent de l’habit d’aviateur, c’est son aspect confort et pratique. Si, comme tout bon classique se respectant, il n’est plus aujourd’hui d’aucun temps, il peut se porter par tous les temps. Un vrai basique donc, qui, réinventé par Kenzo, protégera les Howard Hughes et les Charles Lindbergh d’aujourd’hui, pour une saison au top (gun).

 

D’hyper-villes habitées par d’hypersensibilités, voilà peut-être ce qui explique peut-être l'omniprésence de la nature dans la mode aujourd'hui. Animaux (tigre bien sûr, mais aussi, pythons, flamants roses ou plumes de paon) et végétaux sont partout. De notre tête à nos pieds, de la haute-couture au prêt-à-porter. Mais chez Kenzo, elle fait partie de l'ADN de la marque, de ses racines.

 


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Fasciné par la nature, ses couleurs et son énergie, Kenzo Takada a fait de l'imprimé "faune et flore" sa signature. En témoigne le nom de sa première griffe, "Jungle Jap". Inspirés du style naïf du Douanier Rousseau, dès les années 70, les imprimés d'arbres et de fleurs crient la bonne humeur du créateur. Ils invitent au voyage et à la joie. À cette époque, explorer le monde entier est un rêve pas toujours concrétisé. L'Asie fait vibrer l'imaginaire collectif et ses paysages luxuriants sont un Eden moderne. Avec Kenzo et ses imprimés, un souffle d'air frais, celui de la forêt, parcourt la mode. Le style peut désormais être aussi léger que la vie à l’état de nature.


Aujourd'hui plus que jamais, cette liberté nous fait fantasmer et s’incarne dans l'imprimé palmé / feuillé. Reste à retrouver cette espèce protégée ! À la lisière de l’écolo et du numérique, l’imprimé de la saison, le Psychedelic Forest, nous transporte dans un ailleurs mystérieux. Alors, promenons-nous dans les bois… pendant que le léopard n'y est pas !

 

 

La balade commence dans la jungle urbaine, Place de la Madeleine où les vitrines de la boutique Kenzo se parent de verts, de bleus, d'ocres et de roses, ceux d'une végétation, amazonienne ou thaï, mais vue de nuit. Une vision nyctalope partagée aussi par Carol Lim et Humberto Leon qui réinventent cette nature chère à Kenzo Takada. À la fois graphique et déstructurée, inspirée du gif animé, cette forêt-là nous emmène vers les mondes numériques et chimériques d'aujourd'hui. Les fleurs, avec notamment l'imprimé Orchids et les feuilles, avec des palmiers et des fougères entremêlés, sont toujours là, mais ils nous parlent d'une forêt moderne où nous sommes à la fois digitaux et animaux, de vrais Robinsons 3.0. Comme dans la jungle, il faut se battre, comme dans la jungle, il y a les dominants et les dominés. Alors, nous rêvons souvent d’un d’ailleurs, de « jangàla» (le mot sanskrit d’où vient le terme jungle qui désigne un espace sauvage encore inexploré), et embarquons à bord du vaisseau digital. Mais cet écosystème contemporain, à la fois virtuel et ultra-réel, universel et ultra-personnel, nous étouffe parfois (tout autant que nous aimons le respirer et qu'il est nécessaire à notre survie !). Un peu de vert, de palmiers et de légèreté n’est alors pas de trop.


Jacquard jaune imprimé léopard ou maille « 3D » crocodile vert, le knitwear se fait plus animal cette saison. Couleurs pop et motifs animaliers, voici la maille originelle de Kenzo prise dans les filets de cette nouvelle collection. Suivons le fil.
 

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Tout commence dans les années 70 avec Jungle Jap (la griffe de Kenzo Takada avant la création de Kenzo) et ses mailles colorées. À cette époque, le tricot se libère de son image bourgeoise (et / ou douillette) et entre véritablement dans la mode. Kenzo incarne le versant pop de cette maille nouvelle et devient, dès lors, une référence en la matière. Motifs ethniques, grosses fleurs et couleurs vives se mêlent dans sa maille qui s’encanaille. Inspiré depuis toujours par la nature, Kenzo bouscule pourtant les saisons en utilisant le tricot l’été et le coton l’hiver. Mieux, au-delà du jeu de textile, il réinvente les coupes du knitwear et tranche dans le pull !

 

Cela donne un top à manches courtes, à volumes originaux, nouveaux. Souvent, son col, ses manches et ses ourlets sont en bords côte contrastés, comme ceux d’un sweat, mais en maille. On le porte sur une chemise ou d’autres manches plus longues et voilà le style « layering » lancé, celui-là même qui ne nous quittera plus jamais ! Autre tour dans la manche de Kenzo, autre pièce emblématique : le pull aux emmanchures kimono. Exemple parfait du mélange de culture japonaise et de style français qui constitue l’ADN de la Maison, cette coupe nouvelle marque autant les esprits que la mode.

 

Dès lors, la maille Kenzo ne cesse de dérouler son fil et se décline en robes pulls ou en accessoires (écharpes, turbans…), en imprimé colorés et innovants, ou en jacquards. Cela, jusqu’à cette saison où Carol Lim et Humberto Leon se réapproprient plus que jamais le tricot selon Kenzo. Jaune fluo, vieux rose, violet, rouge, orange ou encore vert phospho, les couleurs explosent, parfois même en fil à fil, comme ceux de la robe en maille dégradée de violet à vert. Effet vannerie garanti ! En se texturisant, avec cet effet « osier », ses damiers 3D, son croco ou son tissage jacquard, la maille Kenzo prend du relief et se réinvente à nouveau.

 

Robes pulls, pantalons et pulls ont alors autant de caractère que le désormais célèbre tigre de la marque. De nombreuses pièces se parent d’ailleurs de ses tâches, en version miniaturisée ou fluo, quand d’autres en font une rugissante calligraphie. Il faut dire que c’est par lui, le tigre, que la maille Kenzo a retrouvé son côté sauvage. En 2011, dès leur première collection pour la Maison, les deux designers new-yorkais la font en effet revivre avec leur désormais célèbre pull tigre. Un 100% laine brodée à l’effigie du félin, aujourd’hui symbole de la marque et de son renouveau. Cette saison encore, en imprimé ou en broderie, le fauve bondit dans la maille Kenzo et pourrait bien dompter notre style de ce printemps-été !

« Rrrrrrrr », entends-tu le léopard qui rugit dans les dressings cette saison ? Tâches géantes et colorées, celui que l’on pensait n’être qu’une tendance passagère ne cesse de se réinventer, prouvant par là qu’il est désormais un classique. Analyse d’un nouvel intemporel.

 

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Aujourd’hui chic ou décalé, labellisé mode en tous les cas, le léopard est entré dans les mœurs du cool. Cela n’a pourtant pas toujours été le cas… Tour à tour vulgaire, punk, politique, féministe ou tribal, il ne date pas des collections de 2007 et c’est toute une histoire et une sociologie qui font du léopard le roi des imprimés. C’est d’ailleurs cela, être le Roi, celui qui a du pouvoir et de la force, qui fait entrer le léopard dans la mode. Dans l’apparat et la parure, en tous les cas. Les chefs des tribus africaines, notamment les Nuer du Soudan du sud, faisaient de sa peau un trône et le portaient en pagne, en robe ou en coiffe. Chez les Nuer, celui qui règle les différents est même appelé « L’homme à la peau de léopard ». Il faut dire qu’à la fois surpuissant et malin, le léopard court à 80 km/h et a la réputation d’effacer ses traces avec sa queue ! L’attraper est donc un exploit et le porter un symbole de force. CQFD. Colonisation oblige, le léopard comme emblème de puissance, se retrouve dans d’autres époques et d’autres contrées. Les Dragons (que de rugissements décidemment) du Régiment de la Garde Impériale créés en 1806 par Napoléon, par exemple, portaient fièrement un casque ceint en sa base d’un bandeau de léopard. Véritables pour les officiers, les tâches du félin étaient imitées sur des poils de vache ou de veau pour les sous-officiers ou les soldats.

 

Tiens, tiens, le vrai et le faux, le tanné et l’imprimé, une autre distinction apparaît dans la hiérarchie léopard. Car l’imprimé lui non plus ne date pas d’hier. Même Napoléon Ier, lui encore !, utilisait un tapis en laine imprimée léopard dans son bivouac pendant la Campagne de Russie en 1812.  Ce n’est donc pas, comme on pourrait l’imaginer, l’apparition de la défense des animaux en voie de disparition dans les années 60 qui a transformé le léopard en animal printé. Jusque là, porter du vrai ne choquait personne et n’était que luxe. Mieux, dans les années 50, un manteau en peau de léopard le rapportait à sa fonction première, celle du symbole du pouvoir ; bien que la force physique ait été remplacée par celle des dollars. L’analogie entre le manteau, la pièce dans laquelle le léopard était à l’époque le plus répandu, et la peau de bête tribale est d’ailleurs évidente. Pourtant, dès les années 25, mais surtout dans les 40’s, les créateurs travaillent l’imprimé. D’abord jugé vulgaire et cheap, il ne rencontre pas son (grand) public. Mais, comme tout bon intemporel, il a suffit que quelques icônes de style s’en emparent pour que l’imprimé tacheté devienne un élégant. Jackie Kennedy, Audrey Hepburn, Catherine Deneuve et même Brigitte Bardot qui chantait « Une peau tigrée danse au sommet de mes cuissardes, 
Et je n'ai rien de plus sur la peau que ce manteau léopardé… » dans Mon Léopard et Moi, toutes en ont porté (du vrai pour la plupart). La mode était alors lancée. Également rendu populaire par de célèbre rôles (Marilyn dans Les Hommes préfèrent les blondes ou Carole Lombard dans Train de luxe), il se porte alors en touches, en col, en chapeau ou en manchon. Mais, manteau de luxe ou discrète pâte de velours, dans les années 50-60, le léopard est incontournable.

 

Incontournable, certes, mais aussi, et surtout, respectable. Ce qui n’a pas toujours été son cas. Si à ses débuts le faux Léo déplaisait par son côté cheap (« De la peau, oui, mais pas de la fausse ! »), c’est aussi sa connotation d’animal de petite vertu qui faisait de cet imprimé un style réservé au femmes sauvages. Symbole de richesse quand il était vrai, l’imprimé léopard est dans le même temps également devenu l’emblème de la légèreté, de la sexualité et de la vulgarité. À cette époque, les pin-ups, ces femmes fatales qui ne bénéficiait pas encore du vernis glamour passé par le pinceau vintage, s’emparent de ses tâches. Tenue de bain, déshabillé ou sous-vêtements, c’est alors une tout autre gamme de vêtements qui se pare de léopard et se met en scène. Ava Gardner, Betty Page, Elizabeth Taylor ou encore l’actrice Elaine Stewart ont ainsi posé langoureusement en bikini ou en une pièce léopard. Il devient alors l’apanage des vamps. Comme les chefs tribaux, elles aussi revêtent cette (fausse) peau pour symboliser qui elles sont. Comme le léopard, elles sont félines. À la fois douces, prédatrices, sauvages, imprévisibles et indépendantes. En s’appropriant et en subvertissant ce symbole du pouvoir, masculin qui plus est, les femmes fatales en font celui de l’ultra féminité. Elles en font un autre emblème, celui de leur pourvoir sexuel.

Voilà alors notre léopard (lui, innocent, qui n’a de tâches rondes que pour se camoufler dans la forêt) érigé en symbole à la fois sexuel et bourgeois, à la fois animal et ultra-social. Les agitateurs ne pouvaient pas passer à coté ! Dans les années 50, le rockabilly, sous genre du rock grand copain des pin-ups, l’utilise un temps et aujourd’hui encore, associé au noir, le léopard est un accessoire de la panoplie rétro-rock. Mais ce sont les Postmodernes des années 80 qui le détournent véritablement et en font une provocation. Quoi de mieux que l’imprimé léopard pour ce mouvement artistique en rupture ironique avec l’establishment et le « bon gout » moderniste ? À cette époque, Postmodernes et Punks érigent en effet le mauvais goût en art, choquent et provoquent. On porte alors des vêtements de prostituées (du léopard donc !) entre autres détournements. Mode, mais aussi design ou musique, tous les arts provoc’ se l’arrachent. La scène rock 80’s en tête. Une fois encore, c’est aussi l’animalité du léopard que l’on arbore. Il s’agit de montrer l’animal qui est en nous, du moins de le laisser s’exprimer. Exit le bourgeois, les humeurs profondes, la bestialité, les instincts et les pulsions sont de retour !

Pourtant, comme tout mouvement, la provocation devient à son tour une norme et le léopard se re-re-démocratise dans les eighties. C’est alors porteur de cette histoire et de ces symboles que le léopard est revenu dans les 00’s et que, depuis, il ne cesse de revenir, de se réinventer et de nous habiller. « On ne change pas les tâches d’un vieux léopard », vraiment ? Il semblerait que la mode ait décidé de donner tort au célèbre proverbe !

 

 

 

 

crédits photos:

"Masai warrior talking on a smart phone" par Mehmed Zelkovic

"Matching Fur" par Chaloner Woods

"Gene Tierney" par Silver Screen Collection

"photo of Sid Vicious" par Richard E. Aaron

"campagne Kenzo 1983" par Hans Feurer