Les dix meilleurs films de surf - 1èr partie

Plage, surf et sable viennent immédiatement en tête quand on pense à la Californie, principale inspiration de KENZO cette saison. La plage et le pouvoir mystique de l'océan tiennent une place centrale dans le mode de vie local ; une culture que la Californie a su exploiter et vendre à travers moult séries et films. Si vous n'avez jamais eu la chance de vivre l'expérience du surf en Californie, Guillaume le Goff vous offre un transat au premier rang pour voir ou revoir les plus grand moments de surf au cinéma ces 50 dernières années dans sa liste des dix films les plus marquants du genre.

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"Big Wednesday" (1978)

« Big Wednesday – pour chaque génération, l’histoire du passage à l’âge adulte… », telle était la phrase d’accroche du film quand il est sorti. C’est l’un des premiers films de surf majeurs, réalisé par le Californien John Millus. Le film suit la vie de trois jeunes amis californiens talentueux et passionnés de surf, Matt Johnson, Jack Barlowe et Leroy Smith. Ils ont chacun leur propre personnalité et une vie différente, mais ils partagent une destinée commune, surfer un jour la plus grande vague du monde. Couvrant la période de 1962 à 1974, le film raconte l’enfance des protagonistes, puis la guerre du Vietnam et la perte de l’innocence qui s’ensuit, enfin le passage à l’âge adulte. « Big Wednesday » invite le public à contempler les spots classiques en Californie sur les plages de Santa Barbara, Ventura et Malibu et aussi à Hawaii (Pupukea). À la fin, Matt, Jack et Leroy se retrouvent pour le Great Swell de 1974. Ils doivent faire face au plus grand défi de leur vie et doivent tout risquer pour ce « Big Wednesday » unique, qu’ils ont tant attendu. Avec une intrigue bien ficelée et des images de surf incroyables, Spielberg lui-même avait annoncé que BW aurait le même succès que Star Wars ou Les dents de la mer, mais le film n’a pas eu la reconnaissance escomptée. Au final, c’est quand même devenu un film culte.
 

 

 


 

 

"Point Break" (1991)


À sa sortie, Point Break a été présenté comme un film « 100% adrénaline ». Fidèle à cette annonce, le film a séduit le public et la critique avec ses séquences de surf et de chute libre mémorables, avec un casting légendaire et une intrigue haletante. Réalisée par Kathryn Bigelow, Point Break est le film qui a fait de Keanu Reeves, alors inconnu, une star (il reçut l’année suivante le prix de l’homme le plus désirable à la cérémonie des MTV Movie Awards en 1992). D’abord intitulé « Johnny Utah », d’après le personnage joué par Reeves dans le film, puis « Riders on the Storm », en hommage à la chanson des Doors, « Point Break » fut finalement adopté par les producteurs, en référence évidente au monde du surf. En effet, Point Break raconte l’histoire de deux flics qui pourchassent les « Anciens présidents », un groupe de surfers californiens qui braquent des banques, à la recherche d’adrénaline plutôt que d’argent. La dernière scène de « 50-Year Storm » à Victoria, en Australie, montre les plus grandes vagues qu’on ait jamais vues à l’écran…Et, dieu merci, Keanu surfe toujours aujourd’hui.

 

 

"In God's hands" (1998)

 

Après le succès de Point Break, Hollywood a voulu donner au public un film de surf encore plus fou. De là est né « In God’s hands », produit par l’acteur Charlie Sheen et le chanteur et acteur Bret Michaels, et réalisé par Zalman King (9 semaines et demi, L’Orchidée Sauvage). IGH raconte l’histoire d’un groupe de riders qui surfent les plus grandes vagues du monde et qui sont à la recherche de la vague ultime. Allant de spots en spots à travers le monde, des plus exotiques aux plus dangereux (Bali, Madagascar, Hawaii, Mexico), trois surfers pro, Shane (Patrick Shane Dorian, qui a passé onze ans à faire le Surf World Championship Tour en tant que vrai surfer pro d’Hawaii), Mickey (qui a écrit le scénario avec Matt Georges) et Keoni (Matty Liu) profitent de la vie à fond, mais ils ne perdent jamais de vue leur ambition, qui est de surfer les vague les plus impressionnantes, jusqu’à la fin spectaculaire, mais néanmoins heureuse. Les séquences en mer furent tournées par Sonny Miller, le célèbre directeur de la photographie (Die Another Day), dont les angles de vue exceptionnels ajoutent définitivement quelque chose à « In God’s Hands ».
 

 

 

"Once Upon a Wave" (1963)

 

Filmé en couleurs par Walt Phillips (Sunset Surf Craze…) entre 1959 et 1962, « Once Upon a Wave » vous emmène faire un tour de 48 minutes le long de la côte californienne et présente quelques-uns des riders les plus stylés de la région et quelques-unes des meilleures vagues. Vous prendrez plaisir à voir Dewey Weber, Miki Dora ou Lance Carson essayer de surfer la vague parfaite sur la plage de Surf Rider Beach; les riders de grande vague tels que Fred Van Dyke, Peter Cole et Ricky Grigg à Sunset Beach (Huntington) et des légendes tels que Mike Doyle et Robert August, qui dans leur quête de la ride ultime, nous montrent comment garder le contrôle de sa planche dans des locations telles que Steamer Lane (Santa Cruz) ou Haleiwa (Oahu North Shore, Hawaii). Considéré comme un safari de surf vintage, « Once Upon a Wave » témoigne d’un temps plus pur, qui n’existe plus, mais qu’on n’oublie pas.
 

 

 

"Riding Giants" (2004)

 

Écrit et réalisé par Stacy Peralta (Lords of Dogtown) « Riding Giants » est le premier documentaire à ouvrir le festival du film de Sundance. C’est une œuvre impressionnante sur les pionniers légendaires du surf qui ont dédié leur vie à rider les grandes vagues, parmi eux Greg Noll, Gerry Lopez, Jeff Clark, Mickey Munoz, ou plus récemment Laird Hamilton. « Avant que l’homme ne marche sur la lune, un groupe de jeunes hommes a fait le grand saut et a façonné un nouveau mode de vie… » C’est ainsi que s’ouvre « Riding Giants » et cette phrase plante le décor, avant que le film ne retrace comment ces personnages incroyables, de « vrais astronautes de leur temps » qui ne vivaient de rien, si ce n’est de leur passion dévorante, en sont arrivés à défier les forces de l’océan pour inventer un mode de vie complètement nouveau. Depuis Waimea Bay à Hawaii où tout à commencé dans les années cinquante et soixante, à Mavericks dans le Nord de la Californie dans les années soixante-dix et quatre-vingt, ils ont dessiné la carte de la big wave pour les générations à venir. Comme Greg Noll le rappelle dans le film, ils se fichaient de mourir ; ils ne vivaient que pour rider les vagues les plus grandes. Avec un esprit profond et une véritable vision, beaucoup d’extraits d’archives, des entretiens et des scènes de surf époustouflantes, « Riding Giants » reste une référence essentielle aujourd’hui.