10 EYE FILMS #4 - FOR YOUR EYES ONLY - Kenzine, le blog officiel de Kenzo

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Plage, surf et sable viennent immédiatement en tête quand on pense à la Californie, principale inspiration de KENZO cette saison.  Guillaume Le Goff présente la deuxième partie de son liste des meilleurs films de surf. 

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"Lords of Dogtown" (2005)

 

« Ils sont partis de rien pour tout changer… » C’est un fait, il y a un avant et un après les Z Boyz. « DogTown & Z-Boyz » (2001) était au départ un documentaire sur la naissance du skate dans une période où la culture dominante était celle de la plage et du surf, plus précisément à Venice Beach (c’est-à-dire « Dogtown ») et Santa Monica. Le documentaire a été réalisé par Stacy Peralta et est narré par Sean Penn. Il contient aussi des contributions originales de Craig Stecyk, le co-fondateur de Zephyr Skate et Glen E. Friedman, le photographe légendaire.
Le film brillamment réalisé rencontra un énorme succès dans le monde. Il évoque l’émergence du skate dans le Dogtown des années soixante-dix et le rôle dominant des « héros locaux du surf et du skate », tels que Jay Adams, Tony Alva et Stacy Peralta de la Zephyr skateboard Team, surnommés les Z Boys. Aux côtés de Skip Engblom, le créateur de planches et manager de la Zephyr Team, ces pionniers ont vraiment établi la transition entre le surf et le skate et ils ont contribué à rendre le surf populaire en ridant dans la rue, les cours d’école et bien sûr, toutes ces piscines vides californiennes, véritable terre promise pour les skaters.
« Les seigneurs de Dogtown » (2005) a été réalisé par Catherine Hardwicke et écrit par Stacy Peralta. Il est basé sur les faits réels. Avec une pincée de drame tout hollywoodien, un scénario habile et une bande-son incluant Neil Young, David Bowie et Black Sabbath, le film a permis de faire connaître la genèse du skate californien à des millions de gens à travers le monde.
 

 

 

"Chasing Mavericks" (2012)

 

Également inspiré d’une histoire vraie, « Chasing Mavericks » est le blockbuster de surf le plus récent d’Hollywood. Jay (James) Moriarty est sauvé de la noyade à huit ans par Frosty Hesson, un big wave rider. Frosty Hesson devient quelques années plus tard le mentor de James et l’entraîne à dépasser ses limites pour arriver à réaliser le rêve de sa vie : surfer Mavericks, un spot de surf légendaire dont personne ne croit à l’existence. Mavericks est l’une des plus grandes vagues de la planète, créée une fois par décennie par la houle dans le Nord de la Californie à Half Moon Bay près de Santa Cruz, en Californie. Après des mois d’une préparation intense physiquement et émotionnellement, un jour, la vague arrive. Devant un large public qui s’est rassemblé sur la plage ou sur des bateaux pour l’occasion, James, après un wipeout mémorable lors de son premier essai, dont la photo finie en couverture de Surfer magazine, arrive à remonter sur sa planche et parvient à conquérir Mavericks alors qu’il n’a que 16 ans à peine. Sa légende vit maintenant pour toujours.
 

 

 

"Endless Summer" (1966)

 

Référence incontournable dans le genre du film de surf, « Endless Summer » a fait connaître la véritable expérience du surf à un public plus large et a inspiré la naissance du surf lifestyle, véritable phénomène : faire le tour du monde pour rider et avoir le plaisir d’être sur la plage, au soleil, avec sa bande d’amis.
Pour la première fois à l’écran, le réalisateur et narrateur Bruce Brown, qui est lui-même un surfer californien passionné, suit deux jeunes surfers locaux, Mike Hynson et Robert August, désireux de faire l’expérience d’un été sans fin, à la recherche de la vague parfaite. Pour réaliser leur rêve, ils se rendent dans de nouveaux spots de surf, la plupart d’entre eux n’ayant jamais été vus et ni ridés par personne : ils voyagent au Ghana, à Tahiti, en Australie, en Nouvelle Zélande ou à Cape Town, au célèbre Cape St. Francis. Au cours de leurs périples, ils embarquent avec eux des figures de surf célèbres tels que Rodney Sumpter et Nat Young, tout comme des héros locaux, qui deviennent leurs amis pour la vie. À sa sortie, le film fut décrit par le Time magazine comme « une ode brillante au soleil, au sable et au surf », tandis que le New Yorker le décrivit comme « un film brillant et parfait ». Avec une bande son originale par The Sandals, ce film est souvent considéré comme le meilleur film de surf de tous les temps ; c’est une clef pour comprendre la culture du surf et, plus important encore, pour se réchauffer le cœur.
 

 

 

"One California Day" (2007)

 

En opposition à la tendance des documentaires de surf qui se focalisaient sur des destinations de plus en plus branchées, « One California Day » regroupe des histoires, des expériences et des spots de surf, qui ensemble forment un film divertissant, réalisé par Mark Jeremias et Jason Baffa, qui sont tous les deux nés en Californie et y ont grandi. Filmé sur une pellicule couleur en 16mm, le film révèle des endroits merveilleux tels que Crescent City au Nord d’Imperial Beach dans le Sud près de San Diego. Pour Jeremias et Baff, il n’y a pas besoin d’aller bien loin pour faire l’expérience de la liberté et de la joie qu’offre le short ou le long board. Les plages californiennes et les spots le long de ses côtes, avec ses gens charmants, ses traditions et son histoire originale, offre tout ce qui est nécessaire pour ceux qui cherchent à passer une bonne journée de surf. Filmé avec les excellents surfeurs Joe Curren, Lance Carlson, Alex Knost et Joel Tudor, ils ont même réussi à attaper un Big Wednesday historique, celui de la décennie, dans le Nord. Ainsi, cette journée passée en Californie est absolument parfaite.
 

 

"Little Victories"(2013)

"Little Victories" est un film de surf de 30 minutes réalisé par Perry Gershkow, un réalisateur de Marin Couty en Californie, qui nous emmène le long de la côte dans le nord de la Californie, à la recherche de nouveaux territoires à explorer. C’est un film à la fois simple et joyeux. Ici, chaque vaque conquise est une « petite victoire » pour les protagonistes, un groupe d’amis proches qui vivent pour le surf et qui ont un style cool et de super tricks, comprenant des rippers locaux tels que Tyler Payne, Colin Dwyer, Bryce Adams and Jordan Stern. Regardez cette œuvre pleine d’humilité, prenez le temps d’apprécier sa vibe magnifique et sa bande-son rock géniale. Il y aura alors de grandes chances que vous pensiez à réserver un billet pour Santa Cruz ou San Francisco pour voir enfin cette folie douce de vos propres yeux.

 

Aussi à régarder :


"Thicker Than Water" (2000)

"Momentum" (2001)

"Step into Liquid" (2003)

"A Broke Down Melody" (2004)

"These are Better days" (2004)

"The Seedling", "Sprout", "The Present" (2007-2009)

"Stoked & Broke" (2010)

"The Ductumentary" (2013)

"Secret Sound" (2013)
 

 

 

 

 

 

 

Plage, surf et sable viennent immédiatement en tête quand on pense à la Californie, principale inspiration de KENZO cette saison. La plage et le pouvoir mystique de l'océan tiennent une place centrale dans le mode de vie local ; une culture que la Californie a su exploiter et vendre à travers moult séries et films. Si vous n'avez jamais eu la chance de vivre l'expérience du surf en Californie, Guillaume le Goff vous offre un transat au premier rang pour voir ou revoir les plus grand moments de surf au cinéma ces 50 dernières années dans sa liste des dix films les plus marquants du genre.

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"Big Wednesday" (1978)

« Big Wednesday – pour chaque génération, l’histoire du passage à l’âge adulte… », telle était la phrase d’accroche du film quand il est sorti. C’est l’un des premiers films de surf majeurs, réalisé par le Californien John Millus. Le film suit la vie de trois jeunes amis californiens talentueux et passionnés de surf, Matt Johnson, Jack Barlowe et Leroy Smith. Ils ont chacun leur propre personnalité et une vie différente, mais ils partagent une destinée commune, surfer un jour la plus grande vague du monde. Couvrant la période de 1962 à 1974, le film raconte l’enfance des protagonistes, puis la guerre du Vietnam et la perte de l’innocence qui s’ensuit, enfin le passage à l’âge adulte. « Big Wednesday » invite le public à contempler les spots classiques en Californie sur les plages de Santa Barbara, Ventura et Malibu et aussi à Hawaii (Pupukea). À la fin, Matt, Jack et Leroy se retrouvent pour le Great Swell de 1974. Ils doivent faire face au plus grand défi de leur vie et doivent tout risquer pour ce « Big Wednesday » unique, qu’ils ont tant attendu. Avec une intrigue bien ficelée et des images de surf incroyables, Spielberg lui-même avait annoncé que BW aurait le même succès que Star Wars ou Les dents de la mer, mais le film n’a pas eu la reconnaissance escomptée. Au final, c’est quand même devenu un film culte.
 

 

 


 

 

"Point Break" (1991)


À sa sortie, Point Break a été présenté comme un film « 100% adrénaline ». Fidèle à cette annonce, le film a séduit le public et la critique avec ses séquences de surf et de chute libre mémorables, avec un casting légendaire et une intrigue haletante. Réalisée par Kathryn Bigelow, Point Break est le film qui a fait de Keanu Reeves, alors inconnu, une star (il reçut l’année suivante le prix de l’homme le plus désirable à la cérémonie des MTV Movie Awards en 1992). D’abord intitulé « Johnny Utah », d’après le personnage joué par Reeves dans le film, puis « Riders on the Storm », en hommage à la chanson des Doors, « Point Break » fut finalement adopté par les producteurs, en référence évidente au monde du surf. En effet, Point Break raconte l’histoire de deux flics qui pourchassent les « Anciens présidents », un groupe de surfers californiens qui braquent des banques, à la recherche d’adrénaline plutôt que d’argent. La dernière scène de « 50-Year Storm » à Victoria, en Australie, montre les plus grandes vagues qu’on ait jamais vues à l’écran…Et, dieu merci, Keanu surfe toujours aujourd’hui.

 

 

"In God's hands" (1998)

 

Après le succès de Point Break, Hollywood a voulu donner au public un film de surf encore plus fou. De là est né « In God’s hands », produit par l’acteur Charlie Sheen et le chanteur et acteur Bret Michaels, et réalisé par Zalman King (9 semaines et demi, L’Orchidée Sauvage). IGH raconte l’histoire d’un groupe de riders qui surfent les plus grandes vagues du monde et qui sont à la recherche de la vague ultime. Allant de spots en spots à travers le monde, des plus exotiques aux plus dangereux (Bali, Madagascar, Hawaii, Mexico), trois surfers pro, Shane (Patrick Shane Dorian, qui a passé onze ans à faire le Surf World Championship Tour en tant que vrai surfer pro d’Hawaii), Mickey (qui a écrit le scénario avec Matt Georges) et Keoni (Matty Liu) profitent de la vie à fond, mais ils ne perdent jamais de vue leur ambition, qui est de surfer les vague les plus impressionnantes, jusqu’à la fin spectaculaire, mais néanmoins heureuse. Les séquences en mer furent tournées par Sonny Miller, le célèbre directeur de la photographie (Die Another Day), dont les angles de vue exceptionnels ajoutent définitivement quelque chose à « In God’s Hands ».
 

 

 

"Once Upon a Wave" (1963)

 

Filmé en couleurs par Walt Phillips (Sunset Surf Craze…) entre 1959 et 1962, « Once Upon a Wave » vous emmène faire un tour de 48 minutes le long de la côte californienne et présente quelques-uns des riders les plus stylés de la région et quelques-unes des meilleures vagues. Vous prendrez plaisir à voir Dewey Weber, Miki Dora ou Lance Carson essayer de surfer la vague parfaite sur la plage de Surf Rider Beach; les riders de grande vague tels que Fred Van Dyke, Peter Cole et Ricky Grigg à Sunset Beach (Huntington) et des légendes tels que Mike Doyle et Robert August, qui dans leur quête de la ride ultime, nous montrent comment garder le contrôle de sa planche dans des locations telles que Steamer Lane (Santa Cruz) ou Haleiwa (Oahu North Shore, Hawaii). Considéré comme un safari de surf vintage, « Once Upon a Wave » témoigne d’un temps plus pur, qui n’existe plus, mais qu’on n’oublie pas.
 

 

 

"Riding Giants" (2004)

 

Écrit et réalisé par Stacy Peralta (Lords of Dogtown) « Riding Giants » est le premier documentaire à ouvrir le festival du film de Sundance. C’est une œuvre impressionnante sur les pionniers légendaires du surf qui ont dédié leur vie à rider les grandes vagues, parmi eux Greg Noll, Gerry Lopez, Jeff Clark, Mickey Munoz, ou plus récemment Laird Hamilton. « Avant que l’homme ne marche sur la lune, un groupe de jeunes hommes a fait le grand saut et a façonné un nouveau mode de vie… » C’est ainsi que s’ouvre « Riding Giants » et cette phrase plante le décor, avant que le film ne retrace comment ces personnages incroyables, de « vrais astronautes de leur temps » qui ne vivaient de rien, si ce n’est de leur passion dévorante, en sont arrivés à défier les forces de l’océan pour inventer un mode de vie complètement nouveau. Depuis Waimea Bay à Hawaii où tout à commencé dans les années cinquante et soixante, à Mavericks dans le Nord de la Californie dans les années soixante-dix et quatre-vingt, ils ont dessiné la carte de la big wave pour les générations à venir. Comme Greg Noll le rappelle dans le film, ils se fichaient de mourir ; ils ne vivaient que pour rider les vagues les plus grandes. Avec un esprit profond et une véritable vision, beaucoup d’extraits d’archives, des entretiens et des scènes de surf époustouflantes, « Riding Giants » reste une référence essentielle aujourd’hui.
 

 

 

 

 

La collection printemps-été 2014 de KENZO est inspirée par la Californie, comme une liaison entre les expériences adolescentes de Carol et d’Humberto. Pour ce film, KENZO a collaboré avec le réalisateur Kahlil Joseph. Habitant de Los Angeles, il s’est fait connaitre par une série d’excellents courts métrages et de clips, pour le morceau « Until the quiet comes »  de Flying Lotus et pour « Black Up » du groupe Shabazz Palaces qui compose la bande son de « Dawn in Luxor ».

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A travers son regard, le monde apparait comme morcelé et paradoxal, comme une série de fragments visuels magnifiques. La vision unique de Joseph vient parfaitement compléter la collection printemps-été 2014 qui a su rendre hommage à la Californie à travers tous ses aspects : sensuelle et brute,  détendue et intense, sophistiquée et libre d’esprit.

 

 

Dans ce court profond et enivrant, Kahlil Joseph met en lumière l’exaltation caractéristique de Los Angeles, comme une ville pleine de mythes et de visions entrecroisés : un homme qui commande du poisson dans un restaurant jamaïcain, la beauté majestueuse d’une femme surplombant la mer de son regard, un beau jeune-homme rendant hommage à un dauphin échoué. Filmé en 16mm, l’amalgame des images –à la fois tout à fait réelles et fantastiques- est déployé à travers une intrigue menée presque uniquement par la pureté des sentiments.

 

« Dawn in Luxor » un film écrit et réalisé par Kahlil Joseph.

 

Avec:
Grace Mahary
Palaceer Lazaro
Tykee Dawkins
Chris "Worm" Lewis

 

Musique par Shabazz Palaces
Photographie par Jason McCormick
Direction artistique par Partel Oliva
Styling par Mobolaji Dawodu & Annabelle Baldero Lacuna
Produit par Onye Anyanwu & Alejandro De Leon
Produit par Pulse Films and What Matters Most

Pour donner le coup d’envoi à notre série sur les films d’inspirations californiennes, nous avons demandé à la jeune réalisatrice Gia Coppola de partager avec nous ses films préférés. Aujourd’hui, nous vous présentons son premier long métrage intitulé PALO ALTO.

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Gia Coppola : Parcours

 

Née le 1er janvier 1987, Gia a grandi à Los Angeles, où elle réside toujours. Elle est allée à l’école de filles Archer School for Girls à Brentwood en Californie avant d’entrer à Bard College, un établissement d’enseignement supérieur prestigieux reconnu notamment pour l’excellence de son département de photographie, le domaine dans lequel Gia a fait ses études. Elle utilise son appareil photo de manière très personnelle et capte tout ce qui rentre dans son champ de vision, en toute décontraction. Elle s’est intéressée au cinéma noir pour un projet, imitant les instantanés des films noirs en utilisant une vieille ampoule de flash pendant les shootings de nuit.


Après avoir obtenu son diplôme en photographie en 2009, Gia a commencé à faire des vidéos commerciales avec ses amis afin de se mettre au défi dans un autre domaine. « Lorsque des créateurs ont commencé à nous engager pour faire de brèves vidéos en ligne avec leurs collections, je songeais à des histoires que je pouvais raconter sans avoir à shooter dans trop d’endroits différents, utilisant mes amis comme acteurs. J’étais vraiment excitée de devoir utiliser le film qui était pour moi un nouveau médium, car cela ajoutait quelque chose à ce que j’étais en train de faire. J’aimais écrire, développer des personnages, raconter une histoire et utiliser des appareils qui étaient différents et aussi plus difficiles à utiliser ». 

 

Première petite-fille de Francis et Eleanor Coppola, Gia n’a jamais connu son père, Gian-Carlo Coppola, qui a perdu la vie dans un tragique accident avant sa naissance. Gia a passé les premières années de sa vie dans la Napa Valley avec sa mère, Jacqui de la Fontaine, avant de finalement retourner à LA.   

PALO ALTO


PALO ALTO est le premier film de Gia Coppola ; une analyse impressionniste de l’angoisse des adolescents et du malaise des parents dans une banlieue américaine. Le scénario s’inspire d’un recueil de nouvelles de James Franco du même nom, dont la société de production Rabbit Bandini a financé et produit le film. 


Avec :
Emma Roberts (“American Horror Story,” We’re the Millers)
Jack Kilmer (première apparition à l’écran)
James Franco (Spring Breakers)
Nat Wolff (Admission, The Fault in Our Stars)
Zoe Levin (The Way, Way Back)
Chris Messina (“The Mindy Project”)
Val Kilmer
 

 

April, adolescente timide et sensible (Emma Roberts) est un peu la petite sainte du lycée. C’est une joueuse de football populaire et elle garde souvent les enfants de son entraîneur Mr. B. (James Franco), un père célibataire. Teddy (Jack Kilmer) est un artiste introspectif dont le meilleur ami et acolyte Fred (Nat Wolff) déborde d’énergie. Impulsif, rien ne l’arrête. Tandis qu’April entame une liaison avec Mr. B. et que Teddy fait des travaux d’intérêt général tout en étant secrètement attiré par April, attirance qui semble être réciproque, Fred séduit Emily (Zoe Levin), une jeune fille solitaire qui espère trouver une forme de reconnaissance en multipliant les partenaires et les expériences sexuelles. De fête en fête, April et Tedd finiront par s’avouer leur affection réciproque, tandis que l’impertinence de Tedd va virer au chaos.

 

'Palo Alto' sortira en salle le 11 juin 2014.
 

 

 

 

Nous avons rencontré Gia Coppola pour la première fois en novembre dernier pour le lancement de notre sac Kalifornia à Los Angeles. Originaire de la Cité des Anges, nous avons vu en elle la personne idéale pour parler cinéma. Elle nous livre ses films californiens préférés.

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« The Long Good-bye : le parfait exemple d’un film qui arrive absolument à ne pas se prendre au sérieux. Un roman de Raymond Chandler traité comme une farce. 

 

Los Angeles Plays Itself: le portrait le plus réaliste de ma ville natale. 

 

The Conversation : j’adore la musique ainsi que le montage son. J’aime les films qui se déroulent à San Francisco.

 

American Graffiti : j’adore les films sur les adolescents qui passent leur temps au volant d’une voiture.  

 

Sunset Boulevard : un film qui prend le point de vue d’un homme mort. Hollywood n’épargne rien ni personne ! 

 

Double Indemnity : Barbara Stanyick est l’une de mes actrices préférées. Un bon vieux classique.  

 

Heat : le meilleur film de hold-up et la meilleure scène de fusillade. Avec Val Kilmer.

 

Zodiac : un film sur un tueur en série qui est en fait un film sur l’obsession. 

 

Chinatown : ce film transforme l’histoire de Los Angeles en un véritable mythe grec, la naissance de LA. L’histoire de LA peut se réduire à la recherche de l’eau. 

 

Je ne sais pour quelle raison, la plupart sont des films policiers... - Gia Coppola »

Cette saison, KENZO pose ses valises en Californie, là où ont grandi Carol et Humberto. Nous avons demandé à Joy Yoon – auteure du livre “The best things to do in Los Angeles – 1001 ideas” (Universe / Rizzoli International)” – de sélectionner pour nous les adresses les plus surprenantes et inattendues de Los Angeles. Notre première catégorie - “Les Drive-In” – nous a été inspirée par le film de la réalisatrice Hala Matar : “Automobile Waltz”. Faites chauffer le moteur et attachez votre ceinture. Il n'y a rien de plus drôle que de regarder un film pour le festival annuel du ponton de Santa Monica.

 

 

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Chaque vendredi de juin, des projections gratuites ont lieu sur le parking du ponton de Santa Monica. Souvent en rapport avec l'océan et destinées à une audience assez large, elles sont plutôt l'occasion de passer du temps avec ses amis ou sa famille. Elles commencent à 20h30 mais si vous êtes sur place tôt, pas de problème, l'animation commence dès 19h30. Amenez vos propres chaises de plage et vos couvertures. Des chaises sont également disponibles à la location. Pas d'alccol en revanche. 

 

200 SANTA MONICA PIER IN SANTA MONICA


Extrait du livre “The best things to do in Los Angeles – 1001 ideas”, par Joy Yoon (Universe / Rizzoli International).

 

Voir notre carte dédiée sur Pinterest.

 

L'Inde a très largement inspiré la collection KENZO femme automne-hiver 2013. Carol et Humberto ont puisé dans la danse et le cinéma indien pour proposer une réinterprétation novatrice de la culture Bollywood, mêlée à des codes plus punk et plus contemporains. Voilà une compilation de nos dix films Bollywood préférés pour vous mettre dans le bain !

 

Mangala, Fille des Indes
(De Mehboob Khan, 1950)

Premier film de Bollywood en couleurs, cette réalisation pharaonique fait date avec ses ambitions proches des plus grands péplums américains. L’histoire d’amour d’un paysan et d’une princesse, sur fond de lutte des classes chez les maharadjahs. Un casting de haute volée et des décors somptueux : Mangala  n’a rien à envier au Cléopâtre de Cecil B. DeMille.

 

 

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Mother India

(De Mehboob Khan, 1957)

Le Autant en emporte le vent hindi. Une jeune paysanne dévouée à sa famille mène une existence faite de labeur harassant et de respect des traditions. Exploitée, elle est écartelée entre acceptation et rébellion, à l’image de tout un pays. Empruntant à des maîtres comme John Ford ou Eisenstein, ce film porte aussi la marque d’un réalisateur qui sait figurer toute une nation en un personnage.

 

 

Mughal – E – Azam
(De K. Asif, 1960)

Le film a influencé tout un pan du cinéma, jusqu’au célèbre Devdas (2002). Cette œuvre totale rapporte l’histoire d’un amour contrarié entre un prince promis au trône des Mohgols et une roturière servant la cour. L’interprétation remarquable des acteurs, la capacité du réalisateur à mettre en scène avec intelligence des thèmes obligés du cinéma indien, tout concours à faire de Mughal – E – Azam un film à la hauteur des moyens déployés.

 

 

Le Maître, la maîtresse et l’esclave
(De Abrar Alvi, 1962)
Le dialoguiste du mythique acteur et réalisateur Guru Dutt, qui produit le film, tourne un film dirigé vers l’esprit de son maître. Un vieil architecte se promène dans les ruines d’un palais, des souvenirs lui reviennent : ceux d’un jeune provincial pris au piège entre deux femmes, parmi les plus marquantes du cinéma indien.

 



Pakeezah (Cœur pur)
(De Kamal Amrohi, 1971)
Une courtisane meurt en mettant sa fille au monde. L’enfant est confiée à sa tante et grandit dans une maison close où elle apprend l’art du chant et de la danse. Séduite par un homme de bonne famille, elle se refuse à lui pour ne pas entacher la réputation de celui qu’elle aime. On apprendra qu’il s’agit de son cousin. Le tournage est mythique : il s’étale sur quinze ans. L’actrice principale finira de tourner gravement malade et meurt quelques temps après la sortie du film.

 

 

Dilwale Dulhania Le Jayenge
(D’Aditya Chopra, 1995)
C'est le renouveau du film bollywoodien, attendu notamment par toute une partie de son public: les jeunes expatriés de la diaspora indienne. Reprenant les bases du code du genre, le film offre un changement sur le fond puisqu'il s'attache à une histoire d'amour entre deux indiens vivant en Angleterre. Aditya Chopra signe un bouleversant plaidoyer pour le rapprochement entre les communautés immigrées et leurs familles restées en Inde. Le message est passé : son film est l'un des plus grand succès de l'histoire avec un record d'exploitation en salle (plus de 600 semaines).Le film assoit également Shahrukh Khan comme l’icône incontournable du genre, il ne cessera ensuite d’être à l’affiche de ses plus grands succès.

 


Devdas
(De Sanjay Leela Bhansali, 2002)

Cette nouvelle adaptation du mythe indien le plus fort du XXe siècle, l’histoire d’un amour rendu impossible par le système des castes, a été présentée au Festival de Cannes en 2002 et elle est le point de départ d’une nouvelle popularité du film Bollywood à l’international. Portée par un casting royal (Aishwarya Rai et Shahrukh Khan) et un budget colossal, cette nouvelle version met l’accent sur la dimension symbolique et universelle de la légende.

 


Veer-Zaara
(De Yash Chopra, 2004)
Le père d’Aditya Chopra met en scène Shahrukh Khan dans l’un de ses plus beaux succès critiques et commerciaux. Chopra père, mort l’année dernière, a eu une carrière à la longévité et la cohérence impressionnante. La veine lyrique et grandiose du réalisateur est au service ici d’une histoire écrite par son fils : la romance impossible entre un militaire indien et une pakistanaise. L’un des plus grands succès indiens à l’international, avec notamment une projection remarquée aux festivals de Berlin et Marrakech.

 


Swades, nous le peuple
(D’Ashutosh Gowariker,2004)

L’inévitable Shahrukh Khan est au centre de cette histoire qui présente un ingénieur expatrié aux Etats-Unis, de retour en Inde pour renouer avec ses racines. Respectant les canons du genre (durée, chant, etc…), le film surprend par sa tonalité sociale et réaliste. Chronique des limites politiques et socioculturelles du peuple indien, Swades illustre le mantra de son auteur : « Les films doivent divertir mais aussi laisser quelque chose de plus profond au spectateur ».

 

 

Ra.One (Voltage)
(De Anubhav Sinha, 2011)

Inépuisable, Shahrukh Khan rempile pour le film le plus cher de l’histoire de Bollywood, l’histoire de deux êtres virtuels qui se retrouvent dans notre monde pour s’affronter sans pitié. Complètement délirant, c’est un bon exemple de la démesure et du grand écart qui sépare la culture indienne de nos standards européens. L’une des chansons de la bande originale, Chammak Challo, composée par le chanteur de R’n’B américain Akon est l’un des plus grand succès de l’année.

 

Puisque la vue est le sens par excellence des cinéastes, le fait que « eyes » apparaisse dans un titre n’est pas anodin et souvent synonyme de subtilité, de double jeu ou de mise en abyme. Comme si les réalisateurs voulaient nous inciter à y regarder à deux fois, plutôt que de nous laisser bercer par une histoire au long cours. A l’heure où chacun a un œil mécanique sur soi, avec l’appareil photo de son téléphone, la question des yeux et de ce qu’ils voient n’a jamais été aussi actuelle.

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Eyes wide shut (Stanley Kubrick Etats-Unis, 1999) a été le dernier film de Kubrick. Se mêlent sexe, désir et fantasme dans le vie d’un jeune couple glamour. Et c’est à travers les yeux que cette alchimie, réelle ou rêvée, prend forme. Du coup, se superposent et se confondent ce qui relève de l’image et de la vie, du cinéma et de la réalité.

Puisque la vue est le sens par excellence des cinéastes, le fait que « eyes » apparaisse dans un titre n’est pas anodin et souvent synonyme de subtilité, de double jeu ou de mise en abyme. Comme si les réalisateurs voulaient nous inciter à y regarder à deux fois, plutôt que de nous laisser bercer par une histoire au long cours. A l’heure où chacun a un œil mécanique sur soi, avec l’appareil photo de son téléphone, la question des yeux et de ce qu’ils voient n’a jamais été aussi actuelle.

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Les Yeux Sans Visage (France, Georges Franju, 1959) raconte l'histoire d'un père chirurgien qui tente de greffer un visage à sa fille défigurée lors d’un accident. L’un des premiers films fantastiques français, dans lequel les yeux cristallisent la part de vie d’un visage.

Puisque la vue est le sens par excellence des cinéastes, le fait que « eyes » apparaisse dans un titre n’est pas anodin et souvent synonyme de subtilité, de double jeu ou de mise en abyme. Comme si les réalisateurs voulaient nous inciter à y regarder à deux fois, plutôt que de nous laisser bercer par une histoire au long cours. A l’heure où chacun a un œil mécanique sur soi, avec l’appareil photo de son téléphone, la question des yeux et de ce qu’ils voient n’a jamais été aussi actuelle.

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For Your Eyes Only (John Glen, Angleterre, 1981) est un James Bond old school, avec des effets spéciaux, mais artisanaux. C’est encore Roger Moore qui incarne 007, il roule en Lotus et… 2CV jaune, il chausse des skis et plonge dans le regard de Carole Bouquet, dont, comme le titre l’indique, les beaux yeux font faire tout ça à James…