Tête à tête AVEC MIKE D. - Kenzine, le blog officiel de Kenzo

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Pour notre défilé printemps-été 2014, Humberto et Carol ont demandé à MIKE D. de produire un morceau inspiré de la scène californienne. Le résultat s'appelle "Humberto vs The New Reactionaries. Christine and the Queens remix by Mike D.", un morceau très influencé par la scène punk californienne !


Mike nous raconte tout le processus de création...

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KENZINE: Qu'est-ce qui t'a inspiré pour écrire ce morceau ?

MIKE D.: En parlant à Humberto, j'ai voulu mettre en valeur ce qui l'avait inspiré: le hardcore américain, comme Black Flag, Bad Brains, Circle Jerks mais j'ai ensuite voulu moderniser un peu le résultat, ou c'est plutôt que j'ai pas pu faire autrement que de twister un peu ces influences je pense.

 

K: Qu'est-ce qui fait que tu as eu envie de travailler avec Carol et Humberto et la marque KENZO ? Comment est née cette collaboration ?

M: C'est un ami commun qui nous a présentés: Spike Jonze. Mon expérience m'a toujours montré que lorsque des gens bien sont réunis par d'autres bonnes personnes, ce sont toujours des choses positives qui en resortent. Et voilà.

 

K: Comment cette collaboration a-t-elle avancé ?
M: Je me suis plongé dedans directement, envoyant de la musique à Humberto et Carol pour avoir leurs feedbacks, pendant que je progressais.

 

K: Est-ce que tu écoutes de la musique quand tu travailles sur un morceau ?

M: Pas directement, à partir du moment où je suis en mode créatif, c'est parti. MAIS j'ai écouté un nombre raisonnable de disques de trap et je pense que les choses ont pris corps assez naturellement, de là.

 

K: Dans quelle mesure penses-tu que la production et les sons que tu as choisi reflètent l'esprit de la collection ?

M: Je partage la même passion qu'Humberto pour le punk américain et son énergie brute et je pense qu'elle a influé sur la collection et la bande-son que j'ai produite.

 

K: Dans quelles conditions as-tu enregistré ?

M: Principalement chez Oscilloscope laboratories, à New York.

 

K: Est-ce que c'était la première fois que tu produisais une bande-son pour un défilé ? En quoi est-ce différent de l'écriture d'un album ?

M: Oui c'était vraiment la toute première fois et c'est pour ça que j'ai accepté. Ca s'apparentait plus à composer la musique d'un film en quelque sorte, sans pouvoir voir le film !

 

K: Durant un défilé les modèles marchent et ne dansent pas. Quelles sont les règles à respecter lorsque l'on doit écrire un morceau pour faire marcher les gens  ?

M: Je crois que le fait de ne pas connaître ces règles m'a justement rendu ce processus plus confortable.

 

K: Tu as toujours eu un style reconnaissable. Dans quelle mesure la mode a-t-elle une importance dans ta vie de tous les jours? Quel est l'aspect de la mode qui t'intéresse le plus ?

M: J'ai toujours été plus captivé par les gamins qui ont clairement leur propre style. Ceux qui s'habillent, marchent et bougent à leur rythme, parfois des années avant que quiconque n'ait les mêmes idées.


K: Quelles valeurs penses-tu avoir en commun avec KENZO ?

M: Le rythme et l'énergie.

 

K: Est-ce que Paris a une valeur sentimentale particulière pour toi ?

M: Oui, et à beaucoup de points de vue d'ailleurs, que ce soit avec ma vraie famille ou la "famille" que représente mon groupe.


K: Sur quel projet travailles-tu ou vas-tu travailler prochainement ?

M: Ce projet KENZO!

 

K: Si tu pouvais aller n'importe où dans le monde, où choisirais-tu d'aller ?

M: Il y a tellement d'endroits. Le Maroc et l'Afrique du Nord. L'Egypte. Certains spots de surf en Indonésie ou au Mexique, où je ne suis jamais allé encore.

 

L'interview a été réalisée la veille du défilé.