Tête à Tête avec Chris Gorell Barnes - Kenzine, le blog officiel de Kenzo

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La surpêche est un sujet sensible qui tient tout particulièrement à cœur à Carol et Humberto, natifs de Californie et très attachés à la préservation des océans.

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En s’associant à la Blue Marine Foundation et en créant avec eux la ligne No Fish No Nothing, le duo désire adresser un message fort contre la surpêche qui détruit peu à peu la faune et la flore marine. Une prise de conscience rendue possible grâce au film coup de poing « The End of the Line », adapté du livre de Charles Clover, directeur de la fondation, qui révèle les nombreuses dérives et les réels dangers de la surpêche industrielle. 

 

Pour en savoir plus sur la Blue Marine Foundation, lire le Message de Carol et Humberto.

« No Fish No Nothing » est le slogan manifeste et militant imaginé par Carol et Humberto pour résumer la gravité de la situation ainsi que l’enjeu de leur investissement dans la protection des océans. C’est à travers la ligne du même nom qu’ils s’expriment.

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La vie marine est nécessaire au développement de toute vie humaine et c’est en se rendant compte des ravages causés par la surpêche que Carol et Humberto ont décidé de soutenir la Blue Marine Foundation (BLUE). On retrouve sur les pièces de cette ligne les différents slogans ainsi que des données rendant compte de l’impact de la surpêche. Le vêtement est donc détourné de son simple usage pratique et devient le vecteur d’un message fort et militant.


C’est pour soutenir financièrement la fondation que la ligne a été créée. Si vous aussi vous souhaitez apporter votre soutient à cette cause rendez-vous sur notre e-shop !

Kenzo 'No Fish No Nothing' Digital Pop-Up First Images

Notre pop up store digital "No Fish No Nothing" a ouvert ses portes vendredi, dans le Marais.
Tout le week end, les habitants du quartier, les afficionados du lèche-vitrine et les touristes gâtés par le temps ont ainsi pu profiter de la vitrine éphémère de la rue Debelleyme.

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Profitez-vous aussi de l'expérience jusqu'au 27 mars.
L'occasion de soutenir le combat de KENZO et la Blue Marine Foundation (BLUE) contre la surpêche !

 

Sur place, vous pouvez commander en ligne les produits No Fish No Nothing pour homme ou femme ou soutenir cette cause en prenant la boutique en photo sur Instagram grâce au hashtag #NoFishNoNothing, venant enrichir l’aquarium d’un poisson qui portera votre nom ! 

 

NoFishNoNothing Digital Pop Up
11, Rue Debelleyme
75003 Paris
Du 21 au 27 Mars 2014
 
La vitrine est accessible de 7h du matin à 1h du matin chaque jour.

 

Vidéo : Samy La Famille
Musique : « Cave out » par Guillaume de Maria

Notre pop up store digital "No Fish No Nothing" a ouvert ses portes ce matin dans le Marais, à Paris. Il sera ouvert jusqu'au 27 mars.

L'occasion de soutenir le combat de KENZO et la Blue Marine Foundation (BLUE) contre la surpêche !

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Sur place, vous pouvez commander en ligne les produits No Fish No Nothing pour homme ou femme ou soutenir cette cause en prenant la boutique en photo sur Instagram grâce au hashtag #NoFishNoNothing, venant enrichir l’aquarium d’un poisson qui portera votre nom ! 

 

NoFishNoNothing Digital Pop Up
11, Rue Debelleyme
75003 Paris
Du 21 au 27 Mars 2014

 

La vitrine est accessible de 7h du matin à 1h du matin chaque jour.

Parmi les quatre espèces de poissons menacés et protégés par la Blue Marine Foundation (BLUE), on compte le thon rouge, la truite arc-en-ciel, le marlin et le mérou. On retrouve ces quatre espèces sur un imprimé exclusif décliné en de multiples versions colorielles.

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Grâce à l’action de la Blue Marine Foundation (BLUE) le thon rouge est passé en quelques années du statut d’espèce en voie de disparition à celui d’espèce menacée.

KENZO s’engage dans la protection de l’écosystème marin en s’associant à la Blue Marine Foundation (BLUE), qui milite notamment contre la surpêche, la préservation  des  espèces de poissons en danger et la création de réserves maritimes.

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La vie marine est indispensable au développement de toute forme de vie. Carol et Humberto souhaitent donc frapper les consciences et sensibiliser le plus grand nombre aux ravages causés par la pêche intensive dans certaines zones marines importantes. La collection printemps-été 2014 met en exergue les espèces les plus menacées, que l’on retrouve sur les imprimés phares de la saison et dans des versions brodées ou perlées. Le slogan « No fish No Nothing » vient renforcer cette prise de position. Il sert d’étendard à nos actions menées en collaboration avec BLUE.

Découvrez l'expérience "No Fish No Nothing" pour en savoir plus sur notre partenariat avec la Blue Marine Fondation (BLUE) et son combat contre la surpêche.

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Passez le mot et aidez-nous !

La collection KENZO printemps-été 2014 est un appel du large, une pêche miraculeuse d’inspirations livrées par le rivage. Avec elle, nous signons notre mobilisation et celle de KENZO derrière l’une des meilleures équipes d’éco-acteurs au monde pour lutter contre la surpêche et la destruction de la vie marine : BLUE. Nous soutenons de tout cœur leur objectif de créer des réserves de pêche durable et des zones marines sanctuarisées. Nous avons donc demandé à l'un de ses co-fondateurs - Chris Gorell Barnes - de nous parler de la fondation, des dangers de la surpêche et du futur.

 

 

 

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KENZINE: Qu’est-ce que Blue Marine Foundation ? Qui en est à l’origine ? 
Chris Gorell Barnes: Blue Marine Foundation (BLUE) est une organisation caritative enregistrée au Royaume-Uni et créée en 2010 par une partie de l’équipe du documentaire "The End of the Line", qui a remporté le prix PUMA Creative Impact, un prix récompensant le documentaire qui a le plus d’impact positif sur la société. L’équipe est composée de Charles Clover, le président de BLUE et auteur du livre qui a inspiré le documentaire, George Duffield et moi, le cofondateur de BLUE. Le but de BLUE est d’aider à résoudre le plus important problème sur la planète, la crise dans les océans, en protégeant 10% des océans d’ici 2020. Quand BLUE a commencé son action, seul 1% des océans était protégé. Depuis, cela a considérablement augmenté, mais seulement 2,8% le sont. 

 

K: Quels sont les dangers de la surpêche ? 
C.G.B.: Il est difficile de savoir par où commencer, car l’impact de la surpêche a un effet puissant sur quelques-uns des écosystèmes les plus fondamentaux de notre planète qui ne protègent pas seulement la vie marine, mais sont essentiels à la sauvegarde de la vie humaine. Il est évident que la pêche commerciale, si elle n’est pas régulée, peut entraîner l’extinction de certaines espèces majeures. Les impacts résultant de la diminution de certains stocks de poissons sont ressentis par ces millions de personnes dans le monde dont la survie et la capacité à nourrir leur famille dépendent directement de la mer, mais cela finit aussi par affecter le reste de la population mondiale. Le poisson et les autres produits de la mer représentent la source principale de protéine pour un milliard de personnes et deux cents millions vivent de la pêche. Un monde sans poisson est simplement inconcevable. Et puis il ne faut pas oublier tous les impacts scientifiques importants que la surpêche a sur de nombreuses autres espèces qui font partie du même écosystème complexe depuis les coraux jusqu’aux algues qui absorbent jusqu’à 50% des émissions de dioxyde de carbone, plus que la forêt amazonienne en fait. Si on autorise la pêche à continuer à ce rythme-là, les conséquences sur le long terme pour nous tous seraient catastrophiques. 

 

K: Les dangers de la surpêche ne se limitent pas aux océans, mais affectent tout l’environnement. Pourriez-vous nous en dire plus sur la façon dont les environnements marins, terrestres et l’atmosphère fonctionnent ensemble ? 
C.G.B.: Pour le dire simplement, les océans produisent la moitié de l’oxygène que nous respirons et absorbent plus de la moitié du CO2 généré par les activités humaines. Pas besoin d’être scientifique pour comprendre que les conséquences sur toute la vie terrestre seraient catastrophiques si ces systèmes de soutien vital de la vie océaniques venaient à disparaitre. Quand les océans sont en bonne santé, ils forment une barrière contre l’acidification. 

 

K: D’un point de vue économique, environ 200 millions de personnes tirent leurs revenus de la mer. Comment pourrait-on réconcilier besoin économique et impact sur l’environnement ?
C.G.B.: Vous avez tout à fait raison de souligner que des millions de personnes dépendent de la mer directement ou indirectement. Et bien sûr il ne serait pas question de mettre en place des politiques qui ne permettraient plus à ces familles de travailler ni de se nourrir. Une meilleure gestion des stocks de poisson donnerait un bien meilleur retour économique, comme l’a démontré une étude que BLUE a faite sur le thon rouge d’Atlantique. Le secret, comme le démontre les organisations conscientes du problème telle que BLUE, est de mettre en place des systèmes de quota et des zones de protection marine (MPAs) en impliquant les pêcheurs directement dans leur gestion, en retirant la mentalité « nous contre eux » qui est à l’origine des échecs précédents. En même temps, les gouvernements nationaux doivent être plus intransigeants avec les lobbies de la pêche commerciale, pour que la législation équilibrant les impératifs commerciaux, sociaux et environnementaux soit mieux respectée qu’elle ne l’est malheureusement dans de nombreux endroits actuellement. 

 

K: Il y actuellement de nombreuses espèces de poisson menacées d’extinction, peut-on en trouver une liste ? 
C.G.B.: Le consommateur peut trouver des sources fiables en ligne, tels que le guide Marine Conservation Society fishonline pour l'Angleterre, le Monterey Bay Seafood Watch aux Etats Unis ou les guides WWF pour les autres pays. Ces guides permettent aux consommateurs de savoir quelles espèces de poisson ils peuvent manger et celles qu’il faut éviter. Si vous voulez connaître les restaurants qui font des efforts pour protéger les stocks de poisson sauvage au Royaume-Uni, en France, en Espagne, aux Etats-Unis, en Belgique et en Suisse, allez consulter le site de notre filiale fish2fork.com.

 

K: Le thon rouge est devenu tellement rare que certaines pièces sont estimées à plus d’un million de dollars sur certains marchés ? Comment cela est-il possible ? 
C.G.B.: C’est simplement une question d’offre et de demande. Il y avait beaucoup de thon rouge jusqu’à très récemment, mais avec l’évolution technologique de la pêche, la balance penche en faveur des pêcheurs et le thon n’a pas vraiment de chance de s’en sortir. En même temps, la demande de certains pays tel que le Japon et de nombreux restaurants étoilés dans le monde, qui devraient pourtant être sensibles à la question, fait que le thon rouge est devenu le « foie gras de la mer » - éthiquement indéfendable, de plus en plus rare, et le prix qui va avec. Il y a eu des progrès dans la gestion du thon rouge Atlantique, précisément grâce à la campagne qui a accompagné notre film, mais il faut que l’espèce se repeuple, tandis que d’autres espèces voisines du Pacifique sont dans un état alarmant. Imaginez un monde où des espèces de tous les jours telles que le cabillaud et la dorade subissent la même logique d’offre et de demande et en viennent à coûter autant que le thon rouge ! Cela fait partie des scenarios que BLUE et ses alliés cherchent à éviter à tout prix. 

 

K: L’Asie est une des zones les plus touchées par la surpêche, alors que sa population tire sa source principale de protéine du poisson. N’y voyez-vous pas un paradoxe? 
C.G.B.: C’est l’exemple parfait qui montre que l’on ne peut pas s’attendre à pêcher indéfiniment une quantité illimitée de poisson. Il doit y avoir un équilibre. Les gens doivent comprendre que s’ils veulent continuer à se nourrir principalement de poisson, leurs stocks doivent être gérés en conséquence, et ils devraient aussi se tourner vers d’autres espèces que celles qu’ils consomment d’habitude comme le thon. Le poisson d’élevage fait aussi évidemment partie de l’équation, mais il n’est pas sans poser de  problèmes non plus. 

 

K: Cela nous paraîtrait inconcevable de trouver du tigre ou du rhinocéros dans nos assiettes, et plus généralement de la  viande d’animaux en voie de disparition. Malgré cela, on trouve de nombreuses espèces de poisson en danger au menu de nombreux restaurants. La surpêche est-elle un phénomène méconnu ? 
C.G.B.: L’analogie avec le rhinocéros fonctionne bien. Par bien des aspects, c’est aussi grave de manger du thon rouge que de manger un animal terrestre rare. On peut imputer une partie du problème à de nombreux restaurants hauts-de-gamme et aux chaînes d’hôtels qui s’entêtent à laisser sur leurs cartes ces espèces qui sont gravement en danger et refusent de les enlever. En même temps, il faut aussi davantage éduquer le consommateur. Les gens devraient ressentir autant d’empathie pour un thon rouge, un requin ou une daurade que pour un veau ou une oie gavée. Il y aura toujours une minorité désolante qui continuera malgré tout à consommer ces espèces en danger, mais nous observons cependant des signes que l’opinion publique est de plus en plus sensible à la nécessité de protéger les espèces de poisson les plus menacées. Ces chefs doivent finir par s’interroger : est-ce qu’ils assumeraient de servir des steaks de gorille ou d’éléphant ? Si ce n’est pas le cas, pourquoi alors s’enorgueillir de mettre du thon rouge ou du requin sur leur carte ? 

 

K: L’un de vos objectifs est de protéger la vie marine en créant des zones protégées dans les océans. Comment cela fonctionne-t-il ? 
C.G.B.: Le modèle défendu par BLUE est centré sur l’importance de créer davantage de zones marines protégées ou des réserves, des zones sous protection officielle et légale où certaines formes de pêche seraient interdites, ou bien dans certains cas, où toute pêche serait interdite. Il faudrait aussi créer davantage de partenariats pour la protection de la mer. Il y a une abondance de recherche scientifique qui démontre le potentiel des réserves marines pour réussir à renverser le déclin général actuel des stocks de poisson et de la santé des océans. Lorsque BLUE a été fondé en 2010, seulement 1% de la surface des océans de la planète était protégé. Maintenant, le chiffre est de 2,8%, mais grâce à notre travail et à celui de ceux qui nous soutiennent, nous souhaiterions qu’au moins 10% de l’océan soit effectivement et activement protégé d’ici 2020. En sollicitant principalement des fondations, des individus aux moyens conséquents et des entreprises, nous nous focalisons sur ceux qui ont les fonds nécessaires pour faire rapidement une vraie différence. 

 

K: Une des solutions pour protéger les océans serait l’élevage. C’est pourtant une méthode critiquée pour de nombreuses raisons. Pourriez-vous nous dire en quoi cette pratique serait mauvaise pour la vie marine ? Quels en sont les inconvénients ? 
C.G.B.: C’est une question très complexe, y compris du point de vue des critères de protection. Il est évident que l’élevage peut offrir une source de poisson durable s’il est géré efficacement. Cependant cette méthode peut aussi être dangereuse pour la santé des poissons et des écosystèmes environnants. On attend encore de voir. Ceci étant dit, comme pour l’élevage terrestre, il y a de nombreux exemples de petits élevages qui fonctionnent bien et il est évident que nous soutiendrons ces exemples comme autant de solutions à la crise actuelle.

 

K: Comment chacun peut-il, à son échelle, faire quelque chose pour protéger les océans ? Pourriez-vous nous donner quelques suggestions qui permettraient d’avoir un impact important sur le long terme ? 
C.G.B.: Prêter davantage attention au poisson que nous mangeons est la meilleure chose que nous pouvons faire en tant que consommateurs. Plus précisément, à son espèce, où a-t-il été pêché et comment. Il faut vérifier les labels de certification sur les emballages tel que "MSC" (Marine Stewardship Council for certifying sustainable seafoodéviter les marques et les produits qui ne s’engagent pas pour un développement durable. Lire avec attention la carte dans vos restaurants préférés et faire pression sur le propriétaire de l’établissement si vous remarquez quoi que ce soit qui semble aller à l’encontre des recommandations pour assurer le développement durable des poissons – proposer au menu du thon rouge ou d’autres espèces en danger par exemple, ou ne pas montrer un véritable engagement en faveur de la protection marine. Il y a vraiment des personnes qui font les choses bien, mais la grande majorité a encore du travail à fournir. 

 

K: Comment KENZO vous a-t-il approché et quelle a été votre réaction ?

C.G.B.: Carol et Humberto ont approché BLUE de façon pro-active parce qu'ils cherchaient un partenaire qui partageait leurs propres leurs propres convictions et ce que nous faisons les a vraiment interpellés. Ils ont expliqué que la raison pour laquelle ils nous ont choisis parmi des centaines d’autres organisations caritatives pour la protection marine était que nous ne nous contentions pas de parler du problème, nous agissions également. Notre organisation est en partie responsable d’une augmentation considérable du pourcentage total de la protection des océans dans le monde. On était donc ravis. On a toujours eu envie d'être innovants et avec l'aide de marques extraordinairement inspirationnelles comme KENZO et nos partenaires antérieurs qui sont Orlebar Brown et Crème de La Mer, nous avons la possibilité de faire passer notre message à une audience plus large en des termes qui lui parlent directement.

 

K: Pourriez-vous nous expliquer les éléments clefs de votre partenariat avec KENZO ?
C.G.B.: Notre partenariat avec KENZO est fondé sur notre passion partagée pour l’océan, notre sensibilité à la crise qui le touche et la volonté de faire quelque chose pour la résoudre. Je pense que notre association avec KENZO a montré que les marques de mode internationales peuvent être un relai et le moteur d’un changement positif. KENZO soutient non seulement BLUE financièrement, mais ils endossent également un rôle proactif en aidant à diffuser la conscience de la surpêche à une échelle mondiale. Cela ne peut être que positif. 

 

K: Avant ce partenariat, quelle était votre vision de la mode et que saviez-vous de KENZO ? 
C.G.B.: Nous avions déjà eu des partenariats avec d’autres marques de mode et de lifestyle telles qu’Orlebar Brown et Crème de la Mer. Evidemment nous connaissions l’importance de KENZO en tant que marque internationale, mais ce partenariat représente une opportunité inouïe pour BLUE de collaborer avec une entreprise partenaire qui a un profil de cette envergure. 

 

K: Les marques étaient la cible des écologistes pendant longtemps, mais de nos jours elles deviennent les porte-parole privilégiés pour des causes qu’elles défendent et qu’elles aiment. Comment analysez-vous ce phénomène ? 
C.G.B.: Je crois que les entreprises éclairées dans toutes les industries sont de plus en plus conscientes qu’elles doivent faire preuve d’un engagement fort dans le social, l’environnement et la citoyenneté d’entreprise afin de pouvoir continuer à exister. C’est encore plus vrai depuis la crise économique, car la confiance qu’a l’opinion publique envers les entreprises est au plus bas. Donc je crois que les marques les plus intelligentes, les plus éclairées et tournées vers le futur se rendent compte qu’elles peuvent utiliser leur profil et leur pouvoir commercial pour que les réponses à certains problèmes cruciaux tel que l’environnement progressent, en mettant en place des partenariats avec des fondations crédibles telles que BLUE. Sans but réél, sans un objectif qui fait sens, une marque ne peut pas prospérer.

 

K: 'No Fish No Nothing' No Fish No Nothing est le slogan utilisé par Carol et Humberto afin de résumer les enjeux et la gravité de la situation. C’est aussi le nom d’une ligne inspirée par la fondation... 
C.G.B.: Nous sommes évidemment ravis d’avoir accès à une plateforme si prestigieuse et réputée grâce à une marque d’envergure telle que KENZO. Cela va apporter un tout nouveau public à notre campagne et montrer la profondeur de l’engagement de Carol et Humberto pour les causes environnementales. BLUE va en profiter, KENZO aussi. Mais le bénéficiaire le plus important sera l’océan. 

 

K: Quelle est votre pièce favorite de la collection (voir la ligne pour femme et pour homme) ? 
C.G.B.: Les sweatshirts sont vraiment mes pièces préférées – ils sont magnifiques et accrochent vraiment le regard, tout en faisant prendre conscience de l’importance de notre cause de façon inattendue. Nous ne pourrions pas être plus ravis du résultat des designs de Carol et Humberto. C’est vraiment un honneur pour une organisation caritative telle que BLUE de voir notre emblème aux côtés du logo culte de KENZO, mais nous ne devons pas oublier que le but de tout cela est de sauver les mers, une question beaucoup plus importante que la mode ! 

 

K: Quel changement ce partenariat avec KENZO apportera-t-il en 2014 ? 
C.G.B.: C’est le lancement de notre première grande collaboration avec KENZO et nous espérons que la collection capsule BLUE « No Fish, No Nothing » rencontrera un grand succès. KENZO reversera un pourcentage des ventes de sweatshirts et de t-shirts directement à BLUE. Même sans pouvoir à présent trop m’avancer quant au succès des projets engagés grâce à l’argent récolté, je peux annoncer avec certitude que ce partenariat aura un grand impact positif car il permettra que les gens prennent conscience de la surpêche et de la crise globale des océans. Et cela pourra je l’espère changer la perception de notre ressource publique la plus large, les océans.