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Les looks

A propos de la collection

A propos de la collection

Pour la collection automne-hiver 2015 de KENZO, nous célébrons le rassemblement, le clan. Nous explorons leur manière d’être ensemble, entre camaraderie, rites et protection. Leur habitat ? La nature, leur vrai refuge, dont ils ont apprivoisé arbres et forêts. Les looks conjuguent confort ouaté, drapé, volumes. Capes et couvertures en jacquards graphiques et shearling enveloppent robes et pantalons imprimés de fleurs nocturnes. Blouses et jupes plissées à godets épousent le corps, se superposent à des mailles à bords frangés pour davantage de protection.

 

Noirs, verts forêt et jaunes soleil se mêlent à des imprimés graphiques de rayons fragmentés et de labyrinthes. La délicatesse d’étoffes de georgette, de fil coupé ou de chiffon de soie se juxtapose à la laine melton pour créer des sortes d’armures raffinées. Des touches de broderies bouclées et des imprimés camouflage déformés gainent élégamment les corps. Des sacs à dos à lanières et bandoulières multicolores, des sacs de suède en forme de paniers à vélo, des sacs de voyage bleu bleuet, des boots à plateforme chelsea en python et des talons sangles ponctuent la silhouette.

 

Humberto Leon & Carol Lim

Le défilé

La collection vue par Susie Bubble

La collection vue par Susie Bubble

L’appartenance spirituelle de KENZO s’est toujours trouvée quelque part dans ce vaste monde. C’est la raison pour laquelle Kenzo Takada nomma son magasin de la Galerie Vivienne « Jungle Jap ». Depuis, Carol Lim et Humberto Leon ont fait voyager KENZO bien au-delà de réminiscences mais aujourd’hui, le sentiment de retour aux sources était bien présent. Au sein d’un entrepôt sombre se situant à la périphérie nord-est de Paris, nos yeux sont attirés par un arrière-plan rayé vert et bleu (un combo de couleurs classique chez KENZO). Tandis que les lumières se tamisent, on a l’impression que notre vue nous joue des tours. Le fond de la salle avançe vers nous, rétrécissant de fait ce grand espace. Et soudain, ce décor se sépare en sept blocs holographiques (contrôlés par le Wi-Fi) qui bougent à l’unisson, laissant apparaitre le groupe Saint Etienne qui joue live des morceaux composés spécialement pour l’occasion, « You Don’t Own me » et « After the Rain ». Lim et Leon, tout en ressassant le passé de KENZO, ont également éveillé leur propre nostalgie puisque ils étaient tous deux fans de leur premier album de 1991 « Foxbase Alpha ».

 

 Alors que les blocs mouvants entament leur parcours, Issa Lish ouvre le défilé, presque cachée sous une cape et une capuche qui laisse à peine entrevoir ses yeux éclairés d’un long trait de fard blanc. Ce premier look donne le ton d’une collection cocon et rassurante faite de superpositions de couches vertes sapin, bordeaux et jaunes. On est comme enveloppés dans ces capes archi cosy, ces manteaux couvrants et ces pièces en peau de mouton coupées de manière brute. Tout cela s’accompagne de capuches embellies ou de capes en laine sur lesquelles des écharpes aux airs d’armure sont attachées. 

 

 Cette tribu KENZO marche à grands pas vêtue de bottines Chelsea python à talons compensés et porte des sacs à dos à bandoulières nomades. Comme dans une forêt profonde, les embellissements apparaissent beaucoup plus denses, avec des broderies, des fleurs faites de perles, des fils coupés et des rayures dessinées par les franges. Des rayons et des vagues qui se recoupent sur des imprimés floraux nocturnes rappellent la grande époque des imprimés à fleurs de KENZO. Depuis l’arrivée de Lim et de Leon, ces motifs, testés et approuvés, sont devenus encore plus abstraits. Les rayures sont délibérément distordues et raccourcies. Les fleurs ont été coupées et assombries, créant comme une sorte d’imprimé camouflage revisité.

 

Cette cacophonie riche et protectrice et ces mannequins emmitouflées rappellent le photographe Hans Feurer et sa longue collaboration avec Kenzo Takada dans les années 1980, lorsqu’il shootait des filles habillées en KENZO dans des endroits reculés, utilisant des paysages à couper le souffle pour mettre en valeur leur beauté. La collection donne le sentiment que Lim et Humberto nous renvoient à cet esprit puisqu’elle reconnecte la femme KENZO d’aujourd’hui avec la nature

 

 Tandis que les mannequins défilent en formation carrée, les blocs holographiques exercent eux aussi une chorégraphie magique et hypnotique qui habille le lieu de leurs reflets. Ces « arbres » abstraits semblent incarner une sorte d’esprit mystique de la forêt et de ses habitants. On pense à ‘Avatar’ ou pour proposer une indulgente et enfantine référence à ‘Pocahontas’. Alors est-ce que, comme dans la chanson, on peut « peindre avec toutes les couleurs du vent » ? Et oui, c’est désormais possible chez KENZO grâce à ce mélange éclectique auquel nous avons nous avons assisté aujourd’hui !